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    Beaucoup de mes textes ont  été écrits et publiés sur blog dans les années 2007/2010 . C'était le temps de la découverte de ce moyen nouveau pour moi de communication. Ces poésies dorment dans un coin d'archives ; une envie paresseuse : ouvrir la malle, remettre à la lumière certains au hasard d'une re- lecture, dépoussiérer les photos, et redécouvrir avec émotion les mots de contacts perdus ou gardés, comme ici...

     

    Lorsque la colère du vent se fait tempête

    En un tournoiement terrible, semeur d’effroi

    Qu’il m’emporte, me valse, me tourne la tête

    Dans l’abîme du cœur  j’entends toujours ta voix.

    Brise de mer pour ancre du coeur 


    Lorsque le souffle dur de la bise me glace

    S’insinue dans mon corps, le givre, le transit

    Qu’il fige mon esprit, de ses cristaux l’enlace

    Dans l’abîme du cœur, toujours tu me souris.

     

    Et si la caresse de la brise m'oublie

    S’éloigne vers la mer, apaise ses rumeurs,

    Sur l’ombre de la vague surfe, la déplie,

    Que m’importe ! En tes yeux je puise la douceur.

    Brise de mer pour ancre du coeur

     

    Câble d’acier jeté, garde au port le navire,

    Solide et libre attache pour les jours mauvais.

    Tu es mon ancre lien quand parfois je chavire,

    Ce qui est, vit en nous,  y demeure à jamais.

     

    SIDO

     


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    Mon cœur attend, vite conquis,

    Ce sourire si rare

    Qui t’illumine, me ravit.

    N’en sois pas trop avare !

     

    Serait-il le triste captif

    De ces lointains mirages,

    Aux séductions de fugitif

    Abordant tes rivages ?

     

    Quel pouvoir ont ces spectres sombres

    Jaillis de nulle part

    Venus soudain jeter leur ombre

    Sur l’or de ton regard ?

     

    Je voudrais du brillant d’étoile

    Pour allumer tes yeux,

    Qu’en musicienne je dévoile

    L’attrait d’un chant joyeux.

     

    De surprise tes yeux se plissent :

    Un sourire en cadeau,

    Ou modestement son esquisse,

    Que mon cœur garde au chaud.

     

    SIDO (2005) 

     

    Pour un sourire

     Photo montage retravaillée : mon mari

     


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    Quand l équilibre manque

    Pour se mettre à danser

    Que notre coeur s'absente

    De tous les  mots chantés

     

    Quand les regrets tourmentent

    Le livre inachevé

    Que les souvenirs hantent

    Un présent détesté

    Quand la pensée arpente

    Sans cesse le passé

    Que l'esprit s'alimente

    De rêves avortés

    Que la vie semble absente

    Il est bon de fixer

    La lumière naissante

    Pour ne pas renoncer

     

     

     

     



    SIDO


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    Une main qui se donne
    Une main qui se prend

    La mémoire frissonne
    Au souvenir du temps

    Cette main là se laisse       
    A la main qui transmet
    Des pensées de tendresse
    Au murmure discret

    Et les doigts se replient
    Serrent les doigts offerts 
    De cette main choisie
    Jusqu'au dernier hiver

     

    SIDO 



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  • Sorti de mes vieux tiroirs, ces mots en fleurs de la St Valentin, que l'on voudrait d'éternité...

     Quand fleurissent les "Je t'aime"


    Le  mot retenu
     

    Au vent doux, léger, de ton parfum imprégné,
    Je sais dire je t’aime
    Pour l’écume nacrée d’océans apaisés
    J’ai aussi un je t’aime

     

    Quand la musique au soir  me raconte ton coeur 
    Je chante que je l’aime
    Au fidèle oiseau blanc messager du meilleur
    Je lance mes je t’aime

     Ils ne peuvent écouter, ni même me comprendre
    Mais me parlent de toi
    Rien ne freine l' élan de mes paroles tendres
    Témoins de mes émois

     

    Mais à toi, bel amour, qui m'était destiné,
    Je ne peux, ce je t’aime !
    Je voudrais le crier, ne fais que le penser
    Et l’écrire en poème.
     

    Est-il besoin de dire, quand tout est transparence ?
    Je t’aime est dans mes yeux
    Dans tous ces petits riens, sans aucune importance,
    Qui savent rendre heureux.

    Le vent, la mer, l'oiseau, chacun d'eux l’entendra,
    Mais, toi, tu n'es plus là…

     

    SIDO

     

     


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    Je fais remonter un sonnet paru en 2008 ; mon blog étant ancien beaucoup de ces poèmes sont recouverts de la poussière du temps ; à l'ère du jetable, du vite passé, avoir l'envie de fouiller dans les tiroirs se perd...Le voici donc , relooké pour les images ( Vietnam)
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    Langage secret, un sonnet pour sons nés...

     

     

    Quand la solitude me conduit au silence
    Ô que j’aime entendre le langage muet
    Qui se formule secret, sans nulle insistance,
    Vibrant de sons nouveaux dont je détiens la clé.

     

    Ils enchantent le coeur d’une douce musique
    Dont  blanche partition ne s’écrit que pour moi.
    Comme notes les mots, au travers d’une voix,
    Peu à peu s’assemblent en symphonies uniques.

     

    Se découvrent chantant les secrets merveilleux 
    Vagabonde l'esprit dans l’infini des cieux
    Parfois  draperie d'or ou  légères dentelles.


    Langage secret, un sonnet pour sons nés...

     

    Par cette  étrange aria mon silence est rompu
    Tout s'est tu mais les airs, je les ai entendus !
    Mon cœur a dû rêver, au frôlement d’une aile !

     

    Langage secret, un sonnet pour sons nés...

     

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  • Danser jusqu’à en oublier
    Que le temps aime à se jouer

     
    De nos peines de la souffrance
    Pour mieux donner en alternance

    Quelque prix à ces brefs instants 

    Inattendus et surprenants
    Quand l'esprit fatigué
    Se surprend à chanter


    Pour un trait de lumière
    Dans une aube première
    Et se met à danser le temps 

     

     

     



    Au rythme d'un autre Présent

     

     

     

    SIDO

     

    Et si vous terminiez votre visite sur le blog de  création photographique ?
    C'est ici :  "Vision d'une nuit"

    http://lunatiquebleue.ek.la/:


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    Reprise d'un très ancien poème 

     

    Silence d'une voix

     

    La voix du silence

     

     Le silence,  effroyable vêtement de deuil,

    Pèse indéfiniment sur ma banale histoire

    Façonnée de sable, brisée sur les écueils,

    Allant en naufragée de déboires en déboires.

     

    Ta voix choisit le vide, de mon sort décide.

     

    Les mots me harcèlent du besoin d’exister

    De peindre du vieux cœur les brefs sursauts de vie

    A quoi bon leur céder s’ils ne sont écoutés

    Leur écho, sur moi seule, sonne tragédie

     

    Feindre l’indifférence, étouffer ce qui pleure

    En soi de n’être pas compris, se résigner

    En luttant chaque jour, ou bien penser « je meure ».

    Du trop plein de chagrin vouloir se délester.

     

    Ta voix s’est éloignée, de moi s’est détournée.

     

    J’ai recouvert de noir mes feuilles inachevées

    Afin d’insignifier les traces de mes bleus

    Mais  au soir de ma vie je les ai retrouvées

    Encore vibrantes d’indéfinis heureux.

     

    Le silence ne les peut empêcher de  dire !

    Bien cachés sous le voile, entend les murmurer

    Les  soupirs interdits, les désirs en délire ;

    A vivre ensevelis tu les as condamnés.

     

    Ta voix s’est tue,  la mienne s’est perdue.

     

    L’effroyable silence pourvoyeur d’oubli

    Du cœur un orateur, souvent un tortionnaire

    Se plait à se jouer des rêves éconduits

    D' histoire trop banale au parfum délétère.

    Silence d'une voix

     

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    N'étant pas encore bien "au clair" avec moi-même  j'avoue manquer de punch pour aller vous voir, vous qui fidèlement venez me lire.  Je m'efforce de garder avec l'écriture, la photo, une sorte de complicité "amicale " !

    Merci à vous

     

    SIDO 

     


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