• Il est un élément du visage qui en est la parure, l'ornement : la chevelure ! C'est  un thème poétique, cher à Baudelaire entre autres : féminité, sensualité.

    Symboles divers lui sont attachés, surtout pour une femme, et le mot entre dans de nombreuses locutions imagées populaires :" tiré par les cheveux, un cheveu sur la langue, comme un cheveu sur la soupe," et bien d'autres.

    Pour ma part  le "passer une main dans les cheveux",  geste image du fil des saisons, m'a inspiré ces quelques vers ...


     





    Chevelure aux effluves de printemps

    Mèches légères par doigts effleurées

    Dans ces instants de timides élans,

    D’audacieuses promesses effeuillées



    Chevelure au brûlant parfum d’été

    Mèches ébouriffées, mains passionnées

    Dans ces instants de pure intimité

    Aux désirs lourds de pensées pimentées



    Chevelure aux tièdes senteurs d’automne

    Mèches lissées par doigts attentionnés

    Dans ces instants où la tendresse sonne

    L’heure des plaisirs d’amour invités



    Chevelure aux doux friselis d’hiver

    Mèches claires sous les mains caressées

    Dans ces instants de merveilleux concert

    A deux. Ivresse d’amour apaisée.

     


     

     

    LASIDONIE

     


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  • Il est de ces matins

    Levés avec le rien




    Ainsi du tout efface

    La plus infime trace




    Il est des soirs très doux

    Qui se couchent avec le tout,



    Des petits riens ont fait ramasse,

    Fruits couleurs qui jamais ne lassent

     

    Ces petits riens mis bout à bout

    Pour une vie jouent leur va-tout


    LASIDONIE

     

     

     


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  • "Lumière profuse ; splendeur. L'été s'impose et contraint au bonheur".
     
    A. Gide  (journal).


    Cette pensée a réveillé des souvenirs en images, suggéré des mots   :




    Un de ces petits bouts du monde
    Où l'ombre est une amie des coeurs
    Pendant que la lumière éclabousse à la ronde
    Les corps trop alanguis, offerts à son ardeur

    Un de ces petits bouts du monde
    Pour les affamés de saveurs
    Exhalées des tonnelles; L'insoucieux succombe
      Laissant couler du temps ce qu'il a de meilleur


    Le bonheur a pris formes blondes
    Et transparence sans pudeur
    Dans ce panier d'été aux pensées moribondes
    Confites en sensations au parfum d'ailleurs.




    Paysages crétois




    LASIDONIE

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    Dépouillée, lavée,
     Délavée
    Elle offre à la pluie ses reflets
    D'ombres vertes
    Violettes
    D'espérance violée
    Que le bleu du ciel
    En transparence
    Tente de réchauffer


    SIDO




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  • Jeu avec l'image, jeu avec la couleur de fond des strophes, une façon symbolique de suivre l'écriture...


    ***

    Inutiles ces jours nouveaux
    Ciselés de l'or d'espérance,
    Stériles comme puits sans eau
    Espagne aux fallacieux châteaux
      ô vivre sans leur dépendance !



    Pouvoir laver le jour présent
    De cette haine qui prospère
    Savoir lui rendre simplement

    Sa vieille couronne d'argent.
    Ô, Le Vivre en paix, sans colère !



    couronne-jour.jpg
    (photo montage)


    Renoncer au rêves d'antan
    De son esprit tenir les rènes
    Qui se relâchent sous l'élan
    De fièvreux désirs mis en scène
      Ô, vivre en heureux innocent !



    Lasidonie


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  • Le titre d'un roman  est parfois l'occasion d'en ouvrir les pages ou de lire les chroniques que la presse lui consacre. Ce fut le cas avec celui-ci:
     "La solitude des nombres premiers" de Paolo Giordano,
    dont le titre m'a intriguée. Mon propos est illustré par des photos prises lors d'un voyage en Inde. A première vue titre et photos n'ont rien de commun, pourtant...Une petite analyse lue et résumée ici met en lumière l'essentiel de cette allusion mathématique appliquée à l'amour et à des personnages qui ne parviendront jamais à n'être autre que UN, seuls :



    L'amour ne peut être multiplication car 1x1=1


    Le vieil arbre aux multiples racines et le banc (Inde, Rajasthan)


    il ne peut être division car 1:1=1

    il pourrait être une addition mais l'union des corps n'est pas fusion en réalité car 1+1 =2


    Sculpture sur colonne d'un très ancien temple Hindou du Rajasthan

    L'amour devient soustraction quand il prend fin
     car 1-1 =0

    Comme ici sur cette photo symbolique du Taj Mahal, emblème du 1-1





    Ce monde de l'amour humain ressemble ainsi à celui des nombres premiers, uns et seuls ! Additionner, Multiplier,  Diviser, Il nous renvoie toujours au profond face à face avec soi-même...



    Pour en savoir un peu plus sur ce roman primé en 2008 un lien : Paolo- Giordano- la solitude- des nombres premiers




    LASIDONIE

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  •  




    A mes amis disparus ou qui se sont éloignés

     

    *******

     

    De la nostalgie, de la tristesse
    "Que sont mes amis devenus"...


    Deux versions pour  cette complainte du ménestrel, poète, RUTEBOEUF (époque1200), extraite, adaptée de l'ancien français,et mise en musique ; J'ai réuni deux interprètes,  masculin/féminin : deux remarquables reflets de personnalités inoubliables

    Celle de LEO FERRE,déchirante
    dont les derniers mots sont rajoutés :

    " l'espérance de lendemains
    ce sont mes peines"




    Commentaire relevé sur You tube ! merci à son auteur inconnu :

    "Quel jeu prodigieux avec le micro ( ...). La mémoire et l'éloignement sont suggérés par les paroles et le pas du chanteur autour du porte-voix (...) : la technique à des fins essentiellement poétiques."





    Et l'interprétation de
     JOAN BAEZ

     Une voix qui allie la douceur, la tristesse et la nostalgie



    Petit rappel historique :
    Ruteboeuf dût affronter la pauvreté, la misère. Ses  difficultés, ses déceptions et les craintes de la mort sont présents dans son oeuvre, souvent avec humour et auto-dérision ; c'était le temps du " Paris a faim ", des croisades, de Saint-Louis, (qui lui apporta son aide souvent).


    Lasidonie

    Â Chaïtan

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  •  

     

    Du feu follet, phénomème physique, dérive l'image dansante d'un être lumineux qui passe, bien fugitivement, en éclairant, quelques minutes seulement, les zones obscures...et que l'on aimerait retenir un peu...

     

     

     

     

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    Il est passé, le messager du vent

    Déposer quelques timides feuillets

    Discrets, légèrement teintés

    D’une encre claire de mémoire

    Sous mes pas oublieux  se sont collés

    Pour suivre la trame de mon histoire.

     

    Est repassé le messager du vent

    Patiemment, jour après jour et semaines

    Dans l’ombre douce de mes mots

    Progressant d’allure incertaine

    Pour transmettre des fragments en écho

    De ce qui fut jadis un beau duo

     

    Juste une lumière et l’étonnement :

    Comment reconnaître la voix ténue

    Quand maître vent devenu fou

    Sous une couche bien feuillue

    En soufflant entasse agite ou rend flous

    Les messages au sens dessus dessous !

     

     

    Image Hosted by ImageShack.usMontage par superposition  et travail sur deux images

     

    Il est passé, puis parti doucement

    L’émissaire vrai feu follet

    Sa tâche menée, accomplie :

    Repeindre les souvenirs délavés

    De vives couleurs-joies, brève éclaircie

    Pour fleurs envolées au vent d’un été

     

     

     

    Lasidonie
    mars 09

     

     


    18 commentaires



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