• Presque tous les commentateurs de l'époque (2007) se sont dispersés ; (une pensée pour ceux qui ont disparu). Je remonte donc ici un poème de saison.

    ***

    Voici, s’avançant à feuilles semées, Octobre.

    Derrière lui traîne ici ou là un air léger

    Echo des joies de fin d’été vêtu de sobre

    Averse ou soleil paresseux se font discrets

     

    A pas comptés notre petit Poucet d’automne

    Progresse dans les champs les forêts et les bois

    Tandis que derrière lui une fée polissonne

    Brouille, chiffonne, provoque de magiques émois

     

    Au spectacle étonnant d’une métamorphose :

    Notre mystérieuse alchimiste a chargé d’or

    Le sombre des ramures, costumé toutes choses

    Fait rougeoyer, flamber le plus lointain décor !

     

    Un automne

     

     Saison de proche mort, disent certains poètes

     Chute des feuilles, page des ans et des amours

     Fragiles ! Pourquoi pas célébration d’une fête

     Qui créera dans la danse l’oubli du toujours ? 

     

     Dés le printemps la fin s’inscrit dans toute vie.

     L’attendre, la devancer, ne change pas la loi.

     Les yeux ouverts sur la nature épanouie

     Atténue du destin l’insupportable poids.

     

     
     SIDO
     


    23 commentaires
  •  

     Cette semaine du nouveau sur le blog de poésie japonaise : un tanka-suite de saison

    http://sido.eklablog.net/

    Chant d'Automne, tanka- suite

     


  • Je vous propose aujourd'hui un clic ici :

    http://lunatiquebleue.ek.la/


  • Rediffusion de 2007, "relooké" 

    *****************

    Il fait SOLEIL, si nous allions voir les ARBRES ?

     

    Un dimanche avec les ARBRES

      Je connais un endroit préservé, un ilot , une petite presqu'ile qu'un bras de mer tient à l'écart des assauts mécaniques, idéal pour s'écarter du bitume, et des sportifs à vélo, qui harcèlent casques sur la tête des sentiers accidentés. Rien de tout cela, des promeneurs au pas tranquille, admirant le travail de la nature sur ce petit bout de terre aux contrastes etonnants,accidenté, rocheux battu par les embruns et à l'opposé, apaisé. Le mistral et le vent d'est se partagent le territoire, laissant leur empreinte sur les ARBRES

      Et l'on ne peut s'empêcher d'admirer la volonté de vivre de ces pins pliés, couchés sur le sol mais lançant leurs pousses neuves vers  le ciel et la lumière..     
       Un dimanche avec les ARBRES

     Parfois à bout de resistance, dénudés, meurtris, ils maintiennent coûte que coûte une étincelle de vie suffisante pour aider quelques rameaux rescapés à reverdir laissant aux branches défuntes toute latitude pour témoigner de la défaite.  Leurs doigts griffus, secs, semblent figés dans un élan interrompu par la mort.  
     Un dimanche avec les ARBRES

     Sur la côte mieux protégée les troncs plus vigoureux semblent conjuguer leur force en unissant leur feuillage, leur ramure, cavaliers enlacés ployés légèrement pour épouser les danses du vent et jouer avec le soleil

    Un dimanche avec les ARBRES

    Entre leurs bras réunis se dessine dans le lointain la ligne bleutée  que le  passant arrêté sous ces frais ombrages peut admirer. 
     Un dimanche avec les ARBRES

     Et quelques pas plus loin, en s'approchant de l'étroite bordure sableuse , certains offrent un coeur, fenêtre grande ouverte sur le large espace marin...

      Témoins de vie, de résistance, de souplesse, d'adaptation,  les arbres nous donnent une bel exemple, nous offrent un beau spectacle...
    C'était un beau dimanche...

     

    SIDO 

    Photos : Six-Fours - presqu'île du  Brusc (côte varoise)


    23 commentaires
  •  A l'heure des rediffusions une publication d'écriture libre ( rimes irrégulières) de 2006  avec de nouvelles illustrations

    ***

    La très belle chanson de J. Brel , librement adaptée : "Quand on n'a que l'amour" trottait dans ma tête un jour un peu gris , elle est devenue ce qui suit :

      

    Chanter l'Humour. Pensée pour J.Brel

    Quand on n'a que l'humour
    A offrir en cadeau
    Pour détourner ses jours
    De l'idée du grand saut

     Quand on n'a que l'humour
    Pour croire aux lendemains
    Dans les instants si courts
    Qui écrasent chagrin

    Quand on n'a que l'humour
    Pour camoufler de soi
    Les regrets d'un parcours
    Inutile et sans joie

     Quand on n'a que l'humour
    Pour partager des riens
    Et tromper le destin
    Rusé joueur de tours

     Quand on n'a que l'humour
    Comme unique secours
    Comme unique ouverture
    Comme unique futur

     Utilisons le rire
    Et la force des mots
    Pour bannir les soupirs
    Et les larmes de trop

     Alors regets enfouis
    Par des mots inventés
    Des instants échangés
    Nous aurons donné vie

    A l'amitié

    Chanter l'Humour. Pensée pour J.Brel

      

    SIDO  (poème 2006)

     

     


    16 commentaires
  • A voir et lire sur le blog poésie japonaise  http://sido.eklablog.net/ 






    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires