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    Blues d'une nuit

     

    Comme est lourd
    Cet au-delà des nuits
    Où je me suis enfoncée !
    Les silences y sont d'angoisse
    Règnent sur toute chose
    Toute vie comme anéantie !
    Ô, rejoindre ces autres contrées
    Lointaines, secrètes,
    Illuminées du couchant
    Où danserait l'eau des rivières

    Tandis que les silences
    Ecouteraient le chant des sources
    Sur fond de patience et de paix !
    Que là-bas mon cœur se pose,
    Au moins un temps.

     

    LASIDONIE

     


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    blog-suite-1663-projection.jpg

      Tes pas

    m'emportent,
    Vers le rivage tourmenté
    Que les vagues puissantes
    Soulevées par la houle
    Assaillent avec furie
    Je suis la pierre dans ce remous
    Projetée en ressac sauvage
     Avec les brisures de roches arrachées
    Acrtice sans emploi

    Déposée parfois sur la plage
    Quand s'apaise la colère
    Des éléments sur la mer.
    Je suis sable humide
    Dépotoir d'algues brunes

    Ces déchets encombrants
    Sous les pieds du promeneur
    Qui guette un sourire de lune.    

    Avec lui je rêve
    Du retour de la saison douce
    Saison tendresse
    Que la brise caresse
    Sous le manteau réconfortant
    D'une nuit argentée.

    15022012095-MER-ARGENT.jpg  

    Mais tes pas m'emportent,
    Se cache l'astre du soir,

    Et, toujours, gronde le vent ! 

     blog-suite-1714-vague-algues.jpg

    Lasidonie  


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    11112012285.jpg

     

         Plus un souffle.

    Sur la mer, plus une ride.

    La lumière adoucie

    Entre les nuages sombres

    Se faufile

    Dépose sur les rocs

    Sur le rivage humide

    Son offrande pâle.

    Le chien s'est éloigné

    Le loup retarde son entrée

    Entre chien et loup

    Mon coeur s'accroche

    Au temps suspendu.

     

     

     

     

    Lasidonie

     

    N.B : le chien, symbole du jour, le loup celui de la nuit, d'où l' expression.


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  • rubans.jpg

     
    Le temps est proche
    Des yeux émerveillés
    Quand les plis soyeux
    Se nouent, se croisent
    Se défroissent,
    Empourprés de couleur
    Celle qui plait aux yeux
    Et ranime les coeurs
    Par trop désabusés !
    Le temps est proche
    D'une trêve des regrets,
    Des arrêts sur images assombries ;
    Juste laisser l'instant se soumettre
      Au pouvoir de la magie ,
    Qui réveille l'âme d'enfant
    Chasse les traînées noires,
    Allége l'air trop lourd !
    Juste respirer, respirer
    Rien qu'une minute
    Le parfum Noël. 
     
    *******
    Un joyeux Noël à ceux qui passeront ici

    LASIDONIE
     
    N.B : Cette création photographique a été rendue possible par l'exemple ; celui du photographe M. Gonnetlink ,  maitre en la matière, dont je regrette qu'il n'en fasse plus paraitre sur son blog.

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      L'écriture est une pièce à deux faces : selon la face posée à terre apparait le noir ou le rose ! Dissimuler le vrai dans les mots est chose aisée, la preuve  par l'exemple et la photo... A chacun sa face...

     

     

    10122011070-matin-gris.jpg Matin d'angoisse

    Gorge amère

    Coeur en accéléré

    Tripes en noeuds,

    Le trou noir devant soi

    Du vide à combler,

    Du temps à occuper

    Sans rime ni raison,

    S'affairer, vite, toujours plus vite,

    Sans réfléchir

    A l'après, à demain, à plus tard,

    Refuser l'assaut des pensées,

    Ici, là, courir,

    S'étourdir,

    Jouer à saute les heures 

    Avancer la tombée du jour

    Puis s'enfoncer dans la nuit

    Libérée

    Jusqu'au prochain matin

    A vivre pour mourir

     

      *******

    FACE ROSE ?

     

    10122011070-matin-rose.jpg

    Petit matin sourire

    Lascif

    Dans les draps douillets

    Corps comblé

    Coeur au ralenti ;

    Devant soi du temps

    A savourer

    Pour paresser

    Faire durer le plaisir

    De choisir

    Parmi Tous les projets,

    D'en imaginer

    Pour bientôt, demain, plus tard,

    Regarder le jour progresser

    L'esprit serein

    En dégustant la joie de l'instant

    Comme on déguste un gouleyant nectar

    Dans un verre cristal,

    Puis retarder le moment

    Du non- être

    Domaine réservé des rêves

    Retrouver enfin

    Un autre petit matin

    A vivre pour renaître

     

      

    Tellement rassurante la 2eme face  ! Nul doute qu'elle plaise d'avantage...

     

    LASIDONIE


    17 commentaires
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      Quelques mots déposés à la suite de  TILK sur son blog, allez  ICI,  m'ont donné envie d'en écrire un peu plus. J'ai donc enchainé sur sa première phrase "je suis et je ne sais pas qui je suis " ; merci à lui d'avoir relancé l'inspiration sur un thème qui me correspond. 

     

    ARBRE-MORT-P1030406.jpg

    Je suis,
    Je ne sais pas qui je suis,
    La pierre enchâssée
    La fleur sur la tige fanée
    Le vieil arbre écorcé ?
    Je suis,
    Je ne sais pas qui je suis,
    La vague par le flux ballotée
    Le voyage des nuées 
     Le souffle d’un rêve éveillé ?

     

     Je suis,
    Mais je ne sais pas qui je suis
    Le tapis de neige granitée
    La flamme sous la cendre réveillée
    Le vol d’une aile condamné

     

     

     FLAMMEP1020929

    Je suis,
    Non, Je ne sais pas qui je suis,
    Le pleur sur la feuille fripée
    La voute illuminée
    Le respire d’un soir apaisé ?

    Je
    vis, je suis.

     

     SOIR-ROSEP1030154.jpg


     

     

    LASIDONIE


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    ste-vict-jpg

     

     

     

    Quelques mois
    Et le temps va
    Immuable, toujours,
    Vorace des jours
    Qui séparent,
    Et nous préparent
    Au grand silence,
    Qui dit pourtant
    De lire à travers les blancs
    Etincelles d'autrefois
    Feux de couleurs
    En sommeil
    Pour longtemps

     

     

     

    LASIDONIE

     


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    Trois strophes imagées pour définir, selon moi, la fonction du Poète : Se voir et regarder, s'exprimer musicalement, et partager...

     

      P1020283-automne.jpg

    (Automne à Kioto, Japon)

     

     

    On m’appelle poète
    Mais que suis-je d’autre que regard,
    Un regard intérieur scrutant au plus profond,
    Fouillant dans l’obscur des sentiments,
    Dans le vécu des sensations
    Pour les faire vivre de mots
    Vers la lumière les pousser,
    Quand ils voudraient en soi, dans l'ombre, rester,
    Les dévêtir du laid, les habiller du beau,
    Du triste ou du joyeux ?

     On m’appelle poète
    Mais que suis-je d’autre que pâle musicien,
    Musicien d'un langage adapté
    Pour que chante la partition du soi,
    Doublé d'un laborieux technicien
    D'un rythme à rendre attrayant
    Pour d’autres cœurs toucher ,
    Qu’ils entrent en résonnance, vibrant
    Dans la fraternité des mots éclats,
    Ces véhicules d’émotions partagées ?

     On m’appelle poète
    Mais je ne suis que la main
    Tremblante de ce qui l’agite
    Et la presse de l’urgence
    De mettre mes rêves à portée d'autres rêves
    De parler, dire, à l’Autre,
    Car sans lui, mon lecteur, mon écho,
    Je ne serai que main amputée,
    Voix, regard, à jamais condamnés
    A l'asphyxie de l'égo.

     

     

    Lasidonie

     


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