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    Je vous invite à la sérénité d'un regard , celui d'un lever du jour sur des eaux apaisées...

    En premier plan un rocher aux couleurs de la nuit : Peu de choses au regard de l'immensité argentée ; Un rappel,un "Faire-valoir"..

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    "Un réveur est celui qui ne trouve son chemin qu'au clair de lune et qui ,comme punition, reçoit l'aurore avant les autres hommes".
    Oscar Wilde


    LASIDONIE




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  •    La nature est un calque ...



    Enchevêtrement
    de Segments
    Tortueux,
    Trop noueux
    Anarchie
    Infinie!
    Obstinément
    Le bel élan
    Vers. Oh, vers quoi ?
    Chercher sa voie
    Dans le désordre
    Sans en démordre,
    Mais se tromper
    Sens gris, brouillé,
    Ombres qui tombent
    Et plombent
    Les rêves
    Qui s'achèvent
    Desséchés,
    Résister, persister
    Puis fléchir, se flétrir
    Et toujours se meurtrir !
    Méli-mélo
     Pour le mélo

    D’une vie à mourir.


    Lasidonie
    8-01-08

     


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        La danse est un moyen d'expression particulièrement chargé d'intériorité :  En Grèce le Sirtaki, on se souvient de la scène du film  Zorba le grec, danse solitaire dans le coucher du soleil, en Espagne andalouse le Flamenco  dont Federico Garcia Lorca  fut le porte parole. Toutes deux me fascinent, comme leur terre d'origine. Merveilleux souvenirs...

    "Crier ses états d'âme, c'est aussi faire don de soi. Quand la voix du chanteur se trouve mêlée aux furieux claquements de talon de la danseuse ou du danseur, alors le flamenco célèbre ses noces avec la terre, comme en un rite mystérieux et ancestral."

    I. Fougère " le cri Gitan"


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    "Oh la peine des gitans !
     Peine intacte et toujours seule.
     Peine des courants obscurs
     et du matin qui s'éloigne!..."

     ( F. Garcia Lorca "Romancero Gitan poème du chant profond ")


    LASIDONIE

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    Quelle quiétude, pensait-elle ! Me voici enfin seule loin de la cohorte envahissante de mes congénères, cols-verts, poules d'eaux à bec jaunes, attirés par le pain des hommes !  Fiévreux les hommes ces temps ci comme toutes ces mouettes et pétrels qui sans cesse tournoient, s'agitent, enfin partis ! Me suffit, la nourriture du lac, nul besoin des humains ! N'est-il pas merveilleux de se laisser porter en silence par ce miroir flottant  plutôt que de se précipiter vers les rives où les promeneurs curieux attendent ? Aucun effort, simplement observer le spectacle offert par les feuillages : De vrais Narcisse, qui s'admirent dans cette glace  généreuse ! J'écoute le vent malicieux qui se plait à en déformer l'apparence  ! De troublantes arabesques naissent autour de moi,  reflets en chevelure éparpillée des frondaisons sèches ou filet écorché que je me plais à redessiner d'un coup de palme. Le soleil a cédé sa place, tout se calme, bien-être ! Pas de calendrier à honorer !

    C'est moi, la vieille oie, la sage de ces lieux, encore fière de sa rouge parure, qui vous le dit : Ici et maintenant, c'est le paradis...


    Quel sot a dit "bête comme une oie ?"



    LASIDONIE

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               Un arrêt sur image , un arrêt  du regard, frappé  par  ces correspondances  que la nature offre parfois, transcription d'un  état d'âme, d'une perception !  Baudelaire  les a , bien avant moi, comprises...

    " La nature est un temple où de vivants piliers
     Laissent parfois sortir de confuses paroles
        L'homme y passe à travers des forêts de symboles
     Qui l'observent avec des regards familiers"

    Il est présomptueux après lui, d'exprimer la pensée qui s'inscrit dans cette photo ! Celle-ci me correspond , non par goût de la tristesse, mais par adéquation à ce moment présent.



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    Feuille bien déssêchée, vieillie, de roux parée
    Si proche de la mort !
    Tremble, au vent froid du sort,
    Insoutenable désir de vie attardée !
      


    Destinée je défie !

    Le frêle rameau ploie, mais soutient, accompagne
    Vers le ciel son élan
    Et le fruit, qui attend.
    Grappillon oublié, que le souffle t’épargne !
       


    Destinée je supplie.

    Les grains petits, racornis, les mains les exilent,
    D’autres ont été cueillis
    Et leur cœur en sourit.
    Fruit et feuille bientôt ne seront plus, inutiles !

    Destinée ne m'oublie !

     

    LASIDONIE


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    Voici ce que me suggère cette image présentée hier, observez bien:

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    Tout droit sorti de nulle part,

    Des profondeurs sombres de ma mémoire

    M’observent deux yeux inquiétants !

    Leurs orbites glacées

    Me fixent droits, sauvages,

    A peine dissimulées

    Dans la légèreté d’un feuillage

    Que des cristaux neigeux rendent scintillants.

    C’est le vieil homme chenu

    Visage à demi caché par une barbe épaisse,

    L’avez-vous reconnu ?

    C’est mon ennemi

    Hantise de mes nuits de détresse !

    Il me poursuit !

    Je voudrais me voir tout entier absorbé

    Dans la trouée du rayon rose poudré

    Seule échappée offerte à mes sens égarés !


    LASIDONIE

     





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  • Voulez-vous rêver avec moi ?

    Quelques secondes pour écouter
    Le murmure sur les rochers
    le bruissement des buissons inclinés
    Une minute pour se laisser porter
    Par l'eau pure et fraîche, là-bas,
    Courant libre, sans tracas,
    Une heure pour penser
    A tout, à rien, à ce qui s'est dispersé
    Avec l'onde tumultueuse du passé, 
    Une éternité de Paix en soi.

    Avez-vous rêvé avec moi ?



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    LASIDONIE

     



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  • Cette perspective visuelle, couloir d'un monastère, débouche sur une porte ; Qu'y a-t-il derrière ? Le noir ou la lumière ?

     

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    Celui qui médite vit dans l'obscurité ; Celui qui ne médite pas vit dans l'aveuglement  ; Nous n'avons que le choix du noir.


    Victor Hugo



    Belle évidence...Poétique... Je me plais à imaginer que dans le noir profond, volontaire, celui qui permet de chasser l'accessoire, peut arriver la clarté de l'essentiel. Encore faut-il déterminer quel est SON ESSENTIEL...Rester dans le noir ? Allumer la lumière ? Libre arbitre de chacun.

    LASIDONIE


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