• Le sourire de l'étoile






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    Plus brillante, à nulle autre pareille

    Une étoile a traversé l’espace

    Des milliers de rêves en paillettes d’argent

    Se sont accrochés sur sa trace

    Mes yeux, mon cœur, longtemps

    Eblouis de tant de merveille

    L’ont suivie, ont cherché à l’atteindre.

    Las, à quoi bon feindre

    De pouvoir en voler le diamant

    L’étoile trop lointaine, bien trop belle,

    Sur son esquif charmant

    Etait sourire du ciel

    Pour d’autres amants !

     

    LASIDONIE

    « Un soir de blues : obscuritéToute la pluie... »

  • Commentaires

    6
    Dimanche 28 Septembre 2008 à 17:16
    et certains amants ne la regardent même pas... c'est parfois injuste cette beauté du ciel qu'on ne peut partager.
    5
    Samedi 27 Septembre 2008 à 18:13
    Federico García Lorca
    (1898-1936)

    Llanto por Ignacio Sanchez Mejias










    7ko

    Le sang répandu triangle

    A mi querida amiga Encarnación López Júlvez


    Non! Je ne veux pas le voir!


    Dis à la lune qu'elle vienne,
    car je ne veux pas voir le sang
    D'Ignacio sur le sable.


    Non! Je ne veux pas le voir!


    La lune grande ouverte.
    Cheval de nuages calmes,
    et l'arène grise du songe
    avec des saules aux barrières.


    Non! Je ne veux pas le voir!
    Mon souvenir se consume.
    Prévenez les jasmins
    à la blancheur menue!


    Non! Je ne veux pas le voir!


    La vache de l'ancien monde
    passait sa triste langue
    sur un mufle plein des sangs
    répandus dans l'arène,


    et les taureaux de Guisando,
    moitié mort et moitié pierre,
    mugirent comme deux siècles
    las de fouler le sol.


    Non.
    Non! Je ne veux pas le voir!


    Par les gradins monte Ignacio
    toute sa mort sur les épaules.
    Il cherchait l'aube,
    et ce n'était pas l'aube.
    Il cherche la meilleure posture,
    et le songe l'égare.
    Il cherchait son corps splendide,
    et trouva son sang répandu.


    Ne me demandez pas de regarder!
    Je ne veux pas voir le flot
    qui perd peu à peu sa force,
    ce flot de sang qui illumine
    les gradins et se déverse
    sur le velours et le cuir
    de la foule assoiffée.
    Qui donc crie de me montrer?
    Ne me demandez pas de le voir!


    Il ne ferma pas les yeux
    quand il vit les cornes toutes proches,
    mais les mères terribles
    levèrent la tête.


    Et à travers les troupeaux,
    s'éleva un air de voix secrètes,
    cris lancés aux taureaux célestes
    par des gardiens de brume pâle.


    Il n'y eut de prince à Séville
    qu'on puisse lui comparer,
    ni d'épée comme son épée,
    ni de coeur aussi entier.


    Comme un fleuve de lions
    sa force merveilleuse,
    et comme un torse de marbre
    sa prudence mesurée.


    Un souffle de Rome andalouse
    nimbait d'or son visage,
    où son rire était un nard
    d'esprit et d'intelligence.


    Quel grand torero dans l'arène!
    Quel grand montagnard dans la montagne!
    Si doux avec les épis!
    Si dur avec les éperons!
    Si tendre avec la rosée!
    Eblouissant à la féria!
    Si terrible avec les dernières
    banderilles des ténèbres!


    Mais voilà qu'il dort sans fin.
    Et la mousse et l'herbe
    ouvrent de leurs doigts sûrs
    la fleur de son crâne.


    Et son sang s'écoule en chantant,
    chantant à travers prairie et marais,
    glissant sur des cornes glacées,
    son âme chancelant dans la brume,
    trébuchant sur mille sabots,
    comme une longue, obscure et triste langue,
    pour former une mare d'agonie
    auprès du Guadalquivir des étoiles.


    Oh! Mur blanc d'Espagne!
    Oh! Noir taureau de douleur!
    Oh! Sang dur d'Ignacio!
    Oh! Rossignol de ses veines!


    Non.
    Non! Je ne veux pas le voir!
    Il n'est pas de calice qui le contienne,
    ni d'hirondelles qui le boivent,
    ni givre de lumière qui le glace,
    ni chant, ni déluge de lis,
    il n'est de cristal qui le couvre d'argent.
    Non!
    Non! Je ne veux pas le voir!!


    Traduction originale du poème en français; Sylvie Corpas© et Nicolas Pewny©:
    (traduction agréée par la Fondation et les héritiers de Garcia Lorca)










    12ko

    ***


    La cogida y la muerte triangle

    A mi querida amiga Encarnación López Júlvez


    ¡Que no quiero verla!


    Dile a la luna que venga,
    que no quiero ver la sangre
    de Ignacio sobre la arena.


    ¡Que no quiero verla!


    La luna de par en par.
    Caballo de nubes quietas,
    y la plaza gris del sueño
    con sauces en la barreras.


    ¡Que no quiero verla!
    Que mi recuerdo se quema.
    ¡Avisad a los jazmines
    con su blancura pequeña!


    ¡Que no quiero verla!


    La vaca del viejo mundo
    pasaba su triste lengua
    sobre un hocico de sangres
    derramadas en la arena,


    y los toros de Guisando,
    casi muerte y casi piedra,
    mugieron como dos siglos
    hartos de pisar la tierra.


    No.
    ¡Que no quiero verla!


    Por las gradas sube Ignacio
    con toda su muerte a cuestas.
    Buscaba el amanecer,
    y el amanecer no era.
    Busca su perfil seguro,
    y el sueño lo desorienta.
    Buscaba su hermoso cuerpo
    y encontró su sangre abierta.


    ¡No me digáis que la vea!
    No quiero sentir el chorro
    cada vez con menos fuerza;
    ese chorro que ilumina
    los tendidos y se vuelca
    sobre la pana y el cuero
    de muchedumbre sedienta.
    ¡Quién me grita que me asome!
    ¡No me digáis que la vea!


    No se cerraron sus ojos
    cuando vió los cuernos cerca,
    pero las madres terribles
    levantaron la cabeza.


    Y a través de las ganaderías,
    hubo un aire de voces secretas
    que gritaban a toros celestes,
    mayorales de pálida niebla.


    No hubo príncipe en Sevilla
    que comparársele pueda,
    ni espada como su espada
    ni corazón tan de veras.


    Como un río de leones
    su maravillosa fuerza,
    y como un torso de mármol
    su dibujada prudencia.


    Aire de Roma andaluza
    le doraba la cabeza
    donde su risa era un nardo
    de sal y de inteligencia.


    ¡Qué gran torero en la plaza!
    ¡Qué gran serrano en la sierra!
    ¡Qué blando con las espigas!
    ¡Qué duro con las espuelas!
    ¡Qué tierno con el rocío!
    ¡Qué deslumbrante en la feria!
    ¡Qué tremendo con las últimas
    branderillas de tiniebla!


    Pero ya duerme sin fin
    Ya los musgos y la hierba
    abren con dedos seguros
    la flor de su calavera.


    Y su sangre ya viene cantando:
    cantando por marismas y praderas,
    resbalando por cuernos ateridos,
    vacilando sin alma por la niebla,
    tropezando con miles de pezuñas
    como una larga, oscura, triste lengua,
    para formar un charco de agonía
    junto al Gualdalquivir de las estrellas.


    ¡Oh blanco muro de España!
    ¡Oh negro toro de pena!
    ¡Oh sangre dura de Ignacio!
    ¡Oh ruiseñor de sus venas!


    No.
    ¡Que no quiero verla!
    Que no hay cáliz que la contenga,
    que no hay golondrinas que se la beban,
    no hay escarcha de luz que la enfríe,
    no hay canto ni diluvio de azucenas,
    no hay cristal que la cubra de plata.
    No.
    ¡¡Yo no quiero verla!!










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    ***

    4
    Vendredi 26 Septembre 2008 à 08:11
    Les étoiles m'ont toujours fascinée..... elles sont si lointaines et si proches à la fois, le sourire du ciel , j'aime beaucoup. Bises
    3
    Jeudi 25 Septembre 2008 à 22:33
    "Le sourire du ciel..." voilà qui est merveilleusement dit, Sido
    biz
    alainB
    2
    Jeudi 25 Septembre 2008 à 19:03
    Un joli poème sur ce sourire d'étoile Sido, puisse t-elle nous charmer à tout instant.
    Je t'embrasse, douce soirée...
    1
    Jeudi 25 Septembre 2008 à 09:15
    Je ne quitte pas le Ciel des yeux (sourire) j'ai besoin de croire q"'Elle va venir ! (ne serait-ce que pour continuer à écrire (rires)
    Bonne journée mon Amie.
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