• LE PASSE REVISITE...Un poème de 2008

    avec le plaisir de relire les commentaires d'anciens, parfois disparus, ou toujours  présents, poètes des blogs

    ***


    Le sommeil, quand il n'est pas source d'angoisse, remodèle une réalité habitée de bonheurs que l'on voudrait garder à jamais !


     La part d’ombre s’agite en moi

    Lorsque le jour enfin s’efface

    Devant la nuit,

    Sujet vaincu,

    Pour aux songes laisser la place,

    Obscure loi,

    D’ une autre vie.

     

    Sous  les paupières closes

    Ecran de mes amours perdus

    Se proposent

     Me rejoignent

    Ceux qui ne seront plus.

     

    Le songe, puzzle du réel.

     

     

    Entraîné loin dans leur sillage

    Mon cœur sait se faire léger

    Les plus jamais

    Ont disparu !

    L’ombre, ma traversée du miroir

    Autre voyage

    De la mémoire.

     

    Dans une lumière adoucie

    Se recompose le réel,

    Encor plus vrai

    Sans les scories.

    Il me rapproche, intemporel,

    Des silhouettes

     Que j’ai aimées.

     

    Le songe, puzzle du réel.

     

    Sous  les paupières closes

    Ecran de mes amours perdus

    Se proposent

     Me rejoignent

    Ceux qui me sont rendus.

     

     

    SIDO

    >


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  •  La malle revisitée...et des pensées retrouvées... si peu abîmées... au delà des années !

     

    Le rêve, baume magique ou placebo ?

     

     

    Fuir, rêver

     

     

    Rêves de sable blond,

    D’ espaces sans limite

    Pour un cœur amoureux

    Qui palpite

    Et s’abandonne

    A la tiédeur de l’ombre

    Des palmes,

    Tandis qu’au loin paresse

    L’oued langoureux.  

     

    Rêves de musique,

    Récompense du cœur

    Oublié

    Qui cherche à s'égarer

    Dans un autre univers

    Symphonie de l’oubli

    Des blessures, des déceptions,

    Tandis que souffre avec lui

    L’âme du violon.

     

    Rêves d’amour toujours

    Désencombré des servitudes,

     Des lassitudes,

    Unisson de sable blond et de musique

    Dans un présent

    Enluminé par un accord magique,

    Tandis qu'une note partagée,

    Se Prolonge

     Sur la partition du temps. 

     

    J’ai longtemps rêvé...

     

    Le rêve, baume magique ou placebo ?

    Le vent s'est levé !

     

     

    SIDO ( 2006 )

     

     

     

     

     

     

                                                  

     


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  • Des mots anciens (2007) mais toujours la même résonance

    Fermer les yeux  

     

    Il suffit de fermer les yeux

    Et j’entends la mer

    Psalmodier les chants qui apaisent



    Les esprits ballottés par les vents contraires.

    L’alternance du flux et du reflux

    Vagues du cœur,

    Porte haut sa voix

    Me fait survoler les abîmes noirs.

    Il suffit de fermer les yeux

    Paupières closes

    Elle vient vers moi

    Lécher le pied de la falaise

    M’offrir en bouquet d’écume

    Les pensées qui osent.

    La nuit sera son bleu, un bleu merveilleux !

    Jusqu’au point du jour
     
     Fermer les yeux

    Elle portera mes rêves

    D’autres petits bonheurs

    Je verrai adoucies les couleurs



    Dessiner d’autres visages

    Si proches, si vivants,

    Qui m’attirent, me sourient

    Une main se tend

    Au passage

    Une autre appelle

    D’un signe chaleureux

    Tous ces regards se mêlent

    A ceux d’autrefois

    Un autre temps, d’autres cieux !

    Leurs murmures irréels

    Accompagnent mon éveil

    Ébloui tout à coup

    De la clarté des aurores

    Dans le petit matin

    Bleu, encore,

    Du bleu de la mer au loin

       Il suffit de fermer les yeux

     

    Fermer les yeux

     


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  • Ombres grises

    peuple des rêves

    agitant les mémoires

    des temps de pluie

    de nuages et d'orages

    leurs silhouettes

    traînent un peu

    au réveil de l'aube

    s'effacent

    quand

     jusqu'au lever du jour

     sur la main du dormeur

    une autre main se pose

    passent et repassent

    quand cette autre main

    n'est plus.

     



    S
    IDO


    4 commentaires
  •  

    Le fleuve court, en déraison,

    Gronde, roule ses eaux tumultueuses

    Pour atteindre le pays du soleil

    Où s’argente l’olivier

    Tandis que chante la cigale

    A l’ombre des grands pins

    Puis fatigué de son long parcours

    Il se prélasse, offre ses bras apaisés

    Aux flamants, aux oiseaux

    Dans une féerie inégalée.

    Ainsi du cœur de l’homme

    Assagi mais vibrant toujours

    Des beautés du monde

    Jusqu'au dernier voyage

    Le fleuve

     

     

    SIDO

     

     


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  •  

    L'ARBRE



    Comme il est  vieux, mon arbre,
    Tronc écorché
    Veines saillantes
    Que des blessures
    Profondes, béantes,
    Ont creusé
    En  cavités sombres !
    Des sillons de sève,
    Figée dans l'écorce,
    Dessinent la carte de ses rêves
     

    Et de mes rêves

    Le froid s'y dépose
    En étonnante lumière glacée.
    Mais comme il résiste mon arbre !
     

    Et moi je le suis !

    Ses racines courent
    Emouvantes, grandioses
    Dans leur ferveur de vie,
    Que mousses et végétaux
    Célèbrent pour lui
    Faisant de gris manteau
    Parure nouvelle.
    Non, mon arbre
    N'est pas encore mort

    Et moi je l'envie


    Beaucaire abbaye troglodyte St Roman)

    SIDO

     


    4 commentaires
  •  

    EXTRAIT DE LA MALLE AUX SOUVENIRS 2009

    Les années passent pourtant encore un vif écho !!

     

    ************

     

     

    La poésie nait parfois de quelques mots lus ici ou là. Ceux-ci en vers libres sont inspirés d'un joli commentaire déposé sur mon blog.

     

     

    ( montage photo )
     

    Je suis esquif démâté

    Malmené, Harcelé

     Par les assauts impitoyables

     Des océans furieux,

    Les lames puissantes glacées

    Me poussent vers les brisants.

    Naufrage imminent

    Qu’un souffle cinglant

    Tournoyant

    Repousse dans une danse effroyable.

    Et j’écoute la plainte du vent

    Je suis esquif aux rêves saccagés

    D’eaux transparentes endormies,

    Dont seul le léger d’un zéphyr

    Viendrait du soleil

     Adoucir les blessures,

    Une survie de  radeau,

    Vieux vagabond des mers en éveil

    Errant en aveugle insoumis

    A la recherche de l’improbable îlot

    Dans un lointain obscur

    Et pour moi chanterait le vent

     

     

     

    SIDO

     

     


    17 commentaires
  • Poésie brève (cinqku) en 5 volets

    Cinq sur cinq le  froid

     

     Le froid, poésie brève

    Le gel

    se répand
    sur les ramures

    aucune sensation

    des mains

     

    L'oubli

    s'insinue

    endort les mots

    aussi sur le clavier

    sans vie

    pourtant

    en avance

    des boules d'or

    sur l'arbre en fleurs réveillent

    la terre

     

    invitent

    la lumière

    à pénétrer

    au travers des volets

    fermés

     

    le froid

    met à mal

    tous les sursauts

    de mes doigts presque morts

    sans toi

    SIDO


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