• Des mots anciens (2007) mais toujours la même résonance

    Fermer les yeux  

     

    Il suffit de fermer les yeux

    Et j’entends la mer

    Psalmodier les chants qui apaisent



    Les esprits ballottés par les vents contraires.

    L’alternance du flux et du reflux

    Vagues du cœur,

    Porte haut sa voix

    Me fait survoler les abîmes noirs.

    Il suffit de fermer les yeux

    Paupières closes

    Elle vient vers moi

    Lécher le pied de la falaise

    M’offrir en bouquet d’écume

    Les pensées qui osent.

    La nuit sera son bleu, un bleu merveilleux !

    Jusqu’au point du jour
     
     Fermer les yeux

    Elle portera mes rêves

    D’autres petits bonheurs

    Je verrai adoucies les couleurs



    Dessiner d’autres visages

    Si proches, si vivants,

    Qui m’attirent, me sourient

    Une main se tend

    Au passage

    Une autre appelle

    D’un signe chaleureux

    Tous ces regards se mêlent

    A ceux d’autrefois

    Un autre temps, d’autres cieux !

    Leurs murmures irréels

    Accompagnent mon éveil

    Ébloui tout à coup

    De la clarté des aurores

    Dans le petit matin

    Bleu, encore,

    Du bleu de la mer au loin

       Il suffit de fermer les yeux

     

    Fermer les yeux

     


    3 commentaires


  • Ombres grises

    peuple des rêves

    agitant les mémoires

    des temps de pluie

    de nuages et d'orages

    leurs silhouettes

    traînent un peu

    au réveil de l'aube

    s'effacent

    quand

     jusqu'au lever du jour

     sur la main du dormeur

    une autre main se pose

    passent et repassent

    quand cette autre main

    n'est plus.

     



    S
    IDO


    4 commentaires
  •  

    Le fleuve court, en déraison,

    Gronde, roule ses eaux tumultueuses

    Pour atteindre le pays du soleil

    Où s’argente l’olivier

    Tandis que chante la cigale

    A l’ombre des grands pins

    Puis fatigué de son long parcours

    Il se prélasse, offre ses bras apaisés

    Aux flamants, aux oiseaux

    Dans une féerie inégalée.

    Ainsi du cœur de l’homme

    Assagi mais vibrant toujours

    Des beautés du monde

    Jusqu'au dernier voyage

    Le fleuve

     

     

    SIDO

     

     


    5 commentaires
  •  

    L'ARBRE



    Comme il est  vieux, mon arbre,
    Tronc écorché
    Veines saillantes
    Que des blessures
    Profondes, béantes,
    Ont creusé
    En  cavités sombres !
    Des sillons de sève,
    Figée dans l'écorce,
    Dessinent la carte de ses rêves
     

    Et de mes rêves

    Le froid s'y dépose
    En étonnante lumière glacée.
    Mais comme il résiste mon arbre !
     

    Et moi je le suis !

    Ses racines courent
    Emouvantes, grandioses
    Dans leur ferveur de vie,
    Que mousses et végétaux
    Célèbrent pour lui
    Faisant de gris manteau
    Parure nouvelle.
    Non, mon arbre
    N'est pas encore mort

    Et moi je l'envie


    Beaucaire abbaye troglodyte St Roman)

    SIDO

     


    4 commentaires
  •  

    EXTRAIT DE LA MALLE AUX SOUVENIRS 2009

    Les années passent pourtant encore un vif écho !!

     

    ************

     

     

    La poésie nait parfois de quelques mots lus ici ou là. Ceux-ci en vers libres sont inspirés d'un joli commentaire déposé sur mon blog.

     

     

    ( montage photo )
     

    Je suis esquif démâté

    Malmené, Harcelé

     Par les assauts impitoyables

     Des océans furieux,

    Les lames puissantes glacées

    Me poussent vers les brisants.

    Naufrage imminent

    Qu’un souffle cinglant

    Tournoyant

    Repousse dans une danse effroyable.

    Et j’écoute la plainte du vent

    Je suis esquif aux rêves saccagés

    D’eaux transparentes endormies,

    Dont seul le léger d’un zéphyr

    Viendrait du soleil

     Adoucir les blessures,

    Une survie de  radeau,

    Vieux vagabond des mers en éveil

    Errant en aveugle insoumis

    A la recherche de l’improbable îlot

    Dans un lointain obscur

    Et pour moi chanterait le vent

     

     

     

    SIDO

     

     


    17 commentaires
  • Poésie brève (cinqku) en 5 volets

    Cinq sur cinq le  froid

     

     Le froid, poésie brève

    Le gel

    se répand
    sur les ramures

    aucune sensation

    des mains

     

    L'oubli

    s'insinue

    endort les mots

    aussi sur le clavier

    sans vie

    pourtant

    en avance

    des boules d'or

    sur l'arbre en fleurs réveillent

    la terre

     

    invitent

    la lumière

    à pénétrer

    au travers des volets

    fermés

     

    le froid

    met à mal

    tous les sursauts

    de mes doigts presque morts

    sans toi

    SIDO


    4 commentaires
  •   Ici cette semaine

    http://sido.eklablog.net/


  •    

    Blessure

    Déchirure

    Inscrite

    Quand le ciel se déchireDans le bleu

    Des jours

    A vivre

    Peinture

    Déposée

    Sur le blanc

    Des heures

    Sans vie

    Ecriture

    Indélébile

    Au coeur

    Encre

    De vie

     

    Ecriture

    A l'informe

    DonnerQuand le ciel se déchire

    Forme

    Dans l' instant

    Parenthèse

    Des mots

    Fracture

    Dans la ligne

    Du temps

    Ecriture

    Ce qu'il reste

     


    Pour se sentir

    Encore

    Existant

     

     

    SIDO 10/2016

     


    3 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique