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    Une histoire...

    Amour, bises, chaînes et distances, de l'enthousiasme de l'energie mais le gris de l'horizon, l'ignorance des joies et un kaleidoscope de langueur, de mutisme, la naissance d'une oasis puis la pénombre, dans l'air des soupirs, une tentative d'unisson, des voix sans Wagner ni Xénophon, un yo-yo avant d'atteindre, peut-être, le ZEN...

    ABECEDAIRE  

     A comme cet amour que je n'ai pu donner  

    B comme ces bises timides retenues  

    C comme la chaîne que je n'ai pu briser  

    D, les distances bien longues non parcourues  

     

     

    E c'est ton enthousiasme, l'énergie déployée  

    F c'est ta faconde, ou les flammes de tes rêves  

    G,  le gris  des souvenirs, l'atteinte passée  

    H c'est ton horizon qui jamais ne s'achève 

     

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     I, mon ignorance des douleurs de la vie  

    J, mes joies incomplètes, brouillées et éphémères  

    K, mon kaléidoscope de l'infini  

    L, cette langueur qui me terrasse, trop amère  

     

     

    M comme le mutisme qui s'est installé  

    N, une naissance d'amitié avortée  

    O comme l'oasis dont tu m'as éloignée 

    P,  la pénombre de mon esprit embrumé.  

     

     

    Q, la question lancinante, restée sans réponse  

    R comme  un air de ressemblance, sans importance  

    S comme les soupirs devant l'indifférence  

    T, la tentative pour croire au «  je renonce »  

     

     

    U ce serait l'unisson parfait de nos chants  

    V comme nos voix qui se seraient accordées  

    Le W de Wagner ferait triompher l'instant 

    L'X,  de Xénophon, pour agiter nos soirées .   

     

    Mais  

     

    Y comme le Yo-yo de mes jours d'espérance   

    Z  le Zéro du néant,  du vide, de l'absence   

     

    Ou bien  

     

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    Y c'est l'Y des contes : « Il y avait, on dit,   

    Le Z, Zen de la sagesse », chemin de l'oubli ?

     

     

    LASIDONIE

     

     

     

     

     

     

      


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     Partir c'est "mourir un peu", voir partir c'est laisser vivre.

     

     

     

     

     

    L'inconnu

     

    Où veux-tu m'emmener ?   

    Le froid  miroitement de l'onde   

    Me cache ces terres inconnues   

    Que le soleil inonde.  

    Elles oscillent, chatoiement ocré,   

    Halte tant attendue !   

    Où veux-tu m'emmener ?   

    Si long est le voyage   

    Me voilà épuisée   

    Et lassée de ce jeu,   

    De ces rêves d'or et de feu   

     Dans lesquels je naufrage.   

    Ce ne sont que mirages !   

    Va, mon ami, les flots te portent,   

    Sois sans crainte je serai forte.   

    Je te regarderai   

    T'éloigner, peu à peu,   

    Heureux !

     

     

     

     

    LASIDONIE

     


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    Un récit de la mythologie raconte comment Zeus coupa les êtres humains alors androgynes en deux pour les punir de leur audace, mais ces deux moitiés n'avaient de cesse de se rejoindre. Zeus pris de compassion créa deux espèces, homme et femme...

    Ce récit repris par PLATON donne naissance à cette idée symbolique selon laquelle nos âmes sont incomplètes tant qu'elles n'ont pas retrouvé celle qui est leur complément.

     

    Un jour sur l'eau de mon  bassin j'ai cheminé en  pensées dans un reflet, ce n'était pas mon image, mais...

     

    Le Reflet

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            J'ai longtemps vécu dans la triste solitude       

      D'un esprit désabusé, aux espoirs déçus.   

    C'était mon chemin. Ignorer le temps perdu,   

    Endosser la morne bure des habitudes,   

           D'autres possibles abandonner les certitudes !  

     

     Je me suis engloutie dans un banal présent.  

    Mon futur se limitait aux joies éphémères   

    Jalonnant une existence routinière.  

    Imaginer, rêver, parfois secours tentant !    

    A bannir : Pourquoi souffrir inutilement ?     

     

    Le destin cet ange ou démon mystérieux   

    S'est un jour penché sur mon âme somnolente   

    L'a tôt bousculée pour la rendre moins dolente :  

    « Cherche, vois là bas, détends ce front trop sourcilleux    

    Une autre âme te sourit, oses tu le peux ».    

     

     

    J'ai regardé, me suis laissée porter, surprise    

    De découvrir d'un autre moi même le chant.    

    Je ne suis donc pas seule ! Regrets, chagrin latent    

    Sensations, à l'unisson ! Miroir tu me grises :    

    Image combien troublante ! Etonnante emprise :

     

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     Je décèle en moi des ressorts insoupçonnés !   

    Quel est cet autre capable de partager    

    Le poids si lourd des émotions mal contenues,   

    De m'égayer de richesses inattendues ?   

    Cet autre c'est elle, mon âme soeur,  mon reflet.

     

     Mais reflet effacé !   

    Elle ne m'a pas reconnue.   

    Une autre soeur perdue,    

      Ailleurs, elle est allé chercher !

