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    Tant d'amour passe en silence entre deux mains unies ! Que dire de plus, qui ne soit superflu, de ce merveilleux poème d'ARAGON et de cette citation :

     

      « Je suis plein du silence assourdissant d'aimer »


     

    MAINS-jpg.jpg

     

     

     

    "Donne-moi tes mains pour l'inquiétude
    Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé
    Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude
    Donne-moi tes mains que je sois sauvé
    Lorsque je les prends à mon propre piège
    De paume et de peur de hâte et d'émoi

    Lorsque je les prends comme une eau de neige
    Qui fuit de partout dans mes mains à moi
    Sauras-tu jamais ce qui me traverse
    Qui me bouleverse et qui m'envahit
    Sauras-tu jamais ce qui me transperce
    Ce que j'ai trahi quand j'ai tressailli
    Ce que dit ainsi le profond langage
    Ce parler muet de sens animaux
    Sans bouche et sans yeux miroir sans image
    Ce frémir d'aimer qui n'a pas de mots
    Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent
    D'une proie entre eux un instant tenue
    Sauras-tu jamais ce que leur silence
    Un éclair aura connu d'inconnu
    Donne-moi tes mains que mon cœur s'y forme
    S'y taise le monde au moins un moment
    Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
    Que mon âme y dorme éternellement."


    LOUIS ARAGON

     

     

    Lasidonie

    pour la photo !


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  • Il ressemblait, songeur,
    A cette fin de jour
    Emmitoufflée de rêves
    ces oiseaux voyageurs
    Au ténébreux parcours
    Condamnés à l'errance 
    Dés que la nuit s'achève ;
    Il ressemblait enfin,
    Lorsque soudain j'y pense,
    A la promesse d'un nouveau matin

     

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      LASIDONIE  


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    blog-suite-4421oiseau.jpg

    (Lac pichola d'Udaipur-Inde)

     

    Les oiseaux se sont rassemblés

    Quelques notes, do, la, sol,

     En un envol

    Se sont dispersés

    Tels les défunts souvenirs

    Dont il faut s’affranchir,

    De son groupe, s’est détaché

      L’un d’eux, puis s’est posé,

    En signe de refus

    D’affronter l’inconnu,

    Les aléas du parcours !

    Juste laisser couler le jour,

    Contempler l’eau qui dort,

    De la vie, le seul passeport,

     Que ne suis-je l’oiseau,

    Quelques notes sol, si, do !

     

     

    LASIDONIE


    12 commentaires
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    J'avais à mes débuts sur ce blog évoqué ce poème peu connu de Jules Romains,  ICI, REVOIR L'ARTICLE :  cela m'a amusée d'imaginer ce que cela aurait pu devenir à l'ère des messageries sur portable en essayant de transposer les idées.

     On ne m'a pas donné de lettres  

     

    On ne m'a pas donné de lettres, ces jours-ci !

    Personne n'a songé dans la ville à m'écrire.

    Oh! je n'espérais rien ! Je sais vivre et penser

    Tout seul, et mon esprit, pour faire une flambée,

    N'attend pas qu'on lui jette une feuille noircie.

    Mais je pense qu'il me manque un plaisir familier ;

    J'ai du bonheur aux mains quand j'ouvre une enveloppe,

    Ma peau se réjouit en touchant le papier,

    Où persiste, au milieu des pages repliées

    La présence immatérielle d'un autre homme,

    Et depuis ces trois jours où je n'ai rien reçu

    Je glisse lentement dans un trouble malaise ;

    Je suis presque gêné d'être ; J'ai comme honte

    De moi-même ;

    Un remords insaisissable pèse

    Sur mon coeur qui avait failli se croire bon.

    Mes bras ont des lourdeurs ; Je n'ose pas sourire ;

    Il me semble que l'air m'en veut quand je l'aspire.

    L'amour autour de moi, la force au fond de moi

    Se dispersent. La ville, en m'oubliant, me blâme.

    Nulle part on ne songe à moi, je le vois bien.

     

    J.ROMAINS

     

    @@@@@@@@@@@@@

     

     

       Trois jours : pas de news, nada, zéro message, c’est pas que j’attends mais qd même sans ? Pas un pote pense à moi ? Pas même une pub, une erreur, un mot ? Signal de l’enveloppe jaune sur mon écran--j'ai téléchargé une sonnerie de folie--j'aime : Me dit "qui" ? Tac tac les doigts sur les touches, tac tac « messagerie, ok, message reçu, ok » impatient, tac « ouvrir ok» : décryptage… En fait me fiche un peu du contenu, moins important que me sentir en lien, avec les autres, -"J'aime", comme F.Book, me fiche oui, sauf si c’est S…  Là c’est à donf le cœur qui fait des bonds de ouf..

    Nada, triple zéro aujourd’hui, m’ont zappé,  m’a zappé ; Me reste : retour, liste messages reçus il y a 3 jours, relire, trier, celui là ? Supprimer, ok, celui là ? ah non, c'est S... mettre en dossier, ok ;  tout à l'heure, demain, la sonnerie?

     Allez, Google, tac tac, F.Book : quelqu’un en messagerie instantanée ? Le monde entier...pas si seul

    P1010874bisvue.jpg

     

    , et si seul !  P1010896-bis-dans-le-metro.jpg

     

    LASIDONIE


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    Elle a dit :

    Le jour se lève noir

    Sur le cœur et dans  les nues

    La nature a mis manteau de deuil

     

    P1010139-ciel-bulgare.jpg

     

     

     

     

    Il a dit :

    Laisse le ciel gonflé de peine

    Baigner la terre

    Il en jaillira sources nouvelles

     

    blog-suite-1869-SOURCE.jpg

     

     

     

     

    ciel-soir.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Qui s’endormiront paisibles

     Dans l’or du soir.

     

    Et l’aube sera belle.

     

    Lasidonie


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     Le plus bel automne qu'il m'ait été donné de photographier est celui du Japon, subtilité des tons, nuances des teintes, variétés végétales, explosion et féérie de couleurs. Plein les yeux n'est-ce-pas ?

     

    P1020313.JPG

     

     

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    Le poète n’a pas toujours raison

    Ne sont plus sanglots longs

    Ni langueur monotone

    Les humides journées d’automne

    Mais perpétuel éblouissement

    Devant tant de luxuriance

     Richement déployée

    Pour les yeux perlés d’enfance

    Encore attardée

    Dans le cœur du rêveur vieillissant

     

    SIDO

     

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    Bel optimisme de vie que celui de Bernard Pivot, exemple à méditer quand vient le moment où lon aurait tendance à regarder le chemin de derrière et non celui de devant en le sachant tellement plus court !

    A contrario Je ne peux m'empêcher de citer J. Brel " Mourir cela n'est rien, mais vieillir, ô viellir"

     

    P1050251BIS.jpg

     

     

    « Vieillir, c’est chiant. J’aurais pu dire : Vieillir, c’est désolant, c’est insupportable, c’est douloureux, c’est horrible, c’est déprimant, c’est mortel. Mais j’ai préféré « chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste. Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira. Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance. On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant. Invulnérable. La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien. Même à soixante. Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme. Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps – mais quand – j’ai vu le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge. J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard. Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans l’apartheid de l’âge...

    ...Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien. Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni à la sexualité, ni au rêve. Rêver, c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises. C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent. C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie.»

     

    Bernard Pivot "Les mots de ma vie"

     

    En conclusion les miens sur cette image :

    Cheveux gris ou blancs
    Sillons creusés sous les yeux
    Encore un Sourire

    P1040649.jpgbis.jpg

    (Photos prises en Chine)

    LASIDONIE


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