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    Bientôt Printemps

     

    Fleurs en bouquet, corolles blanches
    Se sont endimanchées d'azur,
    Et dans les délicates branches
    Font broderie d'un ciel très pur.

     Petits boutons, boutons timides
    Un peu partout pointent leur nez
    Ouvrent un pétale et bien candides
    Par le soleil se croient gâtés

     Hélas, il est imprévisible
    Parcimonieux et capricieux
    L'astre roi, puissant, insensible
    Aux saisons, leur enjeu précieux !

    Bientôt Printemps


     
    Les mimosas viennent d'éteindre,
    A peine, leurs lumières d'or,
    Mars assoit ses humeurs sans craindre
    Fâcher les espoirs de tout bords  

    Mais Cigognes ici, oh cigognes
    Là-bas perchées ! Pour faire nids
    Dans les hautes branches besognent
    Quand tout est encore assoupi !

    Printemps, printemps, fi des grisailles
    Gaieté, gaieté, chantent les coeurs,
    Adieu le froid qui nous assaille
    Bientôt viendront les jours meilleurs

     

    Bientôt Printemps



    Bientôt Printemps

     

     

    Sur l'autre blog , un canevas printanier vous attend






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  • Un de mes tout premiers poèmes sur blog en 2006 ; revu et remanié pour respecter le rythme syllabique choisi ( descente en 12,,8, 6, 4, et remontée inversée, 4,6,8,12), de même pour la photo volontairement floue au départ.

     

     

    Mon cinoche 

    CINEMA

    Etre heureux !
    Cela tient à si peu ! 

    L’esprit en noir et blanc faisait son cinéma :
    Hier ? Pellicule blanche ;
    Demain ? une avalanche
    Là, devant moi
     



    Mais un mot lu,
    Et les blessures folles
    Cicatrisent d’une parole !
    S’enfièvre de joie neuve le cœur mis à nu.







    Mon cinocheJour radieux
    Le film de la mémoire,
    Se déroule en couleurs de gloire
    Dont l’âme rieuse re-invente l'or bleu !

     Etre heureux !
    Cela tient à si peu !

     

     

    SIDO





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  • L'image créée, support de ce poème, vous la verrez en grand format ici :

    http://lunatiquebleue.ek.la

    Mon rêve m'entraîne vers le dédale offert
    où l'esprit éperdu erre entre ombre et lumière
    Parmi les formes longues, audacieuses, fières
    Qui grignotent le sol cruellement désert

     Géométrie sèche sur fond de ciel changeant
    Par un soleil d'hiver à peine réchauffées
     Ici ou là glacées par de blanches traînées,
    Un univers sans âme, au contact effrayant !

    Ce rêve est sur ma toile, imprégnée de couleurs
    Qui par un jeu subtil de lumière fondue
    De contrastes forcés, attirera la vue,
     Pourquoi pas l'attention, de quelques amateurs  !

     

    De la photo au poème, l'abstrait en mots

     

     

    SIDO

     

     

     








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  • Quatre vers  qui servaient d' illustration en 2007 sont devenus poème complet d'aujourd'hui...

     

    Ma vie défile en négatif
    Comme pale image inversée
    Pour adoucir les tons si vifs
    De rêveries énamourées,


     
       Atténuer le rouge et l'or
    Brûlants tisons, éclats de flamme.
     D'un feu mourant en désaccord
    Apaiser les tourments de l'âme !

     Je vois ma vie en gris et blanc 
    Immense glacis ou bien neige
     Que teinte le vert par moment,
     De quelque illusion le manège !

     Ô pouvoir encore décrocher
    Le pompon qui là haut s'agite
    Comme l'enfant émerveillé
    D'une incroyable réussite

    Est-il un pompon aujourd'hui
    Dans les manèges ? Joie passée,
    Seul reste  rêve en confettis,
     et de ma vie les fleurs séchées.

     

     

    SIDO

     

     

     

     

     

     





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    Et si l'imaginaire vous tente  allez faire un tour  : ICI




     


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    Mélancolie



    Que de poètes t’ont chérie, Mélancolie,
    Ont trainé leur âme dans tes nuages gris !
    Tu protèges en douceur les rêves de jadis,
    Ravives la couleur des images palies.

