• Image Hosted by ImageShack.usLe désert tunisien




    Le silence m’a enveloppée

    Comme un grand manteau usé

    Tissé d’attente lasse,

    D’agonisante espérance.

    Dans le vide de l’espace

    L’absence est présence

    Si les mots l’accompagnent :

    L’esprit vagabonde dans les lignes,

    Le coeur trouve à se nourrir

    Des  parfums qui se font signes

    Ici, là,

    Entre les lettres à recueillir

    Et au-delà.

    Trop assoiffée, affamée,

    J’ai demandé au peu

    De revêtir Peut-être,

    Il lui a préféré le Rien

    langage de ton silence.

    D’un geste désespéré

    J’ai arraché les jours

    Du calendrier du cœur

     Jeté des semaines d’amour

    Au puits de ma mémoire

    Pour les y noyer

    Qu'au fond ils demeurent

    Qu’il n’en reste plus trace, enfin.

    Grande naïveté :

    Quelques ponts de mots plus loin

    Le bonheur renaissait…


    Image Hosted by ImageShack.usSur le Danube en Autriche



     

     

    Lasidonie

     


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    Laissez moi hurler ce soir

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    Et pleurer

    De colère, de rage,

    De déceptions, de mal

    A la tête, au cœur, aux tripes

    Je voudrais extirper

    Tout ce qui ronge

    Détruit jour après jour !

    Avoir tant de fois essayé

    De nous relever, d’oublier,

    De faire avec, comme si,

    Pour que les lendemains chantent

    Un peu, rien qu’un peu,

    Juste pour bien finir l’année

    Puis Repartir

    Avec un autre cœur !

    Tout essayer,

    S’imaginer la vie

    Reprenant son cours

    Le long de rives paisibles,

     Images joyeuses vous voila

    Pour repeupler

    Mon  esprit saccagé

    Bousculé, malmené.

    Des projets tout neufs

     Nous  attendent

    « Au gui l’an neuf »

    Aujourd’hui tout va changer

    Et demain sera beau

    Comme ce petit matin rose

    Comme tous les lendemains

    Mais non ! Rien n’est beau

    Je dégringole, la chute est rude

    Je n’en finis pas de chuter

    Encore et encore !

    Ne plus rien entendre

    Que ma voix,

    S'élevant pour en couvrir d'autres,

    JE suis Le Cri

    Du peintre tourmenté.

    Alors laissez-moi hurler ce soir

    Avec lui


     

    Image Hosted by ImageShack.us"Le cri " (1893)- Edvard MUNCH



    Lasidonie

    19-12-2008

     


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    Dans mes archives oubliées ces pensées, essai de réponse à la question que je me posais à l'ouverture de ce blog...et reste d'actualité.

    Le voici avec d'autres illustrations :

     

     

    Ecrire pour me libérer de ce mal qui me tenaille le coeur.

    Ecrire pour évacuer cette douleur qui me ronge.

    Ecrire sans calcul, sans fioriture, sans strophe ni rimes.

    Ecrire pour te parler parce que c'est ma seule façon de te rejoindre.

    Ecrire pour te dire tout ce qui est tapi en moi et qui ne veut plus rester muet.

    Ecrire pour effacer mes doutes, glaner des certitudes.

    Ecrire pour obtenir des réponses qui ne viennent pas ou peu.

    Ecrire pour partager les chagrins

     

    Et atténuer son malheur.

     

     

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    Dire je ne le peux pas ou ne le veux pas.

    Dire ce serait me trahir, dans le bon comme dans le mauvais.

    Dire ce serait lever un voile commode qui permet de tout supposer.

    Dire ce serait peut-être mentir et je préfère l'éviter.

    Dire, c'est si difficile, car on ne peut plus revenir en arrière.

    Dire c'est quand les mots trop retenus veulent jaillir seuls.

    Dire c'est avoir besoin que l'autre comprenne.

    Dire c'est aussi une façon de se lier

     

    Et faire partager son bonheur.

     

     

    Ecrire ?Je suis seule face à moi-même.

    Dire, ce serait manquer de pudeur.

     

     

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    LASIDONIE

    (Texte  août 2006)


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     Un autre texte, "exhumé" de mes archives, que beaucoup d'entre vous ( Un seul  de mes fidèles lecteurs anciens le reconnaîtra peut-être ) n'ont pu lire.

    Il me semble ainsi  feuilleter un peu les pages du temps passé ici, sur ce blog tout neuf, bâteau lancé dans l'océan virtuel...et qui s'est un peu perdu en route...

