• J'ai laissé ma plume voler
    Au dessus des champs, des futaies
    Tapis rouge elle a caressé
    Fraîche de gouttes de rosée
     

    Bonheur de folâtrer légère Ma plume
    Avec oiseaux et papillons
    D'effleurer les vertes fougères
    Et frémir au souffle sans nom
     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ma plumeJ'ai laissé ma plume choisir
    Sur l'or, le roux, elle s'enflamme
    Mais je lui devine soupirs
    Quand parmi les mots elle rame

     

     

     

     

     

     

     

    Déjà s'approche la saison
     Des chapeaux tout blancs, sans panache,
    Mais Noël s'affiche au balcon
    Plume ne fera plus relâche

     

    SIDO

     


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  •   

    C'est l'été ... des rediffusions (2006)

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    Laissez-moi donc aujourd'hui vous conter , ce que le hasard s'amuse à créer...

     

     

     

     

     

    La Fleur étrange

     

    Sous un buisson dissimulée 

    Voilà-t-il pas que ce matin  

    Me promenant dans mon jardin,  

    J’ai découvert fleur étoilée !

    Jamais n’avais vu fleur pareille,
     
     

    Bien étrange, venue d’ailleurs,  

    Echouée là par vent joueur.  

    Peut-être l’œuvre d’une abeille ?
     

    Curieuse, je l’ai observée : 

    Pour mon regard ainsi capter   

    Qu’avait-elle de particulier ?  

    Une couleur sans nom, perlée 

    Chatoyante sur les pétales,  

    Tendre ! Me sentis apaisé  

    Du plaisir de la contempler !  

    Non, elle n’était pas banale !  

     L’ai surveillée, ne l’ai cueillie  

    La préservant dans son écrin,  

    L’ai entourée de tous mes soins.  

    Le temps ne me l’a pas ravie ! 
       

    Afin que beauté soit fêtée 

    Fallait trouver un nom joli  

    Sans hésiter cœur a choisi  

    Lors Amitié l'ai baptisée. 

     

     

     SIDO

       


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  •  Sur le rythme impair cher à Verlaine, avec un faux air de Pantoum :

     

    COEUR GALET 

     

    Qu'il fasse noir, qu'il fasse blanc
    Que l'eau soit vague, ou bien écume
    Dans sa fraîcheur, gouttes de brume
    Gouttes de houle, au gré du vent

    Coeur galet


    Gouttes de houle, au gré du vent

    En flot renvoient tous les mirages
    Les écroulent sur le rivage
    Et font du flot galet d'argent

    Et font du flot galet d'argent
    Façonné d'écorchés de rêves
    Comme autant de bulles qui crèvent
    Ou s'envolent au firmament

    Coeur galet


    Ou s'envolent au firmament

    Laissant trace de leur ravage
    Gouttes de pleurs à l'abordage
    Mousse océane en noir et blanc

    Sous la lame en rouleau d'émois
    Qu'il soit muet que le vent tremble
    De cette voix qui te ressemble
    Je vois mon coeur criblé de toi

     

    SIDO

    Reprise d'un poème de 2010 


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  • Quand le regard

    Un regard

     

    Quand le regard se pose
    Au petit point du jour
    Sur, du ciel, les atours
    Le coeur perd son morose,

    Embelli par la teinte
    De l'astre dévoilé.
    Tout en devient flammé
    Tout en garde l'empreinte.

     Quand mon regard se pose
    Au sortir de la nuit
    Sur l'enfant endormi
    Les pensées se reposent,

     S'éloignent les craintes
    Le jour gagne en bleuté
    Les tourments à l'arrêt
    Relâchent leur étreinte,

     Le coeur part en croisière.
    Qu'elle vienne du ciel,
    Ou de l'immatériel
    Apaisante lumière !

    Un regard 

     


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  • Presque tous les commentateurs de l'époque (2007) se sont dispersés ; (une pensée pour ceux qui ont disparu). Je remonte donc ici un poème de saison.

    ***

    Voici, s’avançant à feuilles semées, Octobre.