     

     

     

     


     

       LASIDONIE

     

     

     


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       ERRANCE     

     

     

     

     Vagabonde, toi, mon esprit.

       Va, Erre en solitaire   

    Loin des foules du bruit.   

    Apaise ses assauts contraires !       

     

     

    Tu vois cette cité  blottie   

    Sous un piton rocheux   

    Que l’or du couchant magnifie,   

    Au passé fabuleux.  

     

     

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      Des ruelles rudes sous les pas  

    Au centre une fontaine,

    Des passages sombres ingrats 

    Aux légendes anciennes.  

     

           

    L’eau te guide en murmure frais 

    Te raconte le vivre,  

      Brisure à oublier   

    Douceur ; elle t’invite à la suivre 

      

    Avec des promesses, mon cœur,   

    D'une vérité dévoilée,    

    Dans son miroir, non dans les pleurs.   

    Las, tu ne vois qu'âme troublée !  

      

    Fuis, abandonne ce village   

    Attirant mais trompeur   

    Son chant d’amour n’est que mirage.

    Eloigne toi mon cœur,      

     

     

    Vagabonde, toi, mon esprit   

    Va, erre en solitaire   

    chasse les regrets de l’ami

    Le long de routes moins amères   

     

     

     

                                                      

     

     

     

     LASIDONIE

       

    N.B  Voir plus bas :  Le Questionnaire qui circule  (Christian, Patriarche, Lynette, Arielle) est à la suite de cet article. 

     


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    Un soir d'écoute, mes mains incapables d'exprimer avec un instrument une émotion,  ont écrit ceci sur le clavier :

     

     

     

                  Variations

     

     

    Quand descend le soir, trompettes cors et hautbois   

            Se mêlent en  belle harmonie aux violons :  

            Un concerto de Haendel fait claquer la joie,  

          Pachelbel prend la relève avec son canon.    

     

                Et moi   

                   J’écoute avec passion  

                   Les pleurs du violon   

                 Et   l’écho du hautbois.    

     

     

                   Quand descend le soir, cuivres, trompettes, grosse caisse   

                   Se taisent. L’orgue de Bach retentit, monte en pic,   

                   Remplit l’espace : Voici l’instant magique   

                   Le réel s’efface, l’émotion gagne. Tristesse !    

     

     

                   Et moi   

                   J’entends l’orgue envoûtant   

                   J’oublie l’heure et le temps   

                   C’est un enchantement.    

     

     

                   Quand descend le soir, violoncelle et clavecin   

                   Alternent en douceur avec guitare et flûte.    

                   Sonate en Fa majeur ou La mineur soudain   

                   Cède leur place à la variation du luth.      

     

                    Et moi   

                    J’écoute, chut !   

                    Les trilles de la flûte   

                    Le murmure du luth.      

     

                    Quand descend le soir, nocturne de Carulli   

                    Sonate de Mozart, répandent la langueur.   

                    Du  sommeil, Vivaldi interrompt la tiédeur ;   

                    Marcello et son concerto égaient la nuit.    

                 Et moi   

                    Je vibre  d’allegro  

                    Je rêve sur l’adagio,   

                     M’envole avec l’aria.    

     

     

                     J’écoute,   

                    La flûte   

                      Le  luth.   

                    Chut !  

     

     

     

                 Lasidonie

     

     

     

     

     

     

    Demain pour bien commencer la semaine,venez rire avec SIDO      

     

                                                                                                                              

                                                                                                                            

                     


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    Symphonie inachevée  

     

    Ton sourire c’est douceur enivrante,  

    Il me grise. Tes prunelles pétillantes   

    S’offrent, recherchent mon regard ébloui   

    J'accepte de m’y noyer sans merci. 

    Tes bras se tendent vers moi, généreux   

    Et je me vois m'y réfugier un peu,   

    Juste un moment, pour apaiser ma nuit...   

    Mais ce n’était que rêve ! Il s’est enfui ;   

    Me voila symphonie inachevée   

    Qui par toi seul peut être  complétée !

     

     

     

     

     

     LASIDONIE

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    LASIDONIE


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    Il était silence, il aimait les roses...

     

     


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    Il était silence

     

    Toute ta vie aura été silence !

    Très Secret, timide,  mais toujours là

    Pour veiller au mieux sur notre existence

    Comprendre nos erreurs, guider nos pas

     

    Les coups du sort ne t’ont pas épargné

    Mais inlassablement  tu as fais face

    Pour nous. Nous, tes filles et ta fierté !

    Tu  n’as pu vaincre ta réserve, Hélas !

     

    De la pudeur pour dire et peu de mots

    Avare en gestes câlins, en caresses

    Que ta nature trouvait hors propos,

    Pourtant, dissimulée, que de tendresse !

     

    Le silence entre nous s’est installé

    Sans en comprendre la raison exacte

    Sans jamais avoir osé en parler !

    Mai à quoi bon ? Tout se mesure aux actes.

     

    De tes talents, pierre fine enfouie

    Nous restent quelques feuillets d’autrefois

    Trace d’une époque heureuse, bénie,

    Où nous aurions pu dire à haute voix :

     

    «  Je t’aime, papa » !

     

    LASIDONIE

     

     

     

     

        



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