•  

     

    Nous n'y sommes pas encore mais si par la magie d'un poème je lui faisais devancer le calendrier ? Une belle journée nous en a donné un avant-goût. Ces mots vont certainement revenir à vos mémoires de jeunes écoliers ou, peut-être, de... très, très anciens écoliers !

     

     

     

     

    Premier sourire du printemps 


     

    fleurs-jaunes.jpg

     

    Tandis qu'à leurs oeuvres perverses
    Les hommes courent haletants,
    Mars qui rit, malgré les averses,
    Prépare en secret le printemps.


    Pour les petites pâquerettes,
    Sournoisement lorsque tout dort,
    Il repasse des collerettes
    Et cisèle des boutons d'or.


    Dans le verger et dans la vigne,
    Il s'en va, furtif perruquier,
    Avec une houppe de cygne,
    Poudrer à frimas l'amandier.

     

    26022011010amandier bis

     

    Tout en composant des solfèges,
    Qu'aux merles il siffle à mi-voix,
    Il sème aux prés les perce-neiges
    Et les violettes aux bois.


    violette   


    Puis, lorsque sa besogne est faite,
    Et que son règne va finir,
    Au seuil d'avril tournant la tête,
    Il dit : " Printemps, tu peux venir !

     

     

    Abeille lauriers

     

     

     

    Théophile GAUTIER (Emaux et Camées)

     

     

     

     

     Que Théophile Gautier me pardonne d'avoir " avalé" queques strophes... 

      

     LASIDONIE


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  •  

     Quand un peu de brume reste, tenace, et pèse sur le jour, je cherche en Baudelaire l'écho de ce qui agite le fond de mon esprit, comme un triste partage d'émotions...Je suis dans ces mots la courbe du soleil, pour m'enfoncer dans la nuit.

     

     

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    S'emplir les yeux le matin au réveil du bonjour du soleil

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    Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,

    Comme une explosion nous lançant son bonjour !
    - Bienheureux celui-là qui peut avec amour
    Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !

    Je me souviens ! J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
    Se pâmer sous son oeil comme un coeur qui palpite...
    - Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
    Pour attraper au moins un oblique rayon !

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    puis retourner à la nuit 

     

     Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire ;
    L'irrésistible Nuit établit son empire,
    Noire, humide, funeste et pleine de frissons ;

    Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
    Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
    Des crapauds imprévus et de froids limaçons.


      

      

    Baudelaire «  les épaves »

     

    LASIDONIE


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  •  

       Beaucoup de poètes ont écrit sur le regard, ce miroir des sentiments. Tant de choses que ne disent pas les lèvres peuvent passer dans des yeux qui sourient, brûlent de colère, s'enfièvrent d'amour ou soupirent de mélancolie...

    On ne triche pas avec eux, on peut le faire avec les mots. Mais ces derniers sont nos pinceaux, un peu malhabiles parfois, pour en cerner l'éclat.

    Un peu d'humour... pour surprendre ?  c'est ce qu'on apellerait le choc de l'image et des mots...pourquoi pas le regard de cet étalon saisi au Haras de Meknés pour accompagner la tendresse qui suit.

     

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    Les caresses des yeux
     
    Les caresses des yeux sont les plus adorables ;
    Elles apportent l'âme  aux limites de l'être,
    Et livrent des secrets autrement ineffables,
    Dans  lesquels seul le fond du coeur peut apparaître.
     
    Les baisers les plus purs sont grossiers auprès d'elles ;
    Leur langage  est plus fort que toutes les paroles ;
    Rien n'exprime que lui les choses  immortelles
    Qui passent par instants dans nos êtres frivoles.
     
    Lorsque l'âge a vieilli la bouche et le sourire
    Dont le pli lentement  s'est comblé de tristesses,
    Elles gardent encor leur limpide tendresse ;
     
    Faites pour consoler, enivrer et séduire,
    Elles ont les douceurs, les  ardeurs et les charmes !
    Et quelle autre caresse a traversé des larmes ? 

     

     

     

     

     

     

     

     

    Auguste Angellier 
    (1848-1911)

     

         LASIDONIE

     

     

     


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  •  

      Lors de mon voyage à Prague j'ai été frappée par la coexistence de signes de pensées bien différentes ; Serait-ce le fruit des leçons du passé dans cette région du monde bien éprouvée ? On ne peut que le souhaiter vivement et méditer sur les méfaits, parfois, du silence !

    ***********************

     

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    quand ils sont venus

    chercher les juifs 

    je n'ai rien dit

    je n'étais pas juif 

     

     

     

     

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    Quand ils sont venus
    chercher les catholiques
    je n'ai rien dit
    je n'étais pas catholique

     

     

     


     

     

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    Quand ils sont  venus   

    chercher les communistes

      je n'ai rien dit

    je n'étais pas communiste

     

    Quand ils sont venus

     chercher les syndicalistes

    je n'ai rien dit

    je n'étais pas syndicaliste 

     

     

     

     

     

     

    Puis ils sont venus me chercher
    Et il ne restait plus personne pour protester

     

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    Poème écrit à Dachau, attribué au pasteur Martin Niemöller.


                                                                                          Lasidonie


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  •  

    Dites pour vous la vie c'est quoi,

    me demanda un Pékinois

    qui près de l'eau me rencontra.

    Oh, ce jour là, çà n'allait pas !

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    "La vie ? une écume qui disparait

    Tout aussitôt que née ,

    Du néant bien caché

    sous la réalité..."

     

    Erreur, erreur, me répondit

    cet homme étrange, vraiment petit

    relisez Vian, je vous en prie

           Il vous fera changer d'avis. 

     

    "La vie, c'est comme une dent
    D'abord on y a pas pensé
    On s'est contenté de mâcher
    Et puis ça se gâte soudain
    Ca vous fait mal, et on y tient
    Et on la soigne et les soucis
    Et pour qu'on soit vraiment guéri
    Il faut vous l'arracher, la vie. "

     

    Sur ces paroles me laissa

    toute en émoi, le pékinois

    Dans le brouillard s'en retourna.

    La dent, l'écume, la vie c'est quoi ?

      

     

     

     

                                                                                     " PIPO"                                                                                          LASIDONIE<stroke joinstyle="miter"></stroke> <formulas> </formulas> <f eqn="if lineDrawn pixelLineWidth 0"></f><f eqn="sum @0 1 0"></f><f eqn="sum 0 0 @1"></f><f eqn="prod @2 1 2"></f><f eqn="prod @3 21600 pixelWidth"></f><f eqn="prod @3 21600 pixelHeight"></f><f eqn="sum @0 0 1"></f><f eqn="prod @6 1 2"></f><f eqn="prod @7 21600 pixelWidth"></f><f eqn="sum @8 21600 0"></f><f eqn="prod @7 21600 pixelHeight"></f><f eqn="sum @10 21600 0"></f> <path o:connecttype="rect" gradientshapeok="t" o:extrusionok="f"></path> <lock aspectratio="t" v:ext="edit"></lock><shape id="_x0000_i1025" style="WIDTH: 75pt; HEIGHT: 39pt" alt="Signature de Boris Vian" type="#_x0000_t75"></shape><imagedata o:href="http://www.borisvian.fr/images/signature.gif" src="file:///C:DOCUME~1COMPAQ~1LOCALS~1Tempmsohtml11clip_image001.gif"></imagedata>

     

     

     

     

     


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     Elle jouait avec sa chatte,
        Et c'était merveille de voir
        La main blanche et la blanche patte
        S'ébattre dans l'ombre du soir.

        Elle cachait - la scélérate ! -
        Sous ses mitaines de fil noir
        Ses meurtriers ongles d'agate,
        Coupants et clairs comme un rasoir.

        L'autre aussi faisait la sucrée
        Et rentrait sa griffe acérée,
        Mais le diable n'y perdait rien...



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     Et dans le boudoir où, sonore,
        Tintait son rire aérien
        Brillaient quatre points de phosphore
    .

     

    VERLAINE

     

     

    Montage sur une Peinture de L. Levy-Dhurmer (1865-1953) " portrait de femme".

     

     

     

    LASIDONIE

    difficile ce br ! frôler, rester, s'éloigner...c'est à y perdre son latin !


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    Mon coup de coeur aujourd'hui

    Antonio MACHADO ( 1875-1939) :  il fut avec Garcia LORCA le représentant de la poésie espagnole du XXeme s. Tous deux furent victimes du franchisme, Lorca fut assassiné en 1936 et Machado parti en exil à Collioures ( petit port des Pyrennées orientales) y mourut quelques semaines après son arrivée. Poèmes sur la condition humaine essentiellement.

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° 

    Tout passe
    et tout demeure
    Mais notre affaire est de passer
    De passer en traçant
    Des chemins
    Des chemins sur la mer

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    Voyageur, le chemin
    C'est les traces
    de tes pas
    C'est tout ; voyageur,
    il n'y a pas de chemin,
    Le chemin se fait en marchant.
    Le chemin se fait en marchant
     

    Et quand tu regardes en arrière
    Tu vois le sentier
    Que jamais
    Tu ne dois à nouveau fouler
    Voyageur! Il n'y a pas de chemins
    Rien que des sillages sur la mer

    Antonio Machado

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    LASIDONIE


     

     


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     APPARITION

    La lune s'attristait. Des séraphins en pleurs  

    Rêvant, l'archet aux doigts, dans le calme des fleurs  

    Vaporeuses, tiraient de mourantes violes  

    De blancs sanglots glissant sur l'azur des corolles.



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    C'était le jour béni de ton premier baiser.

    Ma songerie aimant à me martyriser  

    S'enivrait savamment du parfum de tristesse  

    Que même sans regret et sans déboire laisse  

     

     

    La cueillaison d'un Rêve au coeur qui l'a cueilli.  

    J'errais donc, l'oeil rivé sur le pavé vieilli  

    Quand avec du soleil aux cheveux, dans la rue  

    Et dans le soir, tu m'es en riant apparue  

     

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    Et j'ai cru voir la fée au chapeau de clarté  

    Qui jadis sur mes beaux sommeils d'enfant gâté  

    Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées  

    Neiger de blancs bouquets d'étoiles parfumées.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    S. MALLARME

                            LASIDONIE

     


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