•  

     Hors aimer, il y a du salut

     

    Le bonheur est il dans le verbe aimer
    Conjugué au singulier, sans partage,
    Chargé du poids des rêves avortés ?
      L
    e concevoir ainsi ? Rien que mirage !
    L'imaginer ailleurs, sans abdiquer.

     Saisir de l’instant l’infime parfum
    Le laisser envahir le corps et l’âme
    Accueillir la caresse des embruns
    Ou bien attendre que les cieux s’enflamment
    Tel sera le salut pour quelques uns

    Pour d'autres se jouer de l'ennemi,
    Le temps ;  Le dévorer jusqu'à son terme
    Se jeter dans l'action, trouver l'oubli
    Dans l'utile, la seule terre ferme
    Pour ancrer ses joies, quel qu'en soit le prix.

     Amour séduit puis épouse souffrance
    Gardons le, s’il se peut, bien à distance,
    Ainsi naitra bien-être, sans autrui,
    D'un paisible soi-même enfin conquis. 

     

    LASIDONIE

     


    12 commentaires
  •  Je reviens sur ce thème de circonstance, cette fois sur un  ton différent  de celui de 2008   le poème ici

    
    



    J alon de février, toujours
    E
    stampillé quatorze : ce jour
    V
    ient aux mémoires endormies
    O
    uvre la porte aux désunies
    U
    tilise tous ses attraits
    S
    éduisant de félicité.

    A
    yant force tambours, lubie,
    I
    nvite les "Avec Amour",
    M almène les coeurs côté cour
    E n proposant mille folies

    V ouloir par conformisme ambiant
    A
    mour, ou passion des amants,
    L
    ibérer les paroles tues
    E mbrasser - nulle retenue,
    N
    i gêne - une opportunité,
    T ourmente les infortunés !
    I vresse de publicitaire ,
    N
    arguilé pour ceux qui espèrent
    S
    éduire toujours l'être aimé

     

    Valentins... en acrostiche...je vous aime

     

    14/2/2013 Lasidonie : Je vous aime, ValentinS

     


    11 commentaires
  •  

    LA VIEILLE DAME AMITIE 

     

     Notre amitié a pris des rides

    Comme larges sillons creusés

    Par le temps, ses brutalités,

    Dans les mornes terres arides

     

    (Sud Tunisie, Zone désertique

      desert-panor.jpg

     

      Le silence jour après jour

    Bâtit fossé d’indifférence.

    Aux nombreux signaux de souffrance,

    Aux appels, le cœur reste sourd !

     

    Abolir du temps les ravages,

    Reformer ces bulles d’heureux

    A l’ombre de tous les curieux,

    Que ne donnerais-je en partage !

     

    De notre amitié j’ai grand deuil,

    Je la croyais forte, éternelle,

    Fleur hors saison, exceptionnelle,

    A choyer jusqu’au dernier seuil,

     

     vieille amitié

     

    Mais le réel s’impose à moi

    Petite mort non annoncée

    De ce qui fut ! Fleur enterrée !

    Naitre, finir, telle est la loi.

     

    Notre amitié est vieille dame

    Usée, qui s’oublie dans l’oubli,

    Se perd, sous un ciel obscurci,

    Et tremble pourtant dans mon âme.

     

     

     

    Ecrit en pensant à tous ceux, celles, qui sont restés un temps sur une route,  puis sans un mot ont tourné la tête, ont continué leur chemin, loin, ailleurs. 

     

    LASIDONIE (2012)


    16 commentaires
  •  

      

     

     "Le coeur le plus sensible à la beauté des fleurs est toujours le premier blessé par les épines."

    Thomas Moore

     

     

      bouquet-peinture.jpg

     

     

     

     

    A vous, amis de toujours qui passent,

    A vous, anonymes visiteurs,

     Témoins bienveillants de mes angoisses,

    Ce simple, charmant, bouquet de fleurs.