    Derrière lui traîne ici ou là un air léger

    Echo des joies de fin d’été vêtu de sobre

    Averse ou soleil paresseux se font discrets

     

    A pas comptés notre petit Poucet d’automne

    Progresse dans les champs les forêts et les bois

    Tandis que derrière lui une fée polissonne

    Brouille, chiffonne, provoque de magiques émois

     

    Au spectacle étonnant d’une métamorphose :

    Notre mystérieuse alchimiste a chargé d’or

    Le sombre des ramures, costumé toutes choses

    Fait rougeoyer, flamber le plus lointain décor !

     

    Un automne

     

     Saison de proche mort, disent certains poètes

     Chute des feuilles, page des ans et des amours

     Fragiles ! Pourquoi pas célébration d’une fête

     Qui créera dans la danse l’oubli du toujours ? 

     

     Dés le printemps la fin s’inscrit dans toute vie.

     L’attendre, la devancer, ne change pas la loi.

     Les yeux ouverts sur la nature épanouie

     Atténue du destin l’insupportable poids.

     

     
     SIDO
     


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  •  

    Poésie des ombres je te lis
    Dessinée sur le doré du sable
    En formes éphémères, impalpables
    Quand  l'oiseau vole bas, indécis

    Je te vois sur la terre accablée
    Par les rayons brûlants du midi
    Lorsque se penche le tronc vieilli 
    sur des langues bleues démesurées
     

    Poésie des ombres

     

    Sur un mur vierge tout en finesse
    Installée, en léger dentelé
    Quand le frôle, tendre, le pécher
     De ses rames chargées de  promesse 

     


    Ombres sans poésie je vous sens
    Dans le  lourd silence des ruelles
    Arpentées par des esprits rebelles
    Tandis que se meurt le halo blanc, 

    Au profond des nuits sans lune libres
    De posséder l'esprit impuissant
    Rôdant sans répit jusqu'au levant
    Jusqu'à saccager le goût du vivre

    Ainsi ballottés vont les humains
    Tiraillés par des attraits contraires
    Projetés vers l'ombre ou  la lumière
    Et la vie s'échappe de leur mains !

     

    SIDO

     


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  • Silence et solitude, sonnet



    Encore une autre aurore, et son odieux cortège

    De gestes routiniers ; au réveil, échapper,
    les pensées remisées au jour à commencer.
    Prolonger la non vie, qui la douleur allège

     Froide nappe d'effroi, encore le silence.
    Il se répand, sournois, puissant révélateur
    des solitudes vraies ! Arme contre les pleurs
    Ô le bruit, déployé comme une autodéfense,

     Parodie de présence, un bon succédané
    De vie. Ô bruit d'ailleurs, un rempart érigé
    contre l'absence, l'angoisse du vide, immense !

    Volets clos, yeux fermés, réclamer l'autre nuit,
    Du bal des souvenirs pouvoir refermer l'huis
    Jusqu'à l'aube neuve, bousculée par leur danse.

    SIDO

     


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  • Haïr, aimer, déchirure

     

    Un ancien film revu " , marquant , tiré d'un roman de G. Simenon : " le chat" ( J.Gabin, S.Signoret ) m'a suggéré un poème (sans qu'il soit descriptif du scénario).

    DECHIRURE

     Se détester pour tous les renoncements,
    Ces refus d’imaginer du sens aux journées
    Abandonnées, tristes, aux longues heures égrenées,
    L’esprit accroché aux exploits d’un autre temps. 

    Se détester pour ces acides rancoeurs
    Entretenus à plaisir, triste nourriture
    D’un quotidien destructeur, jetée en pâture
    A l'un, à l'autre, peu importe, avec aigreur.

     Se détester pour des coups d’éclats violents
    Incontrôlés, déchaînés, des révoltes folles
    Répandues en un flot stérile de paroles
    Ressassées, inlassables assauts d'un torrent.

     Se détester aussi de se rendre exutoire
    De grand mal-être, de sentiments exclusifs
    Exprimés par dépit en propos agressifs
    Générateurs épuisants de guerre oratoire.

     Mais ce qui accroît le mal, pousse à se haïr
    Au-delà des mots, des gestes sans retenue,
    C’est l’enfermement dans un cercle sans issue
    Où le pire s'affiche en unique avenir. 

    Pourtant comment oublier toutes les années
    D'une vie, ses joies et ses plaisirs, les bonheurs,
    les chagrins partagés, et combien de douleurs !
    Haïr, aimer ? une éternelle mélopée !

    SIDO


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