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    P1050420.jpg-LAC-NOIR.jpg 

     

    Des déserts froids de nuit

    Aux rives du lac opalescent

    Sous la lumière brumeuse

    A progressé la voyageuse

    Puis s’est arrêtée

    Attirée par un reflet

    Comme dormant

    Sur les eaux tranquilles ;

    Visage incongru,

    Douleur en sillons d’années,

    Blessure nue.

    Le double, immobile,

    Projection hideuse,

    Se laisse contempler

    Hors du temps.

    S'est vue, proche si proche

    Du reflet sombre,

    O le frisson de la voyageuse !

    Détruire, se détruire !

    Que les cailloux jetés

    Transportent ailleurs

    En cercles infinis

    Le spectre du présent,

    Enferment dans la vase

    L’image d’un instant !

    Se détourner

    Et là-haut regarder

    Ces vaisseaux si légers

    Qui emportent avec eux

    Les regets, les tourments,

    les attentes inutiles,

    Les contempler et oublier

    Les incessantes questions

    Les fausses certitudes

    Qui rougissent les yeux d'illusions

    Et les ferment sur les rêves avortés !

     

    P1050446.jpgLAC--BIS-LUMIERE.jpg

    S’est éloignée la voyageuse

    Cherchant sa route

    Comme perdue

    Sur celle des nuages gris, si bas,

    Qui entravent le jour

    Avançant toujours plus loin

    Vers ces déserts chauds de lumière,

     Abri des tumultes du coeur,

    Jusqu’aux rivages apaisants

    De la mer.

     

    P1050452.jpgLAC-LUMIERE.jpg

    Illustrations photographiques : bref aperçu du spectacle "Impressions" , sur le" lac de l'ouest " à Hangzhou, (Chine), dont je presenterai d'autres photos. Je précise que celles-ci sont venues en appui du texte déjà écrit et non l'inverse.

     

    LASIDONIE


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    Le rivage n’est plus

    Où reposer ses  rêves

    Imprégné d’or et de rubis

    Qui donnaient aux jours

    Aux nuits

    Tous les Parfums d’un voyage

    Aux escales exotiques

    Dans La beauté du partage

    Qui se croyait unique ;

     

    blog-suite-3495-DUNES.jpg

     

    L’or s’est terni

    Les parfums se sont dissipés

    Les oiseaux indiscrets

    Ont disparu

    Emportant  les mots d'amour

    Captés à leur passage.

    Le cœur blessé, à nu,

    Cherche la nuit des sables,

    Des mers, des océans

    Parmi les ombres grises

    Qui tremblent avec lui

    Dans le silence du temps

       OMBRES P1020890

     

     

     

     

    Lasidonie


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    NOUVEL-AN-2012.jpg-copie-2.jpg

     

     

    Plume libre s’en va

    Au gré des saisons et des mois

    Du soleil et des ombres

     

    Plume libre s’en vient

    Comme poussée par la faim

    De lumières vraies

     

    Plume bien banale

    Qui  compte les pétales

    D’une année vieillissante

     

    Plume qui m’échappe

    S’en va ; je la rattrape

    Pour offrir mes mots souhaits

     

    Afin que dans les cœurs

    L’espoir si souvent déserteur

    Soit leur emblème

     

    En ce jour qui commence

    Ma plume s’en vient, danse,

    Que soit belle la nouvelle année


     

     UNE BONNE ANNEE A CEUX QUI FERONT HALTE ICI .

     

     

     

    SIDO


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    Un texte court ancien revisité( intoduction), parce qu'il correspond à la volonté du moment : être soi-même avant toute chose ;

     

    Pourquoi vouloir plaire
    Et feindre le rire
    Quand le coeur est à la pluie
    Et de chanter n'a que faire ?
    Ou pire
    Que l'air semble absent
    Asphyxiant la pensée ?
    Laisser toute chose aller
    Voir en la nature amie
    L'image de nos misères
    A partager l'espace d'un instant,
    Bref apaisement !

     

    P1030348-PLEURS-FEUILLE.jpg


      La feuille pleure
    Aussi la fleur,
    Toutes mes larmes !
    Un souffle, quelque chose,
    Elles roulent en pluie
    Puis se déposent
    Sur un pétale meurtri,
    Silencieuses
    Perles fallacieuses
    Dénudées de leur charme,
    Vagabondes fragiles
    Inutiles.

     

     

    LASIDONIE 


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  • blog-3242soleil-sur-mer.jpg

     

    Le ciel en habit de lumière

    Invite les vagues au bal du soir

    Et leur propose frou-frou dorés

    Tandis que là-haut

    Les danseurs éthérés, lascifs

    Délaissant leur froc gris

    Pour des costumes chamarrés

    Rivalisent de séduction

    Afin qu'en bas sur terre

    Des yeux éblouis

    Charmés, en oublient de voir,

    De s'attarder sur ce qui , en dedans, fait mal .

     

    Tant de peines à étouffer

    De douleurs à maitriser

    Que de lassitude pour tenter de repeindre

    Un cœur éprouvé, usé, assombri,

    Et  feindre de croire

    Que la nature lui prêtera ses couleurs !

    Chasser les doutes, cependant,

    Pensées cadenassées,

    Au moins un instant,

     Mettre aux  fers l'imdomptable mémoire,

    Et ne laisser en passif spectateur

     Que vivre le regard

    Vers les lumières du bal

    Là-haut.

     

    P1010422-c-de-soleil.jpg


     

    Lasidonie

     


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    P1020117-nuit.jpg
     

     

        Ô ce voyage de la nuit !

    Il me livre sans défense

    Au hasard, à sa puissance !

    Tous mes silences habités,

    Témoins discrets de joie semée,

    D’heureuses haltes partagées,

     Que sont ils devenus ?

    L’ombre vacille, tournoie

    Messagère funeste

    De ce qui n’est plus

    Paroles étouffées

    Petits mots confondus

    Amoureux, oubliés,

    Qui glissent leur défroque

    Dans le hall des souvenirs.

    Et le jour diffère de se lever

    Pour laisser exister

    L’illusion d’autrefois

    Mes pensées s’égarent

    La clarté m’échappe

    Dans ce curieux brouillard

    Je ne vois d’elle,

    Qu’une pauvre chandelle

    Prête à mourir

    Au moindre vent.

    Dans les plis froissés de ma mémoire

     Cheminent des murmures tendres

    Le souffle, aux doux soupirs, ressemble.

    P1020118-solitude.jpg

     

    Peu à peu des sensations nouvelles,

    S’insinuent par fragments

    Effleurement si léger

    Que la faible lumière ne tremble

    Sous son enveloppe ténébreuse

    Et l’aube rieuse, paresseuse

    A son tour s’étire, traîne

     S’enroule, pour épouser

    Les dernières volutes éthérées

     De son amoureuse nuit.

    La lueur se fait caressante aurore,

    Vient apaiser mes peurs

    Délaver les insupportables images

    Sous le regard languissant

     D’un matin qui se prépare

    A cotonner le cœur

    Pour un autre ravaudage !

     

    ********* 

     

        Je traverse une période sombre, très  difficile, aussi Je ne pourrai qu'épisodiquement venir sur blogs , mais je reste attachée à ces liens crées avec vous depuis toutes ces années ; vos visites sont plaisir renouvelé. Merci.

    J'avais préparé deux publications en avance ;  Ensuite... je l'espère, viendront des jours meilleurs !

     

        SIDO

     



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    nuit-dechirure.jpg

     

    Temps d’orage

    Menace, se prépare,

    Mon ciel est de nuit,

    Toile solide, noire

    Tendue sur le cœur, l’esprit.

    Que me vienne l’éclair de rage :

    Qu’elle soit lacérée

    De  béantes zébrures

    Comme autant de blessures

    Et dans ces trouées,

    Enfin apercevoir

    Brièvement apaisée

    A l’aube des ruptures

    Tout là-haut la plus banale,

    La plus infime des étoiles

    L'espoir.

      

     

       LASIDONIE

     

    (à F.)


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      Le 7 juillet 2006 commençait l'aventure de Lunatique ; difficile pour moi de dire si le bout du chemin est atteint : une aventure c'est toujours l'exploration en devenir, ou le constat d'une inutilité ! En route des rencontres se sont faites, défaites ; indifférence, mais le plus souvent regrets ou tristesse pour ceux qui ont pris d'autres chemins.

    7 juillet 2011... à peine le temps...

     


     

    A peine le temps
    De sermonner les yeux
    Pour leur vagabondage curieux,
    A peine le temps
    De voiler tous ces sanglots
    Répondant à l’écho
    Des tristes saisons,
    A peine le temps
    D’écrire en déraison,
    De laisser s’échapper
    Quelque indiscret battement
    De ce qui fait l’intime du soi,
    A Peine le temps
    Et si loin déjà…
    Une parole, quelques mots
    Font revenir
    D’un imaginaire voyage
    Ces souvenirs joyeux
    D’amitié, de partage,
    Qui se mêlent, se croisent,
    Comme des plis soyeux
    Empourprés  de couleurs,
    Celles qui ravissent l’esprit
    Et raniment le cœur,
    A peine le temps
    De revoir ces 5 ans,
    D’esquisser un sourire,
    Et de vous dire

    Merci.

     

    blog 1 2006.2011 Un résumé, mon résumé, en images : du noir au bleu, de la mer étale aux rouleaux sous le vent, du soleil à la nuit...

    Merci à tous ceux qui me suivent depuis le début ou m'ont rejointe, en cours d'aventure.

     

    LASIDONIE


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