     

    Ce fut une impulsion vespérale :

      De blancs gypsophiles délicats,

    Marier les iris sur une toile,

    Célébrer de l'amitié l"éclat,

     

    En Ranimer la subtile fleur

    Chaleureuse mais combien fragile !

      Quelques vives touches de couleurs

    Simplement, et sans effet de style.

     

    Contre l'oubli, le triste au-revoir,

    Prolonger la vie de l'éphémère,

    Ce sera comme note d'espoir

    Fixée d'un pinceau imaginaire !

     

     

     

     

     

    LASIDONIE

     

     

     

     

      Je précise que ce " tableau" est une photo que j'ai retravaillée  façon peinture...


    14 commentaires
  •  

    guitare mélancolie

     

     

    Pleure pour moi ô guitare
    La mélancolie des jours
    Et le temps qui me sépare
    Du dernier de mes amours

    Que vibrent tristes tes cordes
    Dans la pénombre du soir
    Quand  les pas se désaccordent
    Et que gémit l’au-revoir

     Tes accents diront ma peine
    Au rappel de ce qui fut
    De la ruse des sirènes
    Du miel des aveux reçus

    Du séduisant des promesses
    Du cruel des faux élans !
    J’entends notes de détresse
    Dans les plaintes de ton chant

    Pleure avec moi ô guitare
    Le sans pitié du destin
    Et le temps qui me

     

    LASIDONIE

     


    13 commentaires
  •  

      Le coeur humain serait-il condamné à  toujours osciller entre des sentiments contraires ?

     

    21022012142BIS.jpg 

    Cœur étreint ; le monde se vêt de noir,
    La douleur est acier tranchant,  tenailles
    Puissantes ; le clair du désormais fouaille
    Torture, en incessants coups de boutoirs
    Dans le miroir, des ombres de l’outrance
    Plus de trace ; juste un pâle reflet
    De cyclones lointains, qui disparaît.
    Les yeux ne distinguent plus leur présence
    Balayée par le vivre ce qui est !
    Le souffrir fait oublier d’autres peines,
    Les incompréhensions, les cris de haine,
    Le mal-être d’amour tôt malmené.
    Ne reste que l’auréole d’avant !
    Bonheur inconscient au fil des années
    Fait de joies simples, trop peu mesurées,
    Qui refait surface dans le  présent !

    P1030953BIS

     Est venu le temps du voudrais refaire,
    Modifier l’enchainement du mauvais,
    De la rage des atouts saccagés !
    Infructueux jour de juste colère.
    La pensée tourne en rond cherche l’erreur,
    Les responsables des chemins choisis,
    Imagine ce qu’on aurait pu, Si.
    Pièce in-rejouable, de piètre auteur !
    Entre rejet, émotion revenue,
    Mon cœur oscille, pendule vieilli
    Marquant l’angoisse à vivre l’aujourd’hui
    Dans la certitude des joies  perdues.

     

     LASIDONIE

     

     


    12 commentaires
  •  

     

     

    nocturne-1.jpg

     

       Pierrot attend, patient, son bel astre de nuit

      Les yeux levés, son coeur, à sa clarté, sourit :

       Elle le fait vivre, parfois le désespère

       Mais avec elle, miracle, le charme opère

     

       Ainsi quand le regard de l'improbable ami

       Se charge, s'empare, de nos regards conquis

      Les mots sont superflus, disparaissent, inutiles

      A notre tour, en nous, le Pierrot joue l'idylle,

     

    nicole_yeux_bleu.jpg

     

    Rêve qu'une lueur s'est allumée pour lui

    Afin que son éclat soit le signe compris

    D'un bonheur en écho, d'un merveilleux partage,

    Pour, des trop longues nuits écrire une autre page !

     

     

    Nous sommes Pierrot  fou, l'amant ensorcelé

    Pleurant un beau matin le regard détourné

    Puis un beau jour chantant la petite étincelle

    Surprise par hasard dans des yeux qui appellent !

     

     

    LASIDONIE  

     

    ("les yeux  parlent d'un temps-Sido," bien au-delà du temps !!)

