•  

     

    c. de soleil (bulgarie)

     Suffit-il de voir

    Pour lire surpris

    Dans les zébrures du couchant

     Les signes cachés

    Du soir ?

     

    J’ai lu

    Cet âpre combat

    Des ombres avec la lumière

    Dans les rouges corridas

    Qui font vibrer le ciel

     

    J’ai lu

    La Rage voilée de la houle

    Dans l’opale marin

    Et ces trouées d’abimes

    Qui emportent au loin

     

    J’ai lu

    Dans les plis chatoyants de la nuit

    Ces appels mystérieux

    Que seul, détaché de l’esprit,

    Le cœur perçoit

     

    J’ai lu,

    Au plus profond

    Des nuées cuivrées

    Ces désirs de voyages

    Dans les bras de l’aimé

     

    Photo-0024-revue.jpg

     

    J’ai lu

    Ce regard qui implore !

    Mais Suffit-il

    Pour arracher au ciel tourmenté

    La promesse d’une aurore ?

     

    J’ai lu 

    Et dans le rêve offert

    Me suis échappée

    Pour trouver sérénité

    Au-delà de ses frontières

     

    Un vent très doux

    Porteur de tendres murmures

    Dans la percée de l’aube claire

    Vint bercer mon éveil

     

    Inverser les ombres

    Décrocher la lumière

    C’était un rêve

    A l’infini des rêves.

     

     

    LASIDONIE


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  • P1020355 escalier (nara)

     

     

    La brume se déchire,

    Les paupières s’ouvrent soudain,

    Avec elles l’âpre raison :

    Il n’est point temps de partir

    Il ne faut cesser d’apprendre,

    Apprendre à goûter

    Les dernières paroles de miel

    Faites pour travestir

    Les mensonges, créer l’illusion,

    Apaiser quand le cœur chancelle ;

    Apprendre à entretenir

    Ce qui reste d’un triste vernis

    Qui partout craquelle

     Camouflage de blessures

    A grand peine fermées ;

    Il  n’est point encore l’heure

    De rejoindre en ces fins de jours

    Les sinistres oiseaux voyageurs 

    Sur leurs ténébreux parcours!

    P1020354nara-jardin.jpg

     

    La brume se dissipe

    Sur un chemin ardu, inconnu,

    Bordé de murs

      Apprendre à l'arpenter

      Avec patience,

    Malgré les brisures,

    Apprendre à l'accueillir

    Comme une autre naissance,

    Sans jamais cesser,

    Emmitouflé de rêves,

    De faire sienne, d’aimer,

    Jusqu’à écrire le mot fin,

    La promesse d’un nouveau matin.

     

     

     

     

     

    LASIDONIE

    (Photos prises à Nara, Japon) 

     


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  •  

     Verlaine énonça dans son " Art poétique" que le vers impair faisait chanter la poésie :

     

    "De la musique avant toute chose
    Et pour cela préfère l'impair
    Plus vague et plus soluble dans l'air
       Sans rien en lui qui pèse ou qui pose..."

     ***

    De façon très libre  (alternance des rimes au sein des quatrins non respectée) je l'ai adopté ici.

     

    Ami

      Mon sourire, sur toi, s'est posé
    Mes  pensées sont  venues te chanter
    Tes  chagrins, j’ai su les égayer
    Tes silences, de mots j'ai meublé.

    Au partage j'aurais pu souscrire
    Avec toi j’aurais aimé écrire
    Et puis égrener le temps à dire
    Avec toi réapprendre le rire

     

    rose amitié Dans ton monde tu t’es enfermé
    Ou tout au moins bien dissimulé
    Des sentiments vrais, tu t’es méfié
    Leur préférant la fausse amitié

    Mes peines, tu les as ignorées
    Mes joies, tu ne les as célébrées
    Dans l’oubli me voici retombée
    Et de toi je me suis éloignée.

    La rose flétrit
    Un adieu l’ami

     

     

    Lasidonie

     

     


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    "Ecrire c’est à la fois se taire et parler"

    M.Duras


     

    Quelques mots semés il y a longtemps sur un blog, une re-lecture de   J. Prévert. : rencontre qui donne naissance à ce qui suit :

     

     

    D’abords

    Essayer d’écrire

    A l’encre bleue

    Bleu pâli

    Pour cœur sans feu

     

    blog-taureau-rouge-bleu.jpg

    Mais rêver d’utiliser

    L’encre rouge

    En éruption volcanique

    Flammes ardentes

    Brûlants tisons

    Pour cœur passion

     

    Et puis

     

    Ne trouverblog-3073-etna--gris-.jpg

    Dans l’encrier

    Que du  gris cendreux

    Suffocantes fumées

    Fumerolles un peu tièdes

    Qu’un souffle rougirait

     

     

    Alors

      

    Ecrire  le vent

    La bourrasque même

    Pour ranimer, attiser

    Sous les faibles braises

    Le cœur qui se meurt

    A l’encre noire


     Ou bien

    Se résigner au blanc

    De l’encre silence

    Pour cœur indifférent !

     

    blog-3169-corde.jpg

     
     
    Lasidonie

     


    14 commentaires
  •  

     

     

     

     

     

    Que  reste-t-il aux hommes,

    Aux pauvres que nous sommes,

    Sinon danser,

    Danser jusqu’à en oublier

    Que le temps ne cesse de jouer

    Avec les peines et la souffrance

    Pour mieux offrir en alternance

    Quelques cadeaux inattendus,

    De ceux que l'on n'espérait plus,

    Qui donnent prix à ces instants

    Où le cœur  étonné, se surprend

     A fredonner pour un trait de lumière,

    A chanter l'aube première

    Prodigue de ses atours,

    Et l'Aimer des premiers jours !

    Ô Danser...tournoyer

    Jusqu'à ne plus penser.


     

    adriana5.jpg  

    Tandis que les tziganes jouent...

    (bulgarie)

     

     

    Lasidonie



    13 commentaires
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    Il est souvent difficile de résister au chant merveilleux des Sirènes. Pourtant il est des voix plus discrètes, que l'on ignore car tellement moins charmeuses... pourtant moins dangereuses ! Une photo, deux aspects d'un même regard, pour illustrer les mots.


     

     

     

    blog-1723-n-et-b.jpg 

     

     

     

    N’écoute pas la voix de l’océan

    Elle tonitrue, gronde l’amour impatient

    Puis l’enroule, l’abandonne,

    En ses  vagues puissantes

    Mieux te vaudrait percevoir

    L’aveu timide des fontaines

    Ou le mystérieux, si discret murmure

    Qui de la rose fait frissonner la parure

    Tandis que le souffle léger du soir

     Agite de tendresse

    Le manteau  accueillant

    D’une nuit lumineuse bleutée.

    Si tu m’en crois,

    De l’océan fuit les promesses

    D’amour ardent

    Fait taire sa voix, en toi.


     

     

    blog-1723couleur.jpg

     

    Lasidonie

     

    Un petit tour ici aussi, pourquoi pas ?  link

     



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  •  

     

    van_gogh_nuit_etoile_l.jpg  

     

     

     

    Il est vaste et changeant

    L’océan étoilé,

    A l’image de nos cœurs

    Il se pleure de gris,

    S’enfonce dans l’obscur,

    Accueille soudain la brise,

    Et les ombres opaques fuient,

    Et la nuit diamantée

    Clignote d’étincelles,

    Allume d’infinies lueurs

    Les yeux écarquillés

    Sur ces trésors mystérieux,

    Pépites de signes prodigués à l’âme,

     Ce vaste océan affamé d’étoiles.

     

     

      ciel-reve-etoile.jpg

     

     

     

    Lasidonie


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    Après ce long voyage

    Aux confins des sombres nuées

    Je suis si joyeuse

    De ton retour en mélodie,

     Fredonne-t-elle,

    Je suis ta source,

    Ce qui te hante je le purifie

    En toi je redonne présence

    Aux instants de douceur

    Quand frémissent les senteurs

    Des jeunes corolles

    Au teint délicat

    Qui portent en elles

    Tant de rêves nouveaux

    De fruits à naître !

    Je suis ta source

    De bonheur à venir

    Et je chante l'oubli

    A l’humide de tes yeux

    Pour effacer le pire.

    Aussi n’aie d'inquiétude,

    Souris.


     

     

    sourire-printemps.jpg

     

     

    Lasidonie


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