• Qu'il fasse noir, qu'il fasse blanc
    Que l'eau soit vague, ou bien écume
    Dans sa fraîcheur, goutte de brume
    Goutte de houle, roule le vent

    Goutte de houle, roule le vent
    Renvoie en flot tous les mirages
    Les écroule sur le rivage
    Et fait du flot galet d'argent

    Et fait du flot galet d'argent
    Façonné d'ecorchés de rêves
    Comme autant de bulles qui crèvent
    Uu s'envolent au firmament

    Ou s'envolent au firmament
    Laissant trace de leur ravage
    Gouttes de pleurs à l'abordage
    Mousse océane en noir et blanc


    Sous la lame en rouleau d'émois
    Que le vent soit silence, qu'il tremble
    D'une voix qui te ressemble
    Je vois mon coeur criblé de toi.


    Lasidonie





     



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  •  

    Quatre vers en commentaire pour une image de Michel GONNET  link  m'ont donné l'envie d'en compléter l'écriture. L'illustration m'a été offerte par Alain BARRE ici  link 

    que je remercie et dont je recommande le site aux amoureux des grands voyages.

     


    J’ai cru

    Photo A.Barré


    J’ai cru voir un signe dans un berceau d’azur

    Protégé des assauts de bien tristes nuages

    Des ailes insouciantes en avaient fait leur page

    Et d’un vol dessinaient un chant d’amour obscur

     

    La trouée dans le bleu semblait être une invite

    A partager l’espoir d’un futur renouveau

    « Sous un autre soleil », semblait dire l’oiseau

    « Jamais, pour un autre aimer,  le cœur ne s’effrite .»

     

    Doit-on croire les signes des oiseaux, en somme ?

    Voyageurs de l’espace, amoureux incertains

    Aujourd’hui une branche, puis l’autre demain.

    De là haut que savent-ils de l’amour des hommes !


      Photo Alain Barré


    Conduits par leur instinct, ils tracent leur chemin.

    Petit Prince du conte reconnaît sa rose

    D’autres ont dans leur cœur tant d’eau qui se dépose

    Qu’elles n’entendent plus de l’oiseau le refrain.

     

     

    Mes yeux cherchent en vain cette éclaircie promise,

    Se voile à mon regard  le fenestron bleuté,

    Il pleut sur les roses, dans les jardins fripés,

    Le ciel a étendu sa couverture grise.

     



    Un orage puissant charge furieux l’éther

    Roulant, tonitruant sa partition funeste

    Mais j’ai cru voir dans une zébrure le zeste

    D’un bleuté envoilé et de signes offerts.

     

     

     

    (Photo montage sido )



    LASIDONIE

     

     


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  • DORMIR

     

    Toi que le hasard a mis sur ma route

    Toi qui t’en es allé

    En décidant « machine arrière toute »

    Un sombre jour d’été,

     

    Toi qui trouva bon et sans crier gare

    De colorer mes mots

    D’une joie dépassée, naïve, rare

    Dans l’oubli du fardeau,

     

    Pourquoi as-tu resurgi dans ma vie ?

    Sais-tu comme est cruel

    De réveiller les idées endormies

    D’en battre le rappel ?

     

    Tu as fait refleurir les pensées mortes

    En un printemps indien

    Quand déjà l’hiver était à la porte !

    Illusion d’un matin,

     

    Rêve créé, séduction douloureuse

    D’un espoir qui s’enfuit

    Avec les jours dont je suis naufrageuse

    Sans lui ! L’as-tu compris ? 

     

    Ô sommeil du cœur prend toute la place

    De l’éphémère intrus,

    Qu’en moi s’éteigne la lueur  ! De grâce 

    Dormir, à corps perdu !


     


    Lasidonie
    mars 09









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  • Il est un élément du visage qui en est la parure, l'ornement : la chevelure ! C'est  un thème poétique, cher à Baudelaire entre autres : féminité, sensualité.

    Symboles divers lui sont attachés, surtout pour une femme, et le mot entre dans de nombreuses locutions imagées populaires :" tiré par les cheveux, un cheveu sur la langue, comme un cheveu sur la soupe," et bien d'autres.

    Pour ma part  le "passer une main dans les cheveux",  geste image du fil des saisons, m'a inspiré ces quelques vers ...


     





    Chevelure aux effluves de printemps

    Mèches légères par doigts effleurées

    Dans ces instants de timides élans,

    D’audacieuses promesses effeuillées



    Chevelure au brûlant parfum d’été

    Mèches ébouriffées, mains passionnées

    Dans ces instants de pure intimité

    Aux désirs lourds de pensées pimentées



    Chevelure aux tièdes senteurs d’automne

    Mèches lissées par doigts attentionnés

    Dans ces instants où la tendresse sonne

    L’heure des plaisirs d’amour invités



    Chevelure aux doux friselis d’hiver

    Mèches claires sous les mains caressées

    Dans ces instants de merveilleux concert

    A deux. Ivresse d’amour apaisée.

     


     

     

    LASIDONIE

     


    20 commentaires
  •  

     

    Du feu follet, phénomème physique, dérive l'image dansante d'un être lumineux qui passe, bien fugitivement, en éclairant, quelques minutes seulement, les zones obscures...et que l'on aimerait retenir un peu...

     

     

     

     

    Image Hosted by ImageShack.us

     

    Il est passé, le messager du vent

    Déposer quelques timides feuillets

    Discrets, légèrement teintés

    D’une encre claire de mémoire

    Sous mes pas oublieux  se sont collés

    Pour suivre la trame de mon histoire.

     

    Est repassé le messager du vent

    Patiemment, jour après jour et semaines

    Dans l’ombre douce de mes mots

    Progressant d’allure incertaine

    Pour transmettre des fragments en écho

    De ce qui fut jadis un beau duo

     

    Juste une lumière et l’étonnement :

    Comment reconnaître la voix ténue

    Quand maître vent devenu fou

    Sous une couche bien feuillue

    En soufflant entasse agite ou rend flous

    Les messages au sens dessus dessous !

     

     

    Image Hosted by ImageShack.usMontage par superposition  et travail sur deux images

     

    Il est passé, puis parti doucement

    L’émissaire vrai feu follet

    Sa tâche menée, accomplie :

    Repeindre les souvenirs délavés

    De vives couleurs-joies, brève éclaircie

    Pour fleurs envolées au vent d’un été

     

     

     

    Lasidonie
    mars 09

     

     


    18 commentaires
  •  

     

     




     

     

    Au blanc des mots souvent

    Les peines encryptées

    Les regrets les tourments

    D’une attente étouffée.


    Au grenat des mots l‘expression

    Des révoltes non maîtrisées

    Les trop cruelles déceptions,

    Folle cohorte insupportée !


     


    Au rose des mots le bleu de mon coeur

    Tendre concert pour échappée des rêves

    Azur secret en trouées de douceur

    Pastellisée dans l’orage qui crève.




    La pensée colore ou emprisonne le mot

    L’un avec l’autre se lie par union sacrée

    Qui ferait pourtant bien détestable duo

    Si lui manquaient les émotions enrubannées.



    La construction métrique de l'hexasyllabe à l'alexandrin est volontaire montée en puissance : Dans le langage écrit l'émotion emporte les mots comme elle le fait à l'oral !    

    LASIDONIE

     

     


    13 commentaires

  • Un texte léger qui date...2006... que je dédie à tous les accros d'internet...dont je fus et ne suis plus !

     






    Les semaines  passent !

    Et pas une trace

    De présence, ami...

    De nouveau minuit !

    Et tournent les heures

    Et le doute affleure !

    Sais-tu que mes jours

    Sont à nouveau lourds ?

    En vain je regarde

    En vain je m’attarde.

    Mon P.C ? Muet...

    Mais j’ai mon clavier

    Ses touches m’amusent

    A jouer de ruse

    Pour tromper le temps

    En le tapotant...


                                                                         



    Lasidonie

                                                                                            ( nov 06 )

     

     


    12 commentaires
  •  

     

    Un petit jeu rythmique(3,5,7) avec l'impair ( Pensée pour Verlaine ) sur un thème peu original, souvent abordé, en tragédie, comme en comédie. La vie, tout simplement dont nous sommes souvent les marionnettes...

     


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    Comme il l’aime

    Elle  ne l’aime pas !

    Mais elle aime

    Qui ne l’aime pas !

     

    Malheureux chassé-croisé !

     

    Parfum des années

    Pour lui, comme alors, 

    Elle, déchirée

    Vit en désaccord,

     

    Malheureux coeurs abusés

     

    Comme il l’aime

    Elle  ne l’aime pas !

    Mais elle aime

    Qui ne l’aime pas !

     

    Malheureux coeurs contrariés 

     

    Jamais rien ne change

    Des méfaits d’amour

    Persistance étrange

    Traversant les jours !

     

    Malheureux amours rêvés

     


     

     


    Lasidonie

    03-09


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