     


    8 commentaires
  •  

    Le premier jet d'idées conduit souvent "au laisser écrire" dans une forme qui ne s'embarrasse pas ou peu de la technique.

    Celle-ci, lorsqu'elle s'en mêle, offre aux mêmes idées un costume différent.


    J'ai tenté de montrer ici les deux habillages d'un poème dont le seul point commun technique est le vers impair si prisé de Verlaine.

    Pour le 2eme poème la nécessité de l'alternance de rimes et le maintien de l'impair (13) conduit à modifier certains mots, ou bien à en changer l'ordre dans le vers, mais en respectant l'idée.


    Ex : pour garder "fange noire", le premier vers se terminera par "l'impossible à croire".

     

    Une lecture attentive ou à haute voix met en évidence le côté "musical" de la forme classique.

     

    IL Y A

     

    O pouvoir me désalourdir  de ce qui m’obsède

    Me maintient m’emprisonne dans une fange noire

    Tout mon être éprouvé ploie sous les coups assénés

    Du sol mouvant  mes yeux ne peuvent se décrocher

     

    Il y a lui, tyran inconscient, insatisfait

    Pressé de fuir, recueilli dans un autre univers

    Au langage mystérieux d’anonymes fantômes

    Dont je suis la seule à détenir le code, la clef.

     

    Rôle écrasant insupporté, bouffeur d’une vie

    Qui s’imaginait, comme paquet-cadeau ultime,

    Enrubannée de multiples tout petits bonheurs

    Simples, modeste réconfort de la dernière heure

     

    Ma tête éperdue s’affole d’images cruelles

     Le cœur trop sollicité se vide de son miel

    Et dans cette avalanche qui déboule, m’emporte

    L’esprit révolté enrage du sort qui s’acharne

     

    Mais il y a Toi et Toi ! Le penser m’ allège un peu

    Vous dire éloigne de moi les pires tentations

    Un peu de ma souffrance s’efface par vos yeux

    Qui refusent aux noirceurs le besoin d’exister

     

    Respiration d’un instant, d’une brève seconde

    Le coeur battant au rythme de l’horloge accordé

    Avant de m’en retourner poursuivie par les ombres

    Dans un monde insaisissable, ô combien redouté.

     

     

    P1050128BIS.jpg

    ( région de Longsheng, Chine) 

     

    A VOUS

     

    O pouvoir me dégager de l’impossible à croire

    Qui me tient, m’emprisonne dans une fange noire,

    Tout mon être éprouvé ploie sous les coups assénés,

    Du sol mouvant  mes yeux ne peuvent se décrocher.

     

    Il y a lui, tyran insatisfait, inconscient

    Pressé de fuir, cueilli par un autre maintenant

    Au langage mystérieux d’anonymes fantômes

    Aux blessures dont moi seule, las, détient le baume.

     

    Rôle écrasant insupporté, bouffeur d’une vie,

    Qui s’imaginait, comme paquet-cadeau d’amie,

    Enrubannée de multiples tout petits bonheurs

    Modeste réconfort des inévitables peurs

     

    Ma tête éperdue s’affole de flashs durs, cruels,

     Le cœur trop sollicité se vide de son miel

    Et dans cette avalanche qui déboule, m’emporte

    L’esprit révolté enrage du sort qu’il supporte

     

    Mais il y a Toi et Toi ! Je vous pense, vous, là,

    Vous dire, et le pire du ciel s’éloigne de moi

    Un peu de ma souffrance dans vos regards s’efface ;

    Mes yeux chargés de noir, par les vôtres, au clair, font place

     

    Respiration d’un instant, d’une brève seconde,

    Le cœur en paix battant l’horloge d’un autre monde

    Dont il faut,  poursuivie par les ombres, s’éloigner,

    Jetée dans l’insaisissable ô combien redouté !

     

    Mais il y a Toi et Toi...

     

     

    P1050049MONTAGNES.jpg(Région de Longsheng, Chine) 

     

    Lasidonie


    11 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique