• L'envol de l'oiseau, comme un message

     

     

    Pendant mon absence prolongée rediffusion d'un des tout premiers poèmes diffusés sur mon blog ,  fruit d'une collaboration à distance . Peut-être que l'oiseau volera jusqu'à l'auteur des mots que j'avais mis ici sous forme poétique en 2006 ; forme très imparfaite, classiquement parlant, qu'après avoir relue j'ai remodelé aujourd'hui. Mais l'essentiel est de garder la trame des idées, leur esprit, et de les agencer au mieux.

     

    Oiseau, porte lui ce message, car il est toujours triste de perdre de vue aussi les amitiés virtuelles...

     

     

    L'oiseau libéré

    L'enfant me dit « pourquoi l'oiseau est-il si haut ?

     Mon ami des jours gris le voilà sans fardeau,   

     Ce bouton blanc, qu'il est beau sur robe bleutée ! » 

    Pour ses yeux, matelot accoché aux nuées.


    La cage sans son coeur a perdu son doux chant.
    L'enfant, soudain sans voix, l'a délivré
    du temps .
    Les ailes dans le vent s'agitent en ses pensées
    Pour rejoindre là haut cette libre envolée

       

     

    Tout là bas dans l'azur l'oiseau peint son ivresse
    De croches dessinées en arabesques liesse,
    Baguette de l'orchestre, la main de l'enfant
    Se met à l'imiter en larges gestes lents.

    Ses yeux, très loin, entendent encore l'oiseau,
    Dernières notes dessinées
    en fins fuseaux.
    Sur ce jeune visage, une goutte laissée
    Sur une plume,  petite main refermée.

     
     
    Dans son dernier adieu l'enfant fait la promesse:
    Cage dorée miroir, plus jamais ! ni tristesse.
    Pour fuir loin de l'ennui qui teint le ciel en noir
     
    O, voler nous aussi avec l'aile du soir.

     

      

     

     

    D et SIDO 

     

     

    « Courts poèmes à la PREVERTVoyage en Poésie chinoise ( moyen-âge) »

  • Commentaires

    8
    D le
    Samedi 26 Janvier 2013 à 14:28
    Dans les rafales de vent,rugissent les souvenirs d'antan,trempé de mots épars je peine à tenir debout!
    Mouette rieuse reconnait l'enfant à la plume mouillée
    Et lui montre le sud qui le bercera chaudement.
    7
    Maria-D
    Samedi 26 Janvier 2013 à 14:28
    Beau, très beau.

    amitié et belles pensées
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    6
    Matheo
    Samedi 26 Janvier 2013 à 14:28
    Si beau et si touchant.
    Chère Sido j'ai toujours le même plaisir à te lire.
    Bisous
    5
    souvienstoi
    Samedi 26 Janvier 2013 à 14:28
    Un réel plaisir de me poser dans ton univers ! Bien à toi !
    4
    Vendredi 25 Mai 2012 à 11:49
    Je n'ai de mots si ce n'est que ce partage est ressenti comme un écho .Bisous Sido ( il faut que je reprenne un peu de temps pour revenir chez toi lire la suite)
    3
    Vendredi 27 Avril 2012 à 08:19

    Si ce n'est l'oiseau, les rafales de vent ,elles, ont donc, dans leur insouciance, défié le hasard, laissé chuter le message à la porte de l'ami ; L'écho en revient ; Cela fut fait, et cela est bien.

    2
    Jeudi 12 Avril 2012 à 07:50
    On ne peut rêver plus beau viatique pour une poétesse qui s'envole vers de lointains horizons !
    cordialement
    alainb
    1
    Jeudi 12 Avril 2012 à 06:20
    Très beau poème à deux mains en souvenir d'une amitié virtuelle. C'est vrai que parfois on se perd de vue et je pense particulièrement à certains amis blogueurs qui ne sont plus et qui me manquent. Bises
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