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    Le temps chaque année nous emporte

    Vers un mystérieux avenir,

    L’horloge cogne à quelque porte

    Pour donner sens au devenir !

     

    Autre espérance autres projets

    Dans ce symbolique passage

    Quelques  minutes, pour dessiner

    Du  neuf, dans le noir de la page.

     

    Qu’apporteront ces mois d’après ?

    La réponse à la même époque

    Dans l’allégresse à partager

    Car nous aurons tenu le choc !

     

    Amis nous avons dit adieu

    Aux chagrins aux joies de l’année,

    Avec lumière plein les yeux

    Célébrons  la nouvelle née.


    LASIDONIE

     

     


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  •      Un curieux engin n'est-ce pas ? Un peu...iréel

    IMAGINEZ...DONNEZ VOTRE SOLUTION..la mienne dimanche prochain, le 6 janvier.


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    2 indices : Vous ne le trouverez pas en France...Je suis ...en image...un peu farçeuse !

    LASIDONIE

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    Quelle quiétude, pensait-elle ! Me voici enfin seule loin de la cohorte envahissante de mes congénères, cols-verts, poules d'eaux à bec jaunes, attirés par le pain des hommes !  Fiévreux les hommes ces temps ci comme toutes ces mouettes et pétrels qui sans cesse tournoient, s'agitent, enfin partis ! Me suffit, la nourriture du lac, nul besoin des humains ! N'est-il pas merveilleux de se laisser porter en silence par ce miroir flottant  plutôt que de se précipiter vers les rives où les promeneurs curieux attendent ? Aucun effort, simplement observer le spectacle offert par les feuillages : De vrais Narcisse, qui s'admirent dans cette glace  généreuse ! J'écoute le vent malicieux qui se plait à en déformer l'apparence  ! De troublantes arabesques naissent autour de moi,  reflets en chevelure éparpillée des frondaisons sèches ou filet écorché que je me plais à redessiner d'un coup de palme. Le soleil a cédé sa place, tout se calme, bien-être ! Pas de calendrier à honorer !

    C'est moi, la vieille oie, la sage de ces lieux, encore fière de sa rouge parure, qui vous le dit : Ici et maintenant, c'est le paradis...


    Quel sot a dit "bête comme une oie ?"



    LASIDONIE

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  •   Un deuxieme volet, de réflexion cette fois ci :



      Il se produit dans toute existence un moment, « tôt ou tard » où sans qu’on le veuille la pensée se pose sur ce que l’on a réalisé, ce qui a échoué.

    Je n’ai pas échappé à cette règle !


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      Ce que je considère comme un échec dans ma vie ---qui n’en n’a pas eu --- : l’incapacité de balayer le ''un peu tard,''trop tôt ou'' très tard.''  Pourtant depuis cette mésaventure d’enfance que j’ai évoquée dans un court récit  (voir ‘l'’horloge  et la petite fille’’ )  j'essaye d'être "à l'heure" !

    Mais Noël, la fête, allez vous dire, vous aussi, ce n'est pas l'heure pour ce genre de prose !
    Si c'était justement un temps de réflexion,  de " bilan" ?
    Je me suis rendue compte que, pour moi, il est souvent  « trop tôt, trop tard ».

    Téléphoner à des amis ? Des parents ? Tard ! Pas le moment !

    Rendre une visite ? Heure peu propice, un peu tôt.

    ***Se rendre au restaurant , à une invitation ? Pas juste à l'heure, trop tôt ! et surtout pas trop tard...

    ***Avoir une discussion lorsqu’il y a conflit ? Très, très, tard !

    ***Rattraper les choses incontrôlées, les erreurs désagréables, modifier les situations enkystées ? Beaucoup trop tard !

     
     

    Paralysie de l'horloge ou ...peur du contact !

     

    Pour beaucoup l’heure n’est jamais un souci, les rapports avec les autres sont ainsi bien plus simples !

    Pour ma part j’ai pris conscience trop tard de ce que je pouvais être –je ne peux dire « ce que je suis » tant il est difficile de se cerner-- de ce que j'aurais voulu pour mon devenir ; J’ai su trop tard ce qui fait l'unique prix de l’existence et désormais il est beaucoup trop tard pour faire en sorte de l'obtenir !

    La meilleure des épitaphes pour me résumer serait :

    '' Même toi, ô mort, tu es arrivée tard.''   

    Et ce, quelle qu’en soit la date, tôt, ou tard… 

      

    Un peu de clarté amère envers soi-même, il arrive que l’on en soit capable  :  n’avoir pas su choisir, discerner, la bonne heure.

    Comme l’a écrit Flaubert "le meilleur de la vie se passe à dire il est trop tôt, puis, il est trop tard’’.

    Le meilleur est passé, l’heure ne compte plus, la présente si peu, il est un peu tard pour l’avoir admis ! Mais pour finir sur une pirouette de clown triste--les clowns sont rarement gais : Encore un peu tôt pour un bilan final ….Et tard pour mes yeux fatigués..

     

     

    LASIDONIE

     

     

     


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     Texte que certains ont pu lire, paru en Avril dans l'atelier " Papier libre". Je le remets ici comme premier volet de mes pensées sur le temps.



    L’horloge implacable

     

     

     Pourquoi soudain cette image à la mémoire ? Quel étrange phénomène déclenche-t-il cette bouffée de sueur qui monte le long de mon visage ? Une association, deux mots, «  peur d’enfants. ». Pas de sorcières, ni de loups, dans ce flash, juste une petite fille de 8 ans, éperdue.

     

    C’était un matin  pas comme les autres, un petit bout de chemin à pied pour prendre le tramway qui devait me transporter au terminus, un autre long chemin en ville ensuite pour rejoindre l’école. Maman, occupée par ma toute petite sœur, m’avait un jour signifié que désormais j’étais assez grande pour faire le trajet seule. Avec papa, nous en avions bien balisé les étapes. J’étais à la fois fière et angoissée de me lancer dans cette aventure. Je regardai défiler les maisons sur cette longue avenue plongeant vers le centre, impressionnante déclivité que le tramway en multiples secousses franchissait dans des bruits grinçants. Brusquement un crissement aigu, quelques sursauts, panne de circuit. Nous étions encore loin de l’arrivée et il me restait un bon quart d’heure de marche supplémentaire.

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    Etre en retard ! Ma hantise,  j’allais être en retard, et mlle Lecoutre, vieille fille revêche, sèche, au chignon serré dans la nuque, allait me gronder devant toutes les autres, me punir ! Je voyais la baguette levée, je sentais le sang battre mes tempes ! Non, je ne pouvais pas attendre là. Certains voyageurs descendaient, j’en fis autant. Et sur ce long trottoir pentu, interminable, je me mis à courir, courir, pouls accéléré, une seule pensée en tête, être à l’heure ;  les jambes molles finirent par lâcher et je m’étalai de tout mon long. Comment décrire cet affolement, ce drame qui se jouait là dans ma tête d’enfant. Mes genoux étaient en sang, mes coudes râpés, je me mis à pleurer en silence. Un profond sentiment d’abandon, de solitude immense, m’étreignit mêlé à la peur tenace de ce qui se passerait à mon arrivée en classe. La concierge d’un immeuble m’avait vu, me proposa son aide pour me soigner,  ramasser mon cartable éparpillé. Dans un sanglot je ne pus que lui dire, «merci,  je me suis fait mal, je me suis fait mal, je vais être en retard » Parler, se plaindre auprès de cette femme c’était échapper à l’isolement, à l’angoisse d’une petite fille affrontant seule une situation effrayante inconnue. Cette présence, une parole de compassion, me donnèrent l’énergie pour reprendre ma course. En sueur, la gorge nouée, oubliant les brûlures de la peau arrachée, essoufflée, je dus , pour pouvoir y pénétrer, sonner à la lourde porte du pