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    Proposition m'a été faite d'écrire un poème sur le thème du bleu, pour insertion dans une nouvelle revue amateurs lancée par  TILK link . Me sont immédiatement venues à l'esprit des images de vacances azurées.

      

    Une saison bleue

     

     

    Mon âme traine triste en ce matin d’automne,
    Délacée de ses rêves d’été généreux
    Tandis que rayonnant le ciel affiche  bleu
    Et le corps alangui de délices frissonne

     La mer prend à l’azur sa couleur dominante
    Aussi les volets clos sur les murs blancs au loin
    D’azurite en turquoise ou de saphir marin
    Ces lieux rivalisent de teintes éclatantes

     Mais de pierres bleutées, toutes en camaïeu
    Mon cœur ne peut choisir que celle de tes yeux
    Que mon regard timide en ces instants implore

     Sertis dans mes pensées, cachés dans leur écrin
    Ils en sont le précieux, mais aussi le chagrin
    Du trop beau souvenir de saison mandragore.

     

    crete.jpg (Paysage crétois)

     

    SIDO

    Le 13/11/2011

     

     

     


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     img-1016-nuages-dans-le-soir.jpg

     

    Le ciel lourd aux teintes d'acier

    M'étreint, enserre toute choses,

    Progresse en chevalier armé

      A sa  force rien ne s'oppose !

     

    Sans relâche il pourfend l'espoir

    Chasse les brèves éclaircies

    Qui d'un rêve rosit le soir

    Regagne en un rien la partie

     

        Combat inégal de fureur

        D'effroi. je me sens fêtu frêle.

     L'adversaire dominateur

    Entre gris et noir m'écartèle,

     

    M'arrache à ce qui peint le bleu

    Sur la toile des jours aimée

     Saccage sans pitié l'heureux

    Toute resistance matée !

     

     Pourtant une vibration fine

     Au fond du fond : toujours Subir ?

     Du peu se refaire héroine !

    Maigre victoire, mais choisir !

     

        Voie qui ne se couvre de fleurs !

    Le ciel deploira son armée

    Qu'importe ! Résister aux pleurs,

    Chuter, se dresser, rescapée !

     

        LASIDONIE


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    Vacances, Rencontres, Plaisir, plaisir ou déplaisir d'amour :

    c'est l'été et avec lui le temps des Rediffusions (sur une image nouvelle un poème de 2006)...

     

     

    AIMER

     

    Voyez comme ils s'aiment ! " Dis moi, tu m'aimes "?
    Que ces mots tant répétés, entendus,
    Sont l'envolée de sentiments que sèment
    A tout vent les esprits jaloux, déçus !

     Quel mal se cache derrière ce mot
    Courant dans les chansons de par le monde,
    Faisant gémir poètes en solo
    Pour une brune, une rousse, une blonde !

    Petits mots simples mais si douloureux
    Pour les belles qui de la lune rêvent !
    Elles y croient, à ce futur joyeux.
    Mais un beau jour le voyage s'achève !

    Dis, tu m'aimes ? Le doute, mal qui ronge
    Insidieusement, le temps du soupçon
    Que ne guérissent les premiers mensonges,
    Pour apaiser ou  ne pas dire non!

     

    Etre transporté par un " oui je t'aime " ?
    C’est douce folie, joie d'un court moment
     
    Antienne qui rime comme un poème
    Mais elle n'apporte que vif tourment !
     

    Amour, amant, aimer, toute une histoire
    Pour du chagrin, des pleurs et des sanglots.
    Savoir se noyer dans le dérisoire,
    Des âmes en détresse c'est le lot !
     
     

    Bannir ce verbe, on s’en fait la promesse !
    Pourtant il s’insinue incognito
    Et l’on oublie les anciennes détresses
    A la chaleur qu’il répand à nouveau !

      Aimer 

      la rose qui pleure 1

     

     

    LASIDONIE


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    "Si la joie n'est pas en toi invente la avec des mots et des pinceaux"...

     

    LASIDONIE

     

    provence aquarelle

    (Aquarelle réalisée en 2004)

     

    Le ciel arbore une écharpe nouvelle
    D’un bleu ponctué de blanc éthéré,
    La colline, assoupie, au loin bosselle
    L’air tiédit au premier souffle d’été
     

    Le soleil, de son ocre, fait offrande
    A quelque abri pierreux de promeneur,
    L’air respire le parme des lavandes,
    Sur la terre s’invitent les couleurs
     

    Dans ce coin de nature provençale
    Règne un silence de douce saison,
    Bientôt seront vaillantes les cigales
    Libres de leur chant dans les frondaisons.

     

    Tous les sens sollicités se réveillent
    Titillant peu à peu d’anciens désirs,
    Un espoir confus de joies sans pareille,
    Le triste fond à la chaleur-plaisir.

     

    Et se vide du coeur l'insupportable,
    Que le charme de ces lieux interdit,
    De ces instants je goûte l'ineffable,
    L'imperceptible bonheur de l'oubli.

     

     

    LASIDONIE

     

     

     


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    orchidee.jpg

     

     

    Même heure, même jour
    Hélas d'une autre année
    Et pour faire très court
    Une date laissée

    Au passage des ans
    Sur le corps, le visage
    Et les rêves d'antan
    En un triste message !

    Le temps est un bouquet
    De diverses pétales
    Qu'il nous laisse effeuiller
    De façon inégale !

     

     

    De chacun d'eux sentir
    Parfum irremplaçable
    Avant que de partir
    Dans futur improbable !

      Une date, un anniveraire,
    Pas si terrible rendez-vous
    Que cette ligne imaginaire,
    Demain, comme hier, après tout !

     

    orchidee-passee.jpg

     

    Lasidonie


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    ronde-des-saisons.jpg

     

    C’est étrange, les mots, en ce jour, m’abandonnent
    Me sont hostiles quand je les voudrais amis
    Apparaissent, s’éclipsent, ou bien se désordonnent
    Faisant de mes idées un fatras mal écrit !

     J’aurai voulu  les orchestrer en concerto
    Les assembler, ces musiciens de la pensée
    Afin qu’ils chantent de mon œuvre l’allegro
    Point d’orgue ou contrepoint d’une heureuse journée

    Ou bien qu’ils me tracent les chemins du rondeau
    Petit air désuet qui l’autrefois fredonne
    Mais rajoute au présent un refrain tout nouveau
    Celui des bons moments que le destin nous donne.

     Or, soupir, les voila en fugue ou ronde folle
    Indomptables, libres de ne pas m’obéir
    Fermement décidés à esquiver leur rôle
    Me laissant désarmée de leur rien à m’offrir

     

     Il est des choses qui n’ont point besoin du dit
    Pour exister. Elles tracent en nous leur route,
    De roues en roues du temps ; hier comme aujourd’hui
    Viendront Amour, ivresse, déceptions et doutes !

     Il est au fond des cœurs comme un goût du secret
    A toi d’imaginer, si mes mots prennent fuite
    Un rien suffit parfois pour découvrir la clé
    Mais le code forcé, prend soin qu’il ne s’ébruite.

     Cette musique là, pour toi seul doit chanter.

     

    Lasidonie

     

    N.B : Le sens de la ronde, sur l'image, ne suit pas volontairement la règle habituelle...image des mots partant en tout sens.

     


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    paysage-soir.jpg

     

     

    L’air est doux ce soir le sens-tu
    Comme un léger parfum diffus
    Monte de la terre apaisée
    Que l’orage a fort malmenée

    Par ses assauts inattendus.
    Même le vent rageur s’est tu
    Dans les vieux arbres distordus
    La paix au ciel s’est imposée

    L’air est doux

     Faisons quelque pas imprévus
    Profitons de l’instant ténu
    Où l’horloge semble arrêtée
    Sur la nature parfumée
    Ecoute le temps suspendu

    L’air est doux

     

     

     

    LASIDONIE

     

    Le rondeau, petit poème au sujet simple, parfois amusé, ou galant, est composé de treize vers de dix ou de huit syllabes, sur deux rimes dont huit sont féminines et cinq masculines, (ou l’inverse)selon un schéma imposé : AA BB AAA B/ AA BB A/

    Les 3 syllabes (vers de 8 pieds), ou 4 syllabes ( vers de dix pieds) du premier vers sont ramenées à la fin des 8eme et 13eme vers pour servir de refrain. Le sens doit être enchainé avec ce qui précède et si possible avec une idée différente. 

    A vos plumes les amateurs ?

     Note :

    Le Rondeau voisine aussi aux 14 et 15eme.s. sous une forme un peu différente "le Rondel". Voir mon article ici 

     

    Douce nuit : un rondeau


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      Quelques mots écrits il y a quelque temps pour un ami virtuel ; il regrettait de ne pas être parfaitement en accord avec la prosodie ! Cela me donne l'occasion d'un complément ici

     

     

     

    La poésie

     

     

    On peut toujours écrire d'harmonie :

    Un rythme, des rimes, pour faire heureux

    Suffisent-ils à belle poésie ?

    Que nenni, si le fond se trouve creux !

     

    Déployer sans compter riches atours

    Peut travestir un temps vide carcasse

    Mais feront, des écrits, vrais petits fours

    Gâteries insipides qui nous lassent

     

    Parmi les coquillages le plus beau

    N'est pas le mieux poli par la marée

    Il retient le regard par ses défauts

    Nous plait par ses perles mal exploitées.

     

    Ainsi du cœur qui cherche son chemin

    Dans les ornières du marivaudage

    Ce ballet de mots bien tournés, malins,

    Valets d’une pensée faisant naufrage

     

    La poésie d’un rien sincère nait,

    Les outils en facilitent l’usage ;

    Combien plus touchant ce qui sonne vrai

    Qu’importe maladresses du langage !


     

    P1020135 pluie

    La poésie dans un rien : gouttes de pluie sur de l'acajou... voyage des yeux  à travers elles. 

    Et qui sait, l'objet d'un autre billet ?

     


    Lasidonie

     


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