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    Savoir s'en aller

    Avant qu’il ne soit trop tard,
    Que de lourds orages
    N’emportent les images
    Des bonheurs passés.
    Savoir s'en aller
    Avant  de découvrir la haine
    De soi, des autres, de l'autre,
     Les stériles regrets,
    Les amertumes vaines.
    Savoir prendre une autre route
    Eloigner les doutes,
    Les peurs, les hésitations,
    Retrouver l’horizon
    Se noyer dans la lumière du ciel.
    Pouvoir  s’en aller
    A la recherche de soi
    Après un difficile voyage
    Dans l’obscur du réel
    Qui plombe tout désir, toutes joies.

    Pouvoir s’en aller
    Et découvrir la paix !


    LASIDONIE

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  • "Notre vie, dit une vague, est trop brève".
    Mais l'autre lui répond : "ma soeur, sa brièveté fait sa douceur".

    Jean Richepin (Choix de poésies)

    ***

    "Je n'aurais pas duré plus que l'écume;
     Aux lèvres de la vague sur le sable

     Né sous aucune étoile un soir sans lune
    " Mon nom ne fut qu'un sanglot périssable"


    Yvan Goll (Epitaphe)


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     "Là le bruit des vagues et l'agitation de l'eau, fixant mes sens et chassant de mon âme toute autre agitation, la plongeaient dans une rêverie délicieuse"

    J.J. Rousseau ("Les Rêveries du promeneur solitaire")


    LASIDONIE

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  • Pas très joyeuse ces temps ci, l'écriture me prolonge...



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    Pourquoi faut-il toujours

    Redécouvrir le mal

    Quand on l’a oublié

    Le bonheur d’un instant, d’un jour,

    Efface les craintes d’hier,

    Quand le cœur apaisé

    Adopte un rythme de croisière.

    Naïveté ou inconscience, 

    Le pire a perdu sa substance,

    Devient chose banale.

    Livre des révoltes sauvages

    Des déceptions des désespoirs 

    On veut en déchirer les pages !

    Et l’on se prend à croire

    Aux remords aux regrets

    Et l’on voit le temps s’alléger

    Les projets refleurir.

    Sûr, on va repartir

    Sur un chemin sans fin

    Délivré des souffrances,

    Saurait--on être heureux enfin ?

    Rien ne change jamais,

    Le mal resurgit, sans pitié

    Ecrase, piétine tous les rêves

    Et l’on cherche en silence

    Le comment garder pied

    S’accrocher pour ne pas tomber.

    Dans un sursaut, alors

    Vient l’envie de frapper sans trêve,

    Pour ébranler un mur

    Réapparu, solide, si dur  

    Et de hurler au sort :

    Pourquoi, pourquoi, pourquoi !

     

                                                                                         11-03-08
                                                                       Lasidonie


     


     


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    Quelques jours de fort Mistral
    , un matin très gris au dedans, un peu comme chez Verlaine dont j'emprunte l'expression, les mots surgissent...

      Le vent cogne à ma fenêtre, pousse, secoue, fait trembler la barrière vitrée, rempart bien fragile pour de vifs assauts. Sa fureur grandit, sa voix enfle devant la résistance que lui oppose l’assaillie. En de violentes bourrasques de dépit sa vengeance se libère, s’attaquant aux timides rameaux, faisant s’enfuir à toute volée les petites pépites de mimosas, et périr les premiers vulnérables bourgeons.

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    Son déchaînement n’a aucun frein, aucune limite. Il lui faut une victime à sa mesure : Le pin, là bas, chenu, un peu penché mais encore heureux de pouvoir capter la lumière du haut de sa belle stature, de dominer ses jeunes congénères. Le vent, le vent méchant, concentre sa puissance et d’un souffle glacé, long, tenace, accompagné d’un sifflement moqueur, en César victorieux fait baisser la tête du vieil arbre jusqu’à terre, puis l’achève dans un fracas  de membres arrachés.
     

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    Le vent cogne à ma porte, pousse, secoue, fait tournoyer mes pensées comme feuilles noircies ; Vent exacerbé de la mémoire s’insinuant dans les interstices heureux du présent, pour en fragiliser l’apaisement ! Vent du grand large soulevant des vagues d’images, les projetant au regard du cœur pour les en retirer aussitôt en un reflux violent ! Le vent mauvais s’acharne sur mon esprit, sélectionne les armes qui font mal, m’entraîne dans une dérive épuisante.

      Ni portes, ni fenêtres, ne sont forteresse suffisante pour repousser de telles attaques ! La lutte est inégale : Se soumettre, attendre que, lassé, cet Attila immortel, choisisse une autre proie à détruire, tel est notre destin, tel est mon destin…


    LASIDONIE

     


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  • Je reviens à la poésie classique avec ce poème écrit en 2006. Par ailleurs le  numérique m'a permis de créer, par un jeu de formes ( le personnage est né du chaos ...) un jeu de couleurs, ces images d'irréalité : " Poésie et numérique associés"...sur le thème du "tout passe" !



    DEMAIN


    Comme revenue des profondeurs de l'enfer
    j'ouvre les yeux sur la lumière, émerveillée.
    Un vent ami a chassé les noires ondées,
    Le ciel en fantaisie s'est habillé de pers
    Pour mieux dans le lointain se fondre avec la mer

    Et mon esprit, hier redoutable adversaire
    S'étonne stupéfait " mais où est donc la nuit ?
    Se peut-il que tout ne soit que songe maudit ?
    Ce fleuve d'amour retenu, douleur amère
    Ne serait qu'une toute petite rivière ?"


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    Souffrir tant et tant, mais survivre de morsures,
    Rager de l'impuissance à changer le destin,
    Noyer les déceptions, cultiver le chagrin,
    Et découvrir qu'une insupportable blessure
    Peut n'être parfois que banale égratignure !

    Une étrange voie en mon âme tourmentée
    S'est dessinée, me conduit vers l'apaisement.
    Délivrée d'un rêve inaccessible angoissant
    Elle n'est plus cette vagabonde naufragée
    Que de faux espoirs secrets tiennent éveillée.


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    Le vent sèche la pluie, et le jour suit la nuit
    Encore, toujours. Ainsi du mal qui me délaisse.
    Les écorchures cicatrisent : Coeur en détresse
    Revoit le cap. Demain existe, il me sourit.
    La guérison est proche. Quand viendra donc l'oubli ?



    12-02-06
    LASIDONIE



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  • Un beau poème, une voix qui prend au coeur, écoutez...

    Il faut patienter quelques secondes pour avoir le son.

    Musique, texte, interprète, feront oublier une erreur d'orthographe sur l'écran.




    Une aube affaiblie
    Verse par les champs
    La mélancolie
    Des soleils couchants.
    La mélancolie
    Berce de doux chants
    Mon coeur qui s'oublie
    Aux soleils couchants.
    Et d'étranges rêves,
    Comme des soleils
    Couchant sur les grèves,
    Fantômes vermeils
    Défilent sans trêves,
    Défilent, pareils
    A de grands soleils
    Couchant sur les grèves.


    Paul Verlaine, Poèmes Saturniens (1866)
    musique de Léo Ferré.



                                                                                                                 BON DIMANCHE
    LASIDONIE




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  •   

      Voici un court texte écrit pour un exercice d'atelier d'écriture : Dresser deux portraits, masculin, feminin, sur la base de points d'ancrage paralèlle à définir pour chacun, selon un questionnaire ( habitudes,goûts,passé,etc...). Mais ayant créé un dialogue d'échange entre les personnages, mon texte n'a pas respecté la consigne initiale. Par honnêteté envers la communauté je me devais, en ne le publiant qu'ici, tel quel,de le signaler.

    ELLE :


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    « Voyez vous je souhaiterai faire plus ample connaissance avant une rencontre. Ne pourrions nous pas nous écrire ? J’aime écrire. J’ai toujours dans mes poches un petit crayon. C’est si vite passée une idée, si furtive une senteur inhabituelle, si fugace la sensation d’un bien-être. Alors je note, au hasard, un coin de chéquier, un mouchoir en papier, tout me va.
    Non, je ne vous enverrai pas mes bribes chiffonnées, ni même un beau papier teinté à l’ancienne, au décor gracieux suranné, le clavier me convient aussi ! Tenez, je vais vous révéler un secret, un peu d’intimité en somme, juste pour nous rapprocher : J’adore me promener à pied puis rester en silence au bord d’une falaise qui domine la mer, assise à même le sol. Le contact de la terre, l’air chargé d’iode, et l’espace, l’espace à la fois reposant et inquiétant, évasion et mystère de l’inconnu.. Je fais régulièrement cet étrange rêve d’un chemin escarpé très pentu qui descend en serpentant vers l’océan, et m’entraîne en frôlant le vide. Le paysage sublime m’invite à défier le danger, exaltation et peur au ventre. Fascination et angoisse. J’aime cette dualité …Mais je m’aventure déjà dans les confidences, et en sais trop peu de vous. Restons, voulez vous,  « en surface »  (n’y voyez aucun jeu de langage de ma part, je vous prie). Aimez vous les chiens? »

    LUI :

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    « Faire connaissance ? Pourquoi dans ce cas ne pas se parler ? Bon, aujourd’hui, je veux bien écrire pour te répondre mais c’est tellement plus facile d’utiliser son portable, j’entendrai ta voix, tu découvriras la mienne. C’est révélateur une voix, tu sais. J’ai toujours avec moi dans ma poche ce bijou technologique irremplaçable, je fais tout avec, c’est mon appareil photo, mon mémo, mon horloge, mon ordi ! Sans lui ? Imagine- tu un monde sans contact auditif ? La parole a été donnée à l’homme ou plus exactement il l’a découverte, pour faciliter les échanges. Le « silence des espaces », pour ne pas reprendre un poète que vous, excuse moi, je mélange tu et vous, tu c’est plus simple, non ? Donc que TU dois aimer,  moi, ils m’effraient ! J’aime la ville et son fourmillement, là est la vie. Le pire de mes cauchemars, celui qui parfois me fait me réveiller la nuit je vais te le raconter. Puisque tu as parlé d’intimité, allons y : Je suis dans une ville que je ne reconnais plus, les rues en sont vides, je cherche mon chemin pour regagner ma voiture que j’ai garée quelque part--je ne me déplace jamais sans elle,  pourquoi se priver des facilités du progrès, et puis j’aime bien sentir l’odeur du cuir , les vibrations du moteur quand je la « pousse un peu »-- donc, je te disais, je cherche mais j’erre dans un dédale incroyable et, tiens-toi bien, personne, non, personne à qui demander un renseignement ! L’horreur ! Des sueurs froides !
     Tu aimes la dualité ? Je crois qu’entre nous elle serait importante ! On peut toujours essayer, tu m’écris, je te réponds par téléphone. C’est une solution, Non ?

    Au fait, oui, j’aime les chiens ».


    La typographie, que j'ai choisie différente, est aussi un reflet des portraits.

     

    LASIDONIE


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      Recréer, façonner, l'inaccessible, l'évanescent, c'est le rêve de tout artiste. Je ne suis pas hélas de ceux-là, mais la technique donnant les moyens de "jouer à l'artiste", je m'y essaie parfois en modifiant une image...


    Le ciel, la mer, quand l'esprit vagabonde
    Ensemble ils se confondent
    Dans mes rêveries d'espace infini
    Que ma main façonne dans l'inédit.

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    Les nuages, en écume inimitable,
    Paressent dans le ciel devenu sable
    D'une étendue lagunaire au couchant :
    Métamorphose  des deux élements...





    L'imaginaire s'exprime à l'envie
    Dans ce qui n'est que pure  fantaisie,
    Evasion, fuite dans la création
    d' espaces nus, dont je prends possession.


    LASIDONIE


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