• In Memoriam

     

    Le cimetière
    c'est celui de l'oubli,
    Est-il besoin pour penser à elle, à lui
    d'aller contempler la pierre ?
    Au fond de l'âme
    Nous préservons leur flamme
    Nous y déposons
    Des roses
    Sans nom
    Parfum d'autre chose.
    " Souviens toi".
    C’était elle, c'était lui, c'était moi.


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    LASIDONIE

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                              Le dire en vers ? Non, la prose s'impose à moi aujourd'hui...



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       Joie, chante le soleil, joie lui répond la lune ! Joie ! Elle aurait bien aimé pouvoir s’y vautrer, avec cette insouciance de ceux qui la côtoient de façon simple, presque naturelle. ! La lumière éclatante la faisait ruisseler sur d’autres. Mais elle, elle ne pouvait plus la saisir, les gais ruisseaux coulaient entre ses doigts sans laisser d’autre trace qu’une légère sensation fugitive. Son esprit la désirait ardemment, son cœur la refusait inconsciemment, se réfugiait dans l’amertume.   

      Comment pourrait-elle la rencontrer dans la somme de journées sans but, répétition de scénarios identiques de soir en soir, dans le remplissage des heures, si utile pour échapper aux lancinantes images qui la hantaient. Comment en capter la chaleur quand autour d’elle tout s’était enfoncé dans une torpeur létale qui la contaminait, la submergeait en vagues ? Affronter le jour déjà épuisée, parfois reprendre vie, imaginer, guetter un signe qui lui redonnerait le goût d’un re-départ, joyeux, auréolé de projets et bien vite se heurter à l’impuissance, la déception, la désillusion ! 


      Joie ! « Il faut aller à sa rencontre, lui disaient les bien intentionnés, il suffit de… » C’était méconnaître la puissance du «  trop tard », du degré d’immersion dans les ombres tenaces qui l’enveloppaient. Un voile avait recouvert son horizon, rien ne pourrait plus en changer la réalité. Bien sûr, de temps à autre un éclair heureux filtrait à travers la transparence, elle en oubliait, dans cette fugace sensation de bien-être, toute notion de temps, de lieu. Elle entrevoyait alors ce que pourrait être sa vie et le voile se faisait plus opaque.

      C’était une évidence, la joie, c’était son mirage ! Elle courait, désespérée, vers lui. La colère, née d’une intense frustration, parfois grondait en elle : Pourquoi n’était-il qu’illusion à sa vue et réalité pour d’autres ? Pourquoi cette solitude morale était-elle servitude ? Pourquoi continuer à s’y soumettre au lieu de se décider à prendre une autre route ? Etait-ce la peur ?  La peur d’affronter seule ce qu’il pourrait y avoir demain après avoir abandonné hier ?  

      Joie, chante le soleil, joie lui répond la lune ! Mais l’un et l’autre avait disparu, chassés par ce brouillard de rancoeurs, de désenchantement, qui peu à peu, en quelques années s’était insinué dans sa vie, avait épaissi, tout détruit en elle. Existait-il un autre destin ? Question obsédante mais inutile, elle avait atteint la paralysie de la volonté. Les sursauts de révolte, stériles, ne faisaient que raviver de fausses espérances. Non, il n’y avait plus d’autre chemin que la résignation…ou ?..

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                                                                                                                                             LASIDONIE

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    Pour faire plaisir à son public : 

     Écrire sur la légèreté, sur la joie,

     Le bonheur à n’en pas douter

     Aime à être flatté !



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    Dire que l’on voit la vie en rose,

     Masquer, tricher sur ses humeurs,

     Habiller ses états d’âme de clarté

     Chanter les oiseaux, l’eau, le soleil

     La griserie de l’aurore au réveil !

     Ce serait simple de plaire à son public,

     D’attirer à soi ceux que le destin malmène

     Venus chercher dans les mots séduisants

     Alléchants, réconfortants

     L’oubli de ce qui pèse ou gêne,

     Oui ce serait simple d’ignorer le noir,

     De ne pas traverser le miroir !

    Mais l’âme en souffrance

    Ignorante des atours déployés

    Laisse les mots

    Exhiber ses oripeaux

      Au lieu de les cacher !

    Plaire

    Mal du siècle fait d’apparence !

    Sacrifier à cet autel consacré :

    Tentation parfois, commode absence

    D’une vérité,  ma vérité.

     




    7-09-07

    Lasidonie

     

     


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  • >Protéger les intérieurs de la vue, protéger de la lumière, protéger l’intimité, rôle dévolu à la jalousie, installée aux fenêtres dans les pays du soleil. 


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    Image Hosted by ImageShack.us                                                    Hammamet :
     Moucharabieh.

