•  

     

     

     

    Tu as pour moi les séductions de la mer

    Eternellement présente où que je sois

    Glaner puis goûter l’heure à ses côtés

     

     

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    S’en approcher, la frôler,

    S’en détacher pour mieux la retrouver,

    Comme happée, sollicitée,

    Pressée de répondre au silencieux appel,

    De vagues en frissons je vibre avec elle,


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    J’en ressens la caressante fraîcheur

    Mais je la tiens à distance, par frayeur,

    Certaine de lui abandonner mes faibles armes !

    Prolonger le plaisir de quelques pas mesurés,

    Oser parfois d’une main timide l’effleurement,


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    Peu de choses en vérité pour de l’ineffable!

    Tu as pour moi le mystère de la mer:

    Contempler son émeraude insaisissable


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    Et  toute tristesse se houle, s’écrase

    Comme une lame projetée sur le roc sauvage,

    Eclate en myriade de gouttes joyeuses

     

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    Qui suivent les sillons du visage

    Fragiles danseuses aux reflets d’oubli

    Que la venue du soir grise d'argent

    Tu restes pour moi toute la mer à découvrir

    Mes rêves à l’incertain devenir


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    Ma voile lancée sur l’océan des souvenirs.


     

    LASIDONIE


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  •  Reviennent ces jours de décembre, redoutés par beaucoup : nulle beauté du clair-obscur des peintures flamandes, ni"l'obscure clarté qui tombe des étoiles" pour le  "Cid" mais de  fassusses fééries forcées cachant la réalité d'une profonde obscurité !






     

    Le temps me presse
    Je sens certains jours
    Le courage me manquer
    Toute cette lumière
    Ailleurs,
    Celle des autres,
    M’aveugle. Détresse,
    Paralysie d’amour.
    Rabattre les paupières
    S’abandonner,
    Perdre les clés
    Qui ouvrent le jour
    Rejoindre le grand silence !
    L’appel est si fort,
    Rassurant !
    Ô Partir, défier le destin
    Vaincre la résistance
    De la matière corps
    Illusion !
    Mais en elle, contre moi,
    Encore et encore aiguillonne,
    Ce qu’on appelle la vie !
    Jusqu’à quand pourquoi
    Pour quoi ?


    LASIDONIE

     

     

     


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  •  

    Note aux lecteurs

     

       J'établis une différence de sens entre ces presque synonymes, "Existence", "Vie", l'existence étant la façon dont a pu se dérouler la Vie notre point de départ. Ainsi je pense qu'il est possible  de ne pas apprécier l'existence que l'on a mené ou mène, sans pour autant nier la vie.

      Cette précision évitera la confusion à la fin de la lecture

     Lassée,

    Lassée de mon reflet dans la mare

    Non pour ce qu’il me montre

    Mais pour ce qu’il dissimule

    De moi-même, en moi-même

    Lassée de n’exister que par autrui

    En perpétuelle attente «  de » …

    Ce « de » qui ne vient jamais

    Lassée de ces mots- plumes

    Dernière chance

    Lancées comme bouées

    Qui dérivent éclatées

    Puis  sombrent dans l’oubli

    Lassée d’être la première « à »,

    Pour la pensée, le signe, le geste

    Lassée de compatir, de soutenir

    De ne connaître que le sens unique

    Lassée de vouloir comprendre

    L’absurde, le contresens, l’absence

    Et de ces mots terminés par « ence »

    Avec patience, prudence, silence !

    Lassée d’imaginer des raisons

    Qui n’ont pas d’explications

    D’inventer des stratagèmes

    Brodés au mauvais fil du rêve

    Lassée de lasser

    De choisir un masque acceptable

    Qui puisse être accepté

    Lassée de moi, de toi, de lui, 

    De ces fuyants appuis jouant de faux-fuyant

    Oui, lassée de cette épingle  au cœur

    Qui s'accroche avec insistance

    Existence !

     

     


     

    LASIDONIE

     

     


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    Un rêve

     

     

    Elle l’avait attendu

    Comme une fin de cauchemar

    Lorsque l’éveil secoue le cœur,

    Main tendue pour lui faire découvrir

    Des contrées moins stériles

    Où coulerait l’eau douce

    De ses mots sur ses peurs

    Aussi fraîche que la rosée

    Aussi paisible que la source

    Cachée, timide, unique

    Qui dans les collines se perd

    Elle l’avait imaginé à en frémir

    Des Printemps et des étés

    Des automnes des hivers

    Sans faiblir, à l’identique

    Avec la certitude chevillée

    Qu’un jour… le destin !

    Elle l’avait attendu

    Des années, en vain,

    Plus de sable au sablier !

    Quelques particules, des résidus

    Pour jouer avec l’inutile

    Elle croyait l’entendre :

    « Ce réel, si pauvre soit-il,

    Est encore fruit,

    Le grappiller, s’en délecter

    Seule clé à ne pas égarer ! »

    Mais elle l’avait trop espéré

    L’horloge s’était arrêtée.


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    L'horloge astronomique de MESSINE (Sicile) 

     

    LASIDONIE

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  •   
     
     
     
     
     
     

    Les ans ont filé

    Tissé, une toile nouvelle

    Cartographié mon corps

    Redessiné mon visage d’alors

    Horrifiée, un soir

    Je me suis par mégarde

    Approchée du miroir,

    Derrière mes lézardes

    Je t’ai regardé,

    Inchangé, comme autrefois,

     Sans même discerner

    Tous les reflets d’argent

    Mêlés de gris

    Progressant ici ou là,

    Pourtant 

    Sur toi aussi

    Le temps, certain,

    Avait fait son chemin,

    Mais par mes yeux,

    Pour mon cœur,

    Toujours

    Tu signes, miraculeux,

    De mon  premier matin,

    La musique des heures.

     

     LASIDONIE

     

     

     


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  • Image Hosted by ImageShack.usChamp de lotus au VIETNAM

     

     

     

    « Aime moi dit l’espérance,

    La belle enjôleuse,

    Vois comme avec moi

    Les jours d’errance

    Sont cailloux bien petits

    Sans importance

    Je te ferai danser

    Vêtu d’horizon inexploré

    Aime moi

    Je te conduirai »

    Du silence qui suivit

    Elle s’est vite lassée

    Empressée

    D’aller porter ailleurs

    Sourire, douceur

    Tendresse du jour

    Et des nuits de lune,

    Aussi n’est-il qu’un temps

    Celui d’oublier

    Qu’elle ait pu me frôler

    La belle enjôleuse.

    Quelque part, pourtant

    Une vibration, une note ténue

    Reste encore là, suspendue…

    Lasidonie

    12-01-09

     


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  •  

    Trouver un titre...pas celui d'Edgar Poe
    " Histoires extraordinaires",
     plutôt  ces quelques vers de la  pièce de Shakespeare "Macbeth" :

     

    "Une histoire pleine de bruit et de fureur et qui ne signifie rien " .

     

    ou tout simplement : "scène de la vie ordinaire" ?

    "

     

    Soudain fracas,

    Etrange,

    Sons stridents

    Agressifs,

    Un choc brutal,

    Nappe de silence déchirée,

    Saccagée sous la violence ;

    Un bruit,

    Fausse note insupportable

    Rupture d’harmonie ambiante,

    La pensée tirée du rêve

    Ce cocon feutré,

    Abri des mauvais jours.

    Le bruit,

    Inquiétant,

    Désordre en appel

    Conscient, inconscient ?

    Images réveillées

    Trop connues,

    Douloureuses,

    Craintes et haïes

    Repoussées mais insistantes !

    Un creux là, dans l’estomac,

    Cœur qui s’accélère,

    Il sait, il devine

    Tout près, ici, là,

    Une chute

    Le corps, les choses,

    Confusion,

    Scène en rouge,

    Vieux film de mémoire,

    Repassé en boucles

    Vie abîmée parmi des inanimés intactes...

     

    Et la colère d’impuissance

     Après la peur.

    Cacophonie d'un air qui s'entête

    Malgré et contre soi,

    Tyrannie du recommencé :

    Bruit…fracas..

    Silence.

     

     

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     Lasidonie

    Janvier 2010

     

     

     

     


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  • Image Hosted by ImageShack.usUn soir en Crète


    J’aime encore

    Quand à pas de velours

     Le  soir et son troubadour

     Pour obtenir ses faveurs

     Font leurs avances

    A la mer :

    Timide couleur

    Qui rougissante s’enhardit

    Et vient  doucement flatter

    Les jupons dentelées.


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    J’aime aussi

    Quand  s’enflamme

    Le jour moribond

    Que veillent les ombres

    Amicales, brodées d’or

    Sur la clairière foisonnante de rêves

    Partir ? Il n’est pas l’heure

    D’imaginer le départ

    Ailleurs

     Que dans ces voyages de l’âme,

    Ces appels de cœur à coeur.

     

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    LASIDONIE

    ( Dec 2008 )


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