•  

    Je fais remonter un sonnet paru en 2008 ; mon blog étant ancien beaucoup de ces poèmes sont recouverts de la poussière du temps ; à l'ère du jetable, du vite passé, avoir l'envie de fouiller dans les tiroirs se perd...Le voici donc , relooké pour les images ( Vietnam)
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    Langage secret, un sonnet pour sons nés...

     

     

    Quand la solitude me conduit au silence
    Ô que j’aime entendre le langage muet
    Qui se formule secret, sans nulle insistance,
    Vibrant de sons nouveaux dont je détiens la clé.

     

    Ils enchantent le coeur d’une douce musique
    Dont  blanche partition ne s’écrit que pour moi.
    Comme notes les mots, au travers d’une voix,
    Peu à peu s’assemblent en symphonies uniques.

     

    Se découvrent chantant les secrets merveilleux 
    Vagabonde l'esprit dans l’infini des cieux
    Parfois  draperie d'or ou  légères dentelles.


    Langage secret, un sonnet pour sons nés...

     

    Par cette  étrange aria mon silence est rompu
    Tout s'est tu mais les airs, je les ai entendus !
    Mon cœur a dû rêver, au frôlement d’une aile !

     

    Langage secret, un sonnet pour sons nés...

     

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  • Danser jusqu’à en oublier
    Que le temps aime à se jouer

     
    De nos peines de la souffrance
    Pour mieux donner en alternance

    Quelque prix à ces brefs instants 

    Inattendus et surprenants
    Quand l'esprit fatigué
    Se surprend à chanter


    Pour un trait de lumière
    Dans une aube première
    Et se met à danser le temps 

     

     

     



    Au rythme d'un autre Présent

     

     

     

    SIDO

     

    Et si vous terminiez votre visite sur le blog de  création photographique ?
    C'est ici :  "Vision d'une nuit"

    http://lunatiquebleue.ek.la/:


    4 commentaires
  •    

     

    Reprise d'un très ancien poème 

     

    Silence d'une voix

     

    La voix du silence

     

     Le silence,  effroyable vêtement de deuil,

    Pèse indéfiniment sur ma banale histoire

    Façonnée de sable, brisée sur les écueils,

    Allant en naufragée de déboires en déboires.

     

    Ta voix choisit le vide, de mon sort décide.

     

    Les mots me harcèlent du besoin d’exister

    De peindre du vieux cœur les brefs sursauts de vie

    A quoi bon leur céder s’ils ne sont écoutés

    Leur écho, sur moi seule, sonne tragédie

     

    Feindre l’indifférence, étouffer ce qui pleure

    En soi de n’être pas compris, se résigner

    En luttant chaque jour, ou bien penser « je meure ».

    Du trop plein de chagrin vouloir se délester.

     

    Ta voix s’est éloignée, de moi s’est détournée.

     

    J’ai recouvert de noir mes feuilles inachevées

    Afin d’insignifier les traces de mes bleus

    Mais  au soir de ma vie je les ai retrouvées

    Encore vibrantes d’indéfinis heureux.

     

    Le silence ne les peut empêcher de  dire !

    Bien cachés sous le voile, entend les murmurer

    Les  soupirs interdits, les désirs en délire ;

    A vivre ensevelis tu les as condamnés.

     

    Ta voix s’est tue,  la mienne s’est perdue.

     

    L’effroyable silence pourvoyeur d’oubli

    Du cœur un orateur, souvent un tortionnaire

    Se plait à se jouer des rêves éconduits

    D' histoire trop banale au parfum délétère.

    Silence d'une voix

     

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    N'étant pas encore bien "au clair" avec moi-même  j'avoue manquer de punch pour aller vous voir, vous qui fidèlement venez me lire.  Je m'efforce de garder avec l'écriture, la photo, une sorte de complicité "amicale " !

    Merci à vous

     

    SIDO 

     


    4 commentaires
  •  
    Un poème paru en 2009 qui pour moi n'a pris... que mes rides

     

      

     

    Liqueur amère

     

    Versez, versez moi de cette liqueur divine

    Aux reflets dorés dans la coupe cristalline

    Que tournoie ma tête, que chante mon esprit

    Pour l’homme et la femme, par l’amour réunis.

     

    Versez encore de cet étrange breuvage :

    " Ô J'ai froid " : une voix parvenait de l'ombrage

    Une autre reprenait " serre-toi contre moi

    Ma large pèlerine t’enveloppera".




    Et coule dans les veines, coule le nectar

    File la rêverie, qui défie le hasard

    Avec les mots d’amour, la tendresse voilée,

    Des amants chuchotant dans les bulles moirées,


    Que tourne ma tête, que gémisse l’esprit

    Car s’insinue en moi un vieux philtre maudit :

    L’Amertume, des jours dégrisés l’orfèvre !

