•   En contrepoint du texte qui précède :

     

    L’ ECRITURE

     

    L’écriture est piège
    Elle se joue des cœurs
    Naïfs, assoiffés, perdus,
    Terre factice, séduisante
    Aux couleurs fluctuantes
    Que l’on peut à l’envie
    Fondre, mélanger
    Ou violemment opposer !
    Comme est belle la vie
    Ainsi parée de rose tendresse
    De vert-espérance
    Cueilli dans les jardins des je t’aime
    Si facile à inventer
    Sur la page du cahier 
    Comme est devenu noir
    Le passage des jours
    Dans les tempêtes maudites 
    Emportant les âmes en détresse
    Qui sombrent dans le néant
    Gouffre d’ombre épaisse
    Tandis que la lumière s’essouffle
    A vouloir résister
    Aux assauts du vent !
    La forme dessinée du mot
    Donne existence aux apparences
    Crée l’illusion de vérité 
     Fascinante écriture
    Nous voici asservis, bernés,
    Par  ses messagers
    Qui nous tiennent en leur pouvoir.
    Et l’on voudrait y croire
    Au rose, au vert, au bleu
    Au rouge ivresse aussi,
    Et l’on aimerait tant
    Que le mélange ne tourne pas au noir 
    Que tout soit réel ici !
    Mais la vie est-elle dans l’écrit ?
    Je l’ai cru, j’ai rêvé.

     

    Le piège : la vie n'est pas dans l'écrit

     

     

                                                                                           Sido —4/2008

     

     


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    Ô les vois -tu encore
    Ces nuages
    Effilochant l'azur
    De leurs voiles éthérés
     Furtifs danseurs d'un printemps
    Jadis radieux


    Regardons les passer
    Ces vaisseaux si légers
    Ils emportent avec eux
    Nos rêves impatients
    Nos attentes inutiles
    Pour nous délester
    De ce qui rend si difficile
    Le voyage

     


    Ô les vois-tu encore

    derrière le paravent des ombres ?

    SIDO

     


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    Pour ceux dont les lourdes pierres
    S'accumulent à la porte,
    Auxquels manque la force
    Pour libérer le seuil,

    De faire levier des bras,
    Que vivre est difficile !

     Que vivre est difficile
    Pour ceux dont les pensées
    Trop sombres, insistantes,
    Squattent les journées,
    Paralysent les mains, le corps
    Dans une gangue d'inutilité

     Pour ceux qui n'ont de mémoire
    Que celle recréée,
    Au fil d'un temps retrouvé
    Bien rétréci, appauvri,
    Amputé d'un temps gâché
    Que vivre est difficile

    Que vivre est difficile
    Pour ceux que la colère,
    La révolte, abîment, emprisonnent
    Dans un univers amer
    Un monde de repli,
    Ou d'éclats désespérés
     
     Je suis sœur de tous ceux
    Dont émane la triste musique
    Sur partition d' angoisses
    Que le destin invente pour eux
    Sans cesse déchiffrée, rejouée !
    Ô, combien vivre m'est difficile !

    Et pourtant...

    "Le vent se lève il faut tenter de vivre"
    Paul Valery (le cimetière marin)

    VIVRE

     

    SIDO


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  •  

    Ô les vois-tu


    Ô les vois-tu encore

    Ces nuages
    Effilochant l'azur
    De leurs voiles éthérés
     Furtifs danseurs d'un printemps
    Jadis radieux
    Ensemble encore

    Regardons les passer,
    Ces vaisseaux si légers,
    Qu'ils emportent avec eux
    Nos rêves impatients
    Nos attentes inutiles
    Pour nous délester
    De ce qui rend si difficile
    Le voyage des jours
    Au soir
    Du mot d'amour

     

    Ô les vois-tu

    Sido

     


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  •  


    J’ai vu

    De son nom l’or
    Danser
    Dans le soir qui s’endort,
    S’agiter
    Au souffle de la brise,
    Vibrer
    Avec les vagues qui disent
    Mâter
    Les cris des oiseaux rôdeurs
    Apaiser
    L'inquiétude du cœur

    J'ai cru
    Trouver près d'elles l'oubli
    Désaimer
    Le nom qui séduit
    Le chasser
    Des jours, des nuits
    Mais
    Comme un diamant serti
    Enchâssé
     Dans la mémoire qui fuit
    Je l'ai vu

    Son nom


    SIDO


    ( Un bord de rivière si cela vous tente ? Ici : http://lunatiquebleue.ek.la )


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    L'oiseau blanc

     

     

    Le vieil oiseau blanc
    Aux larges ailes diamants
    Refusant de voler
    Dans les tourments de l’azur
    S’accroche en solitaire
    Aux falaises de l’océan

    Seul Le plus grand,
    Le « prince des nuées »
    Sait interpréter son silence
    Et son immobilité.
    Atteindre l'autre terre
    Ensoleillée, si lointaine,
    Dans la tempête déchaînée,
    Ses ailes alourdies
    De l'orage grandissant,
    N'est plus que rêve en attente !
    Grande en est sa crainte,
    Et sa peine.

     Ainsi de la mienne.

    SIDO


     un canevas printanier vous attend  ici http://lunatiquebleue.ek.la






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    La soie

    Ô Soie,
    Geôlière de lumière
    A laquelle s'accroche
    Les yeux fascinés
    Ondoiement de reflets
    Légers, subtils
    Douceur du toucher
    Appelant  la caresse
    Invite pressante
    Au frôlement sensuel
    Des doigts amoureux
    Ô Soie,
    Malice de l’esquive
    Pour mains trop impatientes,
    Attirante mais Insaisissable
    Comme l’eau des souvenirs,
    Qui glisse, se dérobe
    Au bonheur du cœur !

     SIDO

     

     


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    Toute la beauté du monde
    Ne se découvre, ne s'illumine
    Qu’au travers d'un mot d’amour,

    D'un verbe intemporel

    Partagé depuis toujours

    Il sait endormir la révolte enfiévrée

    Apaiser la détresse sans fond

    Tirer les yeux de leur sommeil

    Et laisse entendre au cœur surpris

    Les notes d'un chant sans pareil

    Célébrant la vie.

    Le plus merveilleux, l’ineffable,

    Est coquillage perdu au regard
    Perle unique ignorée

     Sous le sable des profondeurs,

     S'envoile de tristesse
    Sans lui !

     

    Le pouvoir d'un mot



    LASIDONIE

     


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