     C’était le temps magique des hésitations
    Des premières questions, de toutes les audaces ;
    Mille projets : aux doutes rien ne laissait place
    Les pensées folles s’agitaient en tourbillon.

     Le cœur palpitait à l’approche de minuit
    Entente partagée, bavardage à l’envie,
    Petits secrets, banalité, rien que la vie !
    Ce fut des confidences le moment béni.

     Mais pour un seul nom que d’attente, d’espérance !
    Le fardeau était lourd, je l’avais trop chargé
    Et me voila ployant sous le poids des regrets
    A la recherche du passé, comme en errance.

    S'égare mon esprit dans un brumeux parcours.
    Ecarte de moi ton voile, mélancolie
    Que surgissent de mes trop grises rêveries
    Quelque effluve joyeux de mes anciens beaux jours  !


    SIDO








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    UN LONG CHEMIN

    Dans la pénombre qui s'installe
    Sur le long chemin désert s'arrêter,
    En vain chercher une trace amicale,
    Un écho, dans le silence, implorer

    Sur le chemin rien d'autre que soi-même
    Ses pensées, un voile devant les yeux
    Qui embue le coeur, au plus profond sème
    Les mauvaises tentations de l'adieu

     Machinalement relever la tête
    Machinalement tourner son regard
    Vers cette ligne où l'horizon s'arrête
    Sorte d'invite au fini, au départ


    Soudain voir dans la brume déchirée
    Resplendir le soleil en son coucher
    Enflammer les nuages, les futaies,
    Mélanger les rouges, les ors, l'oranger


    Vision banale en forme de message
    Sur le chemin arpenté sans répit :
    Pouvoir s'émerveiller reste le gage
    De lumière offerte au coeur assombri

     Sous un ciel encore éclairé se dire
    "Ouvre les yeux, ôtes en le bandeau
    Détourne les de la nuit qui t'attire
    Regarde et sois sûr : demain sera beau"

     

     

    SIDO


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    ELLE CHANTE

     

    Elle chante les sables blonds comme les blés
    Ondoyant sous le souffle tiède de l’été,
    Elle chante  l’infini des houles de dunes
    Sœurs de la vague océane éclairée de lune.

    Elle chante les ors du soir à l'horizon
    Palette surchargée d'un peintre sans renom,
    Coloriste audacieux oeuvrant sur l'éphémère.
    Elle chante le ciel, des astres le mystère.


    Pouvoir des mots

    Pouvoir des mots


     Elle chante, elle chante la joie d'un regard

    Porté sur la nature quand le jour sans fard
    Signe le gris du coeur qui peu à peu chancelle,

    Drape les ombres noires en mon esprit.
    Elle me chante, la muse, "viendra l'oubli
    Par les mots", en interminable ritournelle.



    SIDO


     


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  • Mon corps anesthésié rechigne d'affronter
    Ses ennemis tenaces, neige vents et pluie
    Dont les armes en aiguille aiment à percer
    Les os, et de se battre lui ôte l'envie !

     

     Pourtant en séducteurs ils font naître tableaux
    Attrayants : perles à profusion, translucides,
    Aux âmes poètes offertes en cadeau,
    Souillures effacées sous la blancheur perfide

     De paysages clairs, au silence ouaté
    Uniformément lisses, ou bien énigmatiques
    Propres à réveiller des curieux l'intérêt,
    A leur faire oublier l'envers du féérique !

     

    Les armes ennemies se croisent un beau matin :
    Averse sur le blanc manteau, bourrasques rudes,
    Et craquent les perles, les miroirs cristallins,
    Dans cet âpre combat le décor se dénude.

     Que triomphe Printemps pour ramener gaîté
    Repoussant de l'hiver le froid et la tristesse,
    La noirceur des pensées ; Que vienne, bien-aimé,
    Mon généreux soleil et sa chaude caresse,

     Pourfendeur des frissons, des membres en torpeur,
    Que la lumière de ses rayons aiguillonnent
    La nature assoupie, pénètre aussi les coeurs,
    Heureux d'entendre enfin la vie qui re-fredonne.

     

     

     

    LASIDONIE

     


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