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  • Je dédie ce poème à ce fidèle lecteur doué pour le bonheur qu'est

    Patriarche (dans mes liens) : "De l'aurore au crépuscule"'
    qui me disait hier : " Mets nous des poèmes joyeux ! " .


    Plume vole

     

    Ecrire quelque chose de gai pour changer

    Des écoeurants remous et autres noirs nuages ?

    Amis, il vous suffit de me le demander

    Je déchargerai ma plume de ses orages !

     

    Je soulèverai le couvercle des humeurs

    Pour laisser échapper la vapeur si légère

    Des sourires, des pensées roses, des petits bonheurs

    Et vous serez comblés du charme qui opère.

     

    Je délaisserai vents et océans furieux

    Pour peindre les eaux calmes adoucies par la brise

    Chargées de ces couleurs que leur donnent les cieux

    Lorsque vifs, triomphants, de lumière ils nous grisent !


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    J’imiterai le vol joyeux du  papillon

    M’extasiant ici, sur la beauté d’une rose

    Là bas sur la blanche mouette à l’horizon

    Plus de gris, de l’harmonie où la vie se pose.

     

    Ecrire quelque chose de gai c’est aisé,

    Les mots sont zélés serviteurs de fantaisie

    Au service de trompeuses légèretés !

    Ma plume s’est envolée pour vous, la chipie !

     

     

     Lasidonie 
    14-01-08

     


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    Laisser exister le chagrin retenu, dénouer le nœud qui entortille l’estomac, vrille l’esprit, obscurcit les minutes qui lui échappent, imperturbablement martèlent les distances d’avec ce que sa raison,  son cœur refusent d’assumer, qu’elle voudrait retenir…Oh ! Dire !

    Elle aurait voulu couvrir le  papier de ces mots qui l’étouffent, qu’elle doit contenir : les écrire serait donner vie à ce qui ne peut, ne doit pas exister ailleurs que dans le secret de la pensée. Alors, seulement, être capable de décrire ce mal qui dés le réveil, quel qu’en soit le moment, nuit noire ou petit jour, mord, envahit la poitrine, chemine dans la gorge, fait plisser le visage et se répand entre les paupières fermées. Banalité de l'expression populaire « verser des torrents de larmes » ! Pourtant ce qui se fraie un chemin du cœur aux yeux, qui échappe à tout contrôle, toute volonté, secoue tout le corps, ressemble bien à cette eau dévastatrice charriant avec elle débris des rêves morts ou bientôt morts.

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    Ce n’est pas une eau claire, purificatrice, celle  qui s’enfonce, absorbée par les profondeurs, nourriture d’une terre qui renaîtra, revivifiée. Non, c’est une eau grise sans cesse alimentée par un tourbillon d’images, un passé toujours présent en soi qui ne veut pas céder la place. Elle en a mal à en crier, sa pensée s’anéantit dans les sanglots, le vide s’installe. N’existe que la sensation d’être tout entière contenue dans ce flot qui s’échappe, cogne, secoue le corps recru de fatigue, recroquevillé dans son repli du monde, fœtus refusant la vie. Par instants la lucidité revient, si pitoyable, affaiblie, confrontée à l’absurde : Rien ne pourra changer de ce qui est. Sa mémoire semble assoupie, compatissante. Un répit… Quel leurre ! Un écho soudain : mot, bribes de musique, couleurs d’une image, redonnent au torrent toute sa force, sa violence. Dormir, dormir, elle l’appelle avec désespoir le sommeil, le supplie de la guider hors des frontières de cette douleur qui n’en finit pas, vers le noir absolu, le trou noir avaleur d’étoiles...

    LASIDONIE
    6-12-07

     


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  • J'ai fouillé dans ma malle de voyage et retrouvé ce poème passé inaperçu à mes débuts sur Ob.
    Le ton de mes articles étant souvent trempé à l'encre noire ces temps derniers, celui-ci réjouira ceux qui aimeraient que le sourire s'y installe plus souvent ...

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    Le Vietnam reste pour moi le pays du
    sourire : villes, campagnes, jeunes ou vieux, aisés ou miséreux, partout les visages sont illuminés, offrant aux visiteurs occidentaux traînant leur tourments, leur impatience , un belle leçon de sérénité intérieure. Sagesse de la spiritualité bouddhique, ou joie de vivre inébranlable malgré l'adversité ? difficile d'en percer le secret.


     

     

     



     



    Sourire

    Un sourire, c’est l’évocation heureuse

    De ces pays lointains, ensoleillés,

    Semblant effacer les journées brumeuses

    Pour, de l’heure, le meilleur parfum garder.


     

     

     

     

     

     

    Un sourire c’est le bonheur du jour,

    Celui d’un passant croisé, anonyme,

     Chaleur échangée d’un instant très court.

    Dans la grisaille, la lueur ultime. 

     

    Sourire, c’est donner un peu de son cœur

    Pour faire connaître ce qu’il recèle

    D’amitié, offrir ce bouquet de fleurs

    Gratuit et de fragrance virtuelle. 

      

    Mais c’est parfois difficile un sourire

    Quand l’âme pèse du poids du chagrin

    Que des nuages s’amoncellent, se mirent

    Dans les pensées ! De la joie c’est la fin ! 

      

    Alors de l’autre, cet anonyme, l’ami

    Un sourire est source revivifiante,

    Dans le désert, eau précieuse du puits,

    Dans le regard, flamme allumée qui chante !

     

     

     

     




    LASIDONIE

     


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    Je t’ai imaginé

    Dans les vagues de l’océan
    Les matins de brume
    Dans le miroir des eaux claires
    Des lacs et des rivières
    Aux heures de grand soleil
    Je t’ai appelé
    Dans les forêts et les bois
    Les jours de sombre orage
    Lorsque saisie du grand froid
    Je perdais mon chemin.
    Je t’ai cherché
    Dans les improbables deserts
    Houlés de solitude,
    Mes yeux, mon coeur
    A l’horizon se sont cognés !
    En observant le ciel,
    que la brise dénude
    de volutes ennuagées
    Ils se sont  soudain ouverts
    Sur l’essentiel
    T’avoir aimé…

     
     

                                                                                                                                           LASIDONIE
                                                                                                          09-01-08



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  •    La nature est un calque ...



    Enchevêtrement
    de Segments
    Tortueux,
    Trop noueux
    Anarchie
    Infinie!
    Obstinément
    Le bel élan
    Vers. Oh, vers quoi ?
    Chercher sa voie
    Dans le désordre
    Sans en démordre,
    Mais se tromper
    Sens gris, brouillé,
    Ombres qui tombent
    Et plombent
    Les rêves
    Qui s'achèvent
    Desséchés,
    Résister, persister
    Puis fléchir, se flétrir
    Et toujours se meurtrir !
    Méli-mélo
     Pour le mélo

    D’une vie à mourir.


    Lasidonie
    8-01-08

     


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    La page est tournée

    Le livre des merveilles s’est refermé

    Sur ces jours de joies

    Où le cœur bat

    Comme la première fois

    De sa naissance à la lumière

    Où s’écarquillent les paupières

    Sur  un monde inconnu

    Qui s’ouvre grand

    A tous les possibles

    Jusqu’à dessiner l’indicible !

    Avec le temps

    La page a blanchi

    La trace des bonheurs

    S’est perdue

    Dans l’écriture pâlie

    Dans l’illisible des mots.

     Que l’encre fût sympathique

    L’espérer ? Utopique,

    Le passé n’existe plus.

    Il faut fermer

      Le livre des belles heures

    Sur mes derniers sanglots

    Pour y cadenasser

    mes douleurs

     


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    LASIDONIE

     


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    voici la photo mystère du 29 decembre.



    "La plus haute tâche de la tradition est de rendre au progrès la politesse qu'elle lui doit et de permettre au progrès de surgir de la tradition comme la tradition a surgi du progrès"

    Jean d'Ormesson

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    ou l'art de joindre l'utile à l'agréable  : c'était à MESSINE en Sicile.
    Je souhaite à chacun pour 2008 la même sérénité face au temps qui passe.

    LASIDONIE



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