     

    @@@@@@@

     

     

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    Ciel d'orage


    L'orage gronde, roule, menace

    D'une imposante, lourde masse 

    Noircie d'orgueil, 

     gonflé des pleurs qu'il recueille.

    Sans pitié, sans répit

    sa colère le conduit

     et soulève les flots,

    lance l'assaut.

    La lumière au loin résiste,

    éclaire de bleu les nues

    mais l'ombre, sournoise,  s'insinue

    progresse, insiste,

    Asseoit l'empire,

    Au point que mon coeur chavire.

    Et je me noie, épuisée

    Dans les pleurs soudain lâchées.

     

    LASIDONIE

    (texte 2006)


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  • Rendez-vous aujourd'hui sur cette vision dantesque version revue et modifiée (poème paru en 2008)





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    Rouge

    Comme le cri du cœur qui saigne

    Baigne

    Dans l’indifférence, le silence

    Noir

    Comme cette ombre qui s’installe

    Fatale

    Dans les prisons sans nom de l’âme

    Rouge et noir

    Comme un accord de feu et nuit scellé

    Oublié

    Dans les plis des rêves


    Comme l'immense brasier n'est que cendres

    Les couleurs se mêlent en noir

    Espoir

    Mort dans le coeur sans vie.


     




    LASIDONIE

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    J’ai mal ce soir

    Un picotement là,

    Au fond de moi,

    Un serrement, un étau,

     Sur ma poitrine

    Comme une pierre lourde

    Avive la souffrance animale

    Qui se veut solitaire, cachée,

    Et puis, là-haut,

    Comme une dague habile

    Me fouaille les pensées

    Torturées,

    Esprit supplicié !

    O, n’être qu’objet inanimé

    Qui se laisse aller, roule,

    Sans fin, pour toujours.

    Tes sourires,

    D’autres les respirent

    Et puis tes rires au coeur

    Mêlés aux leurs

    Font tournoyer les mots d’amour

    Et ce tourbillon m’emporte

    M’anéantit jusqu’à l’ivresse du néant

    Te voici sur les chemins semant

    Ce qui a filé de mes mains. !

    La pierre devient bloc écrasant.

    Tu m’as fait mal ce soir

    Mais tu ne le sais pas.

     

     

    Texte improvisé

     

    Lasidonie

     


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    Je te raconte

    Aux fontaines, halte fraîche

    Du bel été provençal

    Sous l’ombre habité des platanes,

    Aux sources bruissant sous les futaies,

    Aux lacs frémissants sous la brise

    A l’eau bruyante du torrent impétueux

    Mais ils courent, elles courent

     Et ne m’entendent pas !

     

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    Je te raconte aussi parfois

    Au nuages des ciels d’automne,

    Navires aux formes étranges

    Malles lourdes chargées sur les rivages

    De pays inconnus, d’une île mystérieuse

    Puis délestés de leur sombre rapine

    En voile de danseuse

    Ils filent, ils filent

    Et ne m’entendent pas.

     

    Je te raconte alors à la mer

    Douce compagne palpitante

    Des soirs de printemps,

    Au sable, manuscrit d’un instant

    Qui garde mes signes naïfs,

    Et les vagues, de miel se grisent,

    Se carminent au cuivré solaire

    M’écoutent et rient, amusées

    De mes secrets d’or.





    LASIDONIE

     


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    Voici le premier des poèmes réalisés avant ma décision d'arrêter d'écrire. Les 3 autres suivront lors de prochains jours. Le "style" en est volontairement "gouailleur".

     

     

    Lutter ! Tyrannie du cœur

    Qui s’emballe

    Quand la raison s’fait la malle,

    Laisse aller à contre temps,

    Contre toujours

    La valse des battements

     Désordonnés

    En coups d’poignards,

    Ces crève rêve

    D’étrange amour

    Qui voudrait exister

    Qu’il lui faut refuser !

    Composer avec un corps

    Pâl’ reflet d’un avant

    Qui s’débine

    Sous la hache  du temps.

    La lumière assassine,

    Diva perfide,

    L’ignorer, s’la cacher,

    La tromper rien qu’un peu

    Pour vivre en f’sant semblant

    D’être heureux.

    Dans ce magma brouillé

     L’cœur enfant

    Gamin écervelé

    Reprend l'tambour d'hier

    Avec passion, ardeur

    Qu’importe l’moment, ou l’heure,

    S’fiche des ans, des saisons,

    Cà cogne mêm’ment

    Un cœur en hiver,


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    S’fiche d’la raison

    Et autr’ tribulations

    De l’esprit en déroute

    Qui s’déglingue !

    Pas de doute :

    Il rêve, tout simplement.


     

    LASIDONIE


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