     
    C’est la jalousie sécurisante, apaisante, clef de mystères cachés qui intriguent le passant attardé.
     Mais l’Autre, la terrible, celle qui pince le cœur, ronge les pensées que protège- t- elle ? Elle éclaire, au contraire, tous les sentiments qu’on voudrait voir cachés dans l’ombre ! Un amour défendu, ou impossible, un sentiment repoussé donné à un autre, une autre, la vie dévoilée, celle  étalée innocemment, qu’on voudrait ne pas voir tant elle fait mal !
     C’est cela l'autre jalousie. Elle ne dissimule pas, elle expose au grand jour. Elle ne sécurise pas, elle déstabilise. Elle ne rassure pas, elle inquiète, fait souffrir car elle voudrait posséder ce qui lui est refusé. 
    Cette jalousie n’est pas suspicion malsaine, échafaudage de fausses réalités, construit dans l’obscurité d’une pensée déviée, non, c'est l'envie irraisonnée, absurde, d'être àla place de...
    jalousie furtive qui se réveille par éclairs. Elle est sournoise : quand on l'a oubliée, elle se rappelle à soi pour torturer l'imaginaire si fort que l'ardent désir de la dompter, de la terrasser submerge. Pouvoir oublier les gestes aperçus, les mots entendus...Ne plus voir, ne plus sentir, ne plus penser...


     
                                                      Exister sans Elle, La Jalousie.


                                                                     LASIDONIE

     


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  • " L'âge donne l'avantage de savoir réajuster ses rêves à la dimension de ce qui reste à vivre..."


    Ne cherchez pas l'auteur c'est moi ! Sido !



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    ...Mais je ne sais pas réajuster mes rêves, sans doute parce que j'ignore ce qu'il me reste à vivre...



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       Ainsi je crée à ma fantaisie, un village extraordinaire, à la tour mystérieuse, où poussent des fleurs aux couleurs uniques...et qui recèle, sait on jamais, un trésor lui aussi unique et qui m'est destiné !


    LASIDONIE


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  • Juste une image en mémoire de celle qui aura marqué de son courage, de son sourire dans la douleur, bon nombre d'entre nous. Que la lumière te garde, Capitaine Io. 



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    SIDO

    Les commentaires me paraissent inutiles, je ne les ai pas autorisés (mais je n'ai pas pu supprimer l'indication "ajouter")

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  •     
              Je vis dans un  quotidien extrèmement difficile, j'arrête ce blog pour l'instant. Merci à tous.

                                     Sido


    19 commentaires
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     Des moments de joie simple font parfois, pour un temps, oublier les effets des moments de désarroi...


     21 heures, le jour résiste aux assauts de la nuit ; la forêt de pins fourmille de vie ; les cigales rompant leur silence  coutumier de 20 heures, ont repris leur plus timide concert, comme pour  en annoncer un autre, un peu plus haut dans l’amphithéâtre à ciel ouvert. Ce soir, cent musiciens prennent possession des lieux pour le plus grand plaisir des amateurs de violons tziganes. Budapest s’est invité en Provence. Le soir peu à peu chasse les dernières lueurs, chacun prend place sur les gradins  de pierre dans ce décor naturel de verdure. Les lumières éclairent la scène, quelques sons discordants couvrent le dernier cricri. Silence...


     

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    (photo internet)


    La folle envolée nous emporte aussitôt dans un tournoiement  musical que les mots ne peuvent traduire. Interprétation exceptionnelle, bonne humeur, gaieté, rythme essoufflant entrecoupés de petits moments nostalgiques vite chassés,  comment, en un instant, ne pas se laisser emporter dans cette valse sonore et harmonieuse ! Les pensées sont anéanties, seul le corps vibre  en mesure, avec l’archet des violonistes, des violoncelles, ponctués par les contrebasses ou les cymbalum.
     Une clarinette en solo, puis deux, c’est le début de dialogues instrumentaux extraordinaires. Aucune partition, aucun chef d’orchestre,  mais une cohésion incroyablement parfaite. Comme dans le jazz-band, sur quelques notes d’un air connu, chacun tour à tour prend l’initiative, en solo, d’une interprétation en variations, se met en lumière sur des rythmes effrénés ou plus malicieusement en notes détachées de pizzicati, vives ou douces, tel un bavardage d’oiseaux qui s’interpellent ! Un virtuose du cymbalum soulève les ovations. Nous sommes bluffés, enthousiastes.
     Deux heures d’un bonheur musical joyeux qui nous a entraînés dans le folklore hongrois, ou classique, que la couleur des costumes traditionnels rehaussent, puis dans la tradition viennoise et la légèreté d’Offenbach. Quel art, quelle intelligence, quelle virtuosité impressionnante !

      Les arbres de la forêt en frémissent encore, nul doute que le chant des cigales demain sera encore plus enjoué…
     Dans mon esprit flotteront quelques images de mon récent voyage...

                                                                  

     

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     Une vitrine d'instruments miniatures à VIENNE





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