•  Lorsque l'esprit traverse quelques passages à vide, ouvrir quelques tiroirs pour exhumer les souvenirs ( mai 2011)...

    ***

       Ce tableau à l'huile date de 1993, l'un des derniers de mes tatonnements picturaux . En le regardant quelques vers un peu nostalgiques me sont revenus en mémoire...

       

    peinture--la-j.fille.jpg

     

     

    Elle a passé, la jeune fille

    Vive et preste comme un oiseau;

    A la main une fleur qui brille,

    A la bouche un refrain nouveau.


    C' est peut-être la seule au monde

    Dont le cœur au mien répondrait;

    Qui venant dans ma nuit profonde,

    D' un seul regard l' éclaircirait !...


    Mais non, - ma jeunesse est finie...

    Adieu, doux rayon qui m' as lui, -

    Parfum, jeune fille, harmonie...

    Le bonheur passait, - il a fui !

     

     

    Gerard de Nerval : "Une allée du luxembourg".

     

    Lasidonie


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  • Ambiguïté des joies

    Ephémères d'aujourd'hui

    Impérissables de demain

    Signes évanescents

    Et pourtant incrustés

    Additionnés, pour composer

    L'endroit d'une trame

    Lisse, soyeuse, colorée

    Quand l'envers

    A la mémoire

    Se fait terne, âpre

    Ambiguïté des joies

    Partition d'une musique

    La musique nostalgique

    D'une vie

     

     

    Les joies


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  • Je vous propose de découvrir une forme poétique de tradition japonaise : le tanka-suite, sur mon autre blog.

    aujourd'hui  une flânerie en bord de mer

    c'est ici : http://sido.eklablog.net


  •  

    Poésie des ombres je te lis
    Dessinée sur le doré du sable
    En formes éphémères, impalpables
    Quand  l'oiseau vole bas, indécis

    Je te vois sur la terre accablée
    Par les rayons brûlants du midi
    Lorsque se penche le tronc vieilli 
    sur des langues bleues démesurées
     

    Poésie des ombres

     

    Sur un mur vierge tout en finesse
    Installée, en léger dentelé
    Quand le frôle, tendre, le pécher
     De ses rames chargées de  promesse 

     


    Ombres sans poésie je vous sens
    Dans le  lourd silence des ruelles
    Arpentées par des esprits rebelles
    Tandis que se meurt le halo blanc, 

    Au profond des nuits sans lune libres
    De posséder l'esprit impuissant
    Rôdant sans répit jusqu'au levant
    Jusqu'à saccager le goût du vivre

    Ainsi ballottés vont les humains
    Tiraillés par des attraits contraires
    Projetés vers l'ombre ou  la lumière
    Et la vie s'échappe de leur mains !

     

    SIDO

     


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