• S'imaginer dans des mondes fantastiques...ou explorer en images le tréfonds de Soi.


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    A chacun de voir ici SON SYMBOLE


    LASIDONIE

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  •    Un très beau livre, un bel hymne à l'apprentissage de la liberté, un appel au rêve : "Jonathan le goéland"  chemine vers la lumière après bien des épreuves.

     Comme une forte envie de le suivre...



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    Si tu as vu là-bas planer le goéland

    Jonathan,

    Retiens le je t’en prie

    J’aimerai partir sur ses ailes dans le vent

    Vers les nues infinies

    Découvrir avec lui des mondes moins hostiles

    Où finit l’océan.

    Je suis en grande lassitude, ma vie, fragile !

    J’entends encore le chant

    D’une autre liberté, mon ultime voyage,

    Crois-tu, le voudra-t-il ? 

    Je serai douce, muette, porte lui ce message,

    Que vienne mon exil !

    Hélas, amie, j’ai vu filer le goéland

    L’impatient Jonathan !

     

                                                                                                                                 (14-12-07)

                                                            LASIDONIE
     

     

     


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  • L'attente est souvent vécue comme une impatience, voire une souffrance ; Paul Valéry (1871-1945) nous la présente avec délicatesse comme de doux moments, ceux que l'on colore de la tendresse, de l'amour désiré, ceux que l'on passe, coeur battant, mais serein, à guetter la progression des pas de l'être aimé.
    On peut aussi imaginer que le poète, dans le silence de l'inspiration, se laisse gagner par le charme de la muse qui se manifeste à pas comptés...



    Les Pas


    Tes pas, enfants de mon silence,

    Saintement, lentement placés,
    Vers le lit de ma vigilance
    Procèdent muets et glacés.

    Personne pure, ombre divine,
    Qu'ils sont doux, tes pas retenus !
    Dieux !… tous les dons que je devine
    Viennent à moi sur ces pieds nus !

    Si, de tes lèvres avancées,
    Tu prépares pour l'apaiser,
    A l'habitant de mes pensées
    La nourriture d'un baiser,

    Ne hâte pas cet acte tendre,
    Douceur d'être et de n'être pas,
    Car j'ai vécu de vous attendre,
    Et mon cœur n'était que vos pas.



    Paul. Valéry ("Charmes")







    LASIDONIE

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  •  
    Clore l'automne dans le midi ainsi...


    3 minutes pour : Regarder, rêver...





     


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  •  

    La tristesse m'habite, elle me colle, indéfiniement, m'a choisie comme compagne. J'avais espéré la dégoûter, la tenir à l'écart, rien à faire...

    Un poème écrit il y a plus de 2 ans, avec un certain optimisme...Depuis, ce dernier s'est perdu dans les feuilles mortes !  Et l'hiver est bien proche...



     

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      Saisons

     

    S'était emparé de ma vie, le triste automne.

    Il fallait me résigner, accepter ces jours

    Que la pâleur du soleil rendait, ô, si lourds !

    Les heures filaient dans un demain monotone.

     

     

    Qu'espérer désormais ? Occuper sa journée,

    S'activer, pour oublier la marche du temps

    Et l'espoir secret, tenace, d'un meilleur présent.

    L'hiver était à ma porte, chasser la pensée !

     

      

    J'en sentais la vive morsure sur mon visage,

    Dans tous mes doigts, plus malhabiles à écrire.

    Il obligeait mes yeux à se froncer pour lire.

    Déjà dans mon miroir, j'en devinais l'image.

     

     

    Non, non, ce n'est pas le moment ! Je sens frémir,

    S'agiter en moi une folle ardeur ; Vivre, vivre,

    Epuiser toutes les joies, courir le monde, ivre

    De la senteur des fleurs, de musique, puis partir.

     


     

    S'est répandue soudain une bouffée d'espoir :

    Chassant l'Automne, une saison inespérée,

    Bousculant l'Hiver, de la  torpeur m'a tirée !

    Brume et brouillard chagrin, ce sera pour plus tard.


    ( Juin 2005 )

    LASID ONIE


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  • 25- Page blanche (bis)

    Ce poème antérieur à la proposition de l'atelier ludique  me semble correspondre à une autre interprétation de la "page blanche" : Le blanc se charge parfois du sens des non dits. Vision amusée en acrostiche et des images inventées pour lui donner vie...




    Clin d’œil…

     

    Rêveries envoûtantes, constellées de soupirs

    Innocentes projections d’impulsifs désirs

    Emerveillent la nuit d’impossibles audaces,

    Nomades fantaisies dans un désert de glace.

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    Au sommeil de l’esprit, j’aspire !

     Décevant réveil à l’aurore du réel !

    Indifférente je me ferme au rationnel

    Rejette la lumière, trop fallacieuse, haïe

    Empanachant de gris mes espérances amies

     

    Au sommeil du jour, je conspire !

     

    Parchemins de mes nuits, fantastiques images

    Orfèvrerie, enluminure de mes pages,

    Usurpez vos droits sur la cruelle raison

    Rallumez la chandelle de la déraison !


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    Dansez pour moi fantômes d’amours oniriques

    Illusions troublantes, douces comme une musique !

    Refusez, mes pensées, le soleil exalté,

    Ecrasant pourfendeur de mes rêves aimés.

     

    Au sommeil du cœur, se réduire ?

    Rien à dire !

     

    26-10-07

    LASIDONIE


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  • Parution ancienne dans "Papier libre", une évocation de la chambre chère à son coeur.

    ******




     
      Ma chambre

     

      C’était un tout petit carré

      Ecrasé de murs épuisés

      Par l’inévitable vieillesse !

      Hommes et logis même détresse !

     

      C’était mon premier grand chez-moi

      Abri de liberté, mon toit.

      Pas hésitants d’indépendance

      A contrôler sans assistance,

     

      Pour rajeunir, donner gaieté

      Au plâtre défraîchi, usé

      Qui par mes doigts bien malhabiles

      Devint fresque aux couleurs subtiles.

     

     Du rose du bleu et puis du pers

     Vision d’arc en ciel en poster

     Pour étudiante trop amoureuse

     Du brillant d’étoiles enjôleuses.

     

    En consteller le mobilier

    Simple transfuge retapé

    Fut plaisir mêlé de hardiesse

    Créer, inventer, une ivresse !

     

    C’était mon coin de paradis

    Sombre de jour comme de nuit

    Mais lumineux de rêveries,

    De longs séjours en galaxie.


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    4-11-07

    Lasidonie


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  •  


     

    Les coloris pastel d’un soir heureux

    La voyageuse envolée d’airs joyeux

    Pourquoi faut-il sans cesse mon amie

    Qu’ils se revêtent de mélancolie ?


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    L’esprit en perpétuel désaccord,

    Comme l’instrument maladroit, distord

    De la vie la partition harmonieuse,

    Fausse note malvenue, capricieuse !

     

    Le désorchestré des plaisirs, subi,

    Plonge dans la solitude et l’ennui

    Le cœur grisé par ce qui est fumée,

    Happé par son odeur jusqu’à nausée.

     

    L’inaccessible devient étendard

    Quand les dés lancés tombent au hasard !

    L’âme trahie sur ses regrets se penche

    Se refuse au jour, dans le gris s’épanche !

     

    Et le présent se décline au passé

    Conjugue un futur idéalisé !

    « Hélas, ne comprends-tu pas, mon amie ?

    Ainsi se déguise mélancolie ! »

     

    6-11-07

    Lasidonie

     


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