    La vue se brouille, la coupe vide à mes lèvres

     

    Les prismes des cristaux ont la morne clarté

    Des blafards soirs de lune aux amours abîmés

    Comme le ru qui sous terre finit sa course

    Ô que de mes pensées se tarisse la source !

     

    SIDO 2009

     


    3 commentaires
  •  

    "J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans "    Baudelaire

     

    Reprise de 2007 : Une petite balade toute en rimes masculines, entorse aux règles poétiques classiques, mais non dépourvue  de sens !

     

     


     

    Balade pour un coeur

     

    Les jolies fleurs

    Ont desséché

    Dans le bouquet,

    Comme mon coeur

    Ratatiné.

     

    Oiseaux d'ailleurs

    Déçus, lassés,

    Ont déserté,

    Comme mon coeur

    Trop délaissé !

     

    Et le bonheur

    S'en est allé,

    M'a oublié,

    Comme mon coeur

    Si épuisé!

     

    Adieu mon coeur !

    Fais toi raison

    Mon compagnon !

    Adieu lueur?

    O ! Et puis, non !

     

    Tiens bon, mon coeur

    C'est du passé !

    Bientôt l'été ;

    Gaîté, chaleur

    Tu vas trouver.

     

    SIDO 


     

     

    LASIDONIE


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  •  

    LE SILENCE

     


    Une voix se taitRonde des nuits, des jours  silence,

    Longues heures à enjamber,

    Escamotées, sans nul attrait,

    Au cœur Infligent épreuve immense.


    Au-delà de l’espace

    Ce fil, lien si ténu,

    S’en trouve interrompu.

    Le vide me fait face. 


    De tes jours tu m'effaces !

     

    Notre musique se languit

    Compagne  de ma  solitude,

    Pour mon chagrin bref interlude,

    Moment de répit par l’oubli.

     

    Puis très vite l’absence

    De ce qui fait le miel

    Des jours, leur essentiel,

    Réveillent ma souffrance.
     


    Sans ta voix rien n’est mélodieUne voix se tait

    Je  plonge dans l’abîme noir

    De l’impossible à concevoir :

    Une belle histoire en charpie !

    Fais-moi un signe, je t'en prie !

     

    SIDO 

    05-2005
     

     

     

     

     


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  • CHOISIR

      

    Du noir au blanc : choisir


    Voici venu le temps d'oublier le ciel noir

    De refuser d'endosser son manteau de deuil
    L' attirant protecteur de tous les désespoirs
    Il m'enveloppe d'une froideur de cercueil !

     Voici venu le temps d'un azur éclairci
    Celui de la blanche lumière d'un " je peux",
    Aube naissante pour un nouvel aujourd'hui.
    Mais de mes liens,  saurai-je défaire les noeuds ? ?

    Du noir au blanc : choisir


     Se dire "je le peux", s'en convaincre ; pourtant

    Tiraillée la souffrance me tient : Je chancelle
    Poussée par vents contraires ; le Noir ou le blanc
    Rivalisent d'attraits ; l'un et l'autre m'appellent...

    J'entends, il me faut choisir, est venu le temps

     

    SIDO - poème 2006

     

    Remarques  de composition : les 2 premières strophes en rimes  toutes masculines : un choix en accord avec la pesanteur évoquée, la 3ème en alternance - hésitation- se terminant sur une féminine en sonorité évocatrice

     


    6 commentaires
  • Verlaine ne m'en voudra pas de m'inspirer de son ciel, sous un autre angle, et sans prétention !! Les premiers vers de son poème  me sont venus en tête devant un coucher de soleil...et je les ais fait miens...

     

    Verlaine en tête

     Le ciel est par dessus les cimes
    Rose tout doux,

    Les ombres par dessus les cimes
    Ont rendez-vous

    Verlaine en tête

    La futaie, dans le soir sublime
    Se tait, s'endort
    Mon coeur dans le soir sublime
    Aborde au port.

     

    La nuit, la nuit s'offre, m'appelle
    Ange ou démon
    A cette éternelle querelle
    C'est l'abandon

     

    Aurore, dis, quand je chancelle
    Cherchant appui
    Dis, l'aurore, quand je chancelle
    fait toi rubis !

     

    Verlaine en tête

     

    SIDO  26/11/2015

     

    Le ciel est, par-dessus le toit,
    Si bleu, si calme !
    Un arbre, par-dessus le toit,
    Berce sa palme.

    La cloche, dans le ciel qu'on voit,
    Doucement tinte.
    Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
    Chante sa plainte.

    Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là
    Simple et tranquille.
    Cette paisible rumeur-là
    Vient de la ville.

    Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
    Pleurant sans cesse,
    Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
    De ta jeunesse ?

     

    Paul Verlaine

     


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