•  

    Rêver, Vivre

    Il nous reste à régler nos rêves

    Sur les aiguilles du cadran

    Est-il encore temps,

    De les apprivoiser  ?
    Toi petit prince et moi renard

     Mon désert, la mer,
     Serait oasis bleu

    A la croisée de nos regards

    Et la nuit noire

    Parterre infini

    Que tapisseraient

    Les asters argent des étoiles.

    Mais les aiguilles

    Nous enjoignent de vivre

    Ensablé de réalité

     

     

    Nous reste l’éternité
    Pour rêver

     


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  •  

     

    Noir et or 

    Le temps est proche

    Se défroissent, se croisent

    Les robes d'un soir

    De préférence noires couleur devenue or

    Obligée, symbolisée

    Affichage de fête

    Ou célébration de mort

    De fin d'un tour d'année

    Le temps est venu

    Des yeux pétillants

    Noyés dans les bulles

    De celles qui raniment les coeurs

    Par trop désabusés

     D'une trêve des regrets,

    Des arrêts sur images assombries

    Des innombrables paralysies !.

    Le grand moment à portée de minutes

    Se soumettre au pouvoir de l'oubli,

    Qui allége l'air trop lourd

    Laisser la tête se vider

    Etourdie de lumières artificielles

    Respirer, respirer

    Et puis danser,  chanter, chanter

    Sans y penser, sans y croire,

    Que le noir

    Deviendra or

    Pour l'année annoncée

     

    Sido

    31/12/014

    ...qui souhaite de l'or pour vous tous

     

    2014/2015, Noir ou Or ?

     

     


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  •  Un texte de décembre 2006...intemporel...Le plaisir des sensations de toutes sortes reste d'actualité -- pour beaucoup d'entre nous -- en cette fin d'année

     

    PETITS BONHEURS DES SENS

     

     Sensations      

     

    Glisse   

    Combien douce à tes doigts   

    La soie !    

     

     Sur des épaules satin,   

    Dans la pourpre tes mains   

    Frémissent   

    Paressent   

    Caressent   

    Les fibres qui bruissent   

    De joie !     

     

    Les replis irisés   

    De lueurs tamisées,   

    Ondoient,    

      

    Retiennent la lumière.  

    Supplice    

    Du regard en attente !   

    Un souffle  la libère   

    Pour mieux t’en éblouir,   

    Te ravir   

    De langueurs si charmantes !   

       

    La soie   

    Glisse, glisse  

      Délices…

     

     

     

                                        SIDO

      

     


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  • Quand pointe le jour
    Oh que se déchaînent les vents
    Sur la mer, sur les cimes,
    Les vagues soulevées
    Entraîneront au loin
    Ce qui résiste de nos ombres
     De nos souvenirs noirs
    Qui endeuillent le soleil


     Oh que s'apaisent les vents
    Quand s'avance la nuit

    Les branchages formeront fenêtres
    Ouvertes au sourire de lune
    Les eaux étales resplendiront
    De reflets d'argent
    Et nous pourrons goûter
    La beauté de l'instant

     

    Vents bienveillants

     

    SIDO 

     

     

     

     


    4 commentaires
  • Il est des souffrances cachées,
    Accumulées, renouvelées,
    Que le temps ne sait effacer
    Ni même atténuer.

     

     


    Quelles sombres blessures
    Sous ta désinvolture
    Dans tes accents forcés
    De bonheur affiché ?
    Voudrais tu masquer à tout prix
    Ce qui ronge, jour après nuit
    Hante les rêves et torture
    Le coeur, te forger une armure ?
    Toi que j'ai  pu croiser,
    Mon semblable ignoré,
    Tu ne peux tromper que toi-même,
    Faire de ton mal un poème
    Dont les mots agencés
    Pour travestir le vrai
    Sont prétendus complices,
    Gare à ce qu'ils ne te trahissent !
    Sur ton visage, dans tes yeux,
    S'inscrit le malheureux.
    Que faire d'autre sinon vivre
    Son chagrin, la route poursuivre
    Vers le fini de l'horizon
    Avec ce compagnon !
    Il est des souffrances cachées
    Ferments  d'une vie tolérée.
     

    SIDO -


    5 commentaires
  •  A l'heure des rediffusions une publication d'écriture libre ( rimes irrégulières) de 2006  avec de nouvelles illustrations

    ***

    La très belle chanson de J. Brel , librement adaptée : "Quand on n'a que l'amour" trottait dans ma tête un jour un peu gris , elle est devenue ce qui suit :

      

    Chanter l'Humour. Pensée pour J.Brel

    Quand on n'a que l'humour
    A offrir en cadeau
    Pour détourner ses jours
    De l'idée du grand saut

     Quand on n'a que l'humour
    Pour croire aux lendemains
    Dans les instants si courts
    Qui écrasent chagrin

    Quand on n'a que l'humour
    Pour camoufler de soi
    Les regrets d'un parcours
    Inutile et sans joie

     Quand on n'a que l'humour
    Pour partager des riens
    Et tromper le destin
    Rusé joueur de tours

     Quand on n'a que l'humour
    Comme unique secours
    Comme unique ouverture
    Comme unique futur

     Utilisons le rire
    Et la force des mots
    Pour bannir les soupirs
    Et les larmes de trop

     Alors regets enfouis
    Par des mots inventés
    Des instants échangés
    Nous aurons donné vie

    A l'amitié

    Chanter l'Humour. Pensée pour J.Brel

      

    SIDO  (poème 2006)

     

     


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  • Ambiguïté des joies

    Ephémères d'aujourd'hui

    Impérissables de demain

    Signes évanescents

    Et pourtant incrustés

    Additionnés, pour composer

    L'endroit d'une trame

    Lisse, soyeuse, colorée

    Quand l'envers

    A la mémoire

    Se fait terne, âpre

    Ambiguïté des joies

    Partition d'une musique

    La musique nostalgique

    D'une vie

     

     

    Les joies


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  •   En contrepoint du texte qui précède :

     

    L’ ECRITURE

     

    L’écriture est piège
    Elle se joue des cœurs
    Naïfs, assoiffés, perdus,
    Terre factice, séduisante
    Aux couleurs fluctuantes
    Que l’on peut à l’envie
    Fondre, mélanger
    Ou violemment opposer !
    Comme est belle la vie
    Ainsi parée de rose tendresse
    De vert-espérance
    Cueilli dans les jardins des je t’aime
    Si facile à inventer
    Sur la page du cahier 
    Comme est devenu noir
    Le passage des jours
    Dans les tempêtes maudites 
    Emportant les âmes en détresse
    Qui sombrent dans le néant
    Gouffre d’ombre épaisse
    Tandis que la lumière s’essouffle
    A vouloir résister
    Aux assauts du vent !
    La forme dessinée du mot
    Donne existence aux apparences
    Crée l’illusion de vérité 
     Fascinante écriture
    Nous voici asservis, bernés,
    Par  ses messagers
    Qui nous tiennent en leur pouvoir.
    Et l’on voudrait y croire
    Au rose, au vert, au bleu
    Au rouge ivresse aussi,
    Et l’on aimerait tant
    Que le mélange ne tourne pas au noir 
    Que tout soit réel ici !
    Mais la vie est-elle dans l’écrit ?
    Je l’ai cru, j’ai rêvé.

     

    Le piège : la vie n'est pas dans l'écrit

     

     

                                                                                           Sido —4/2008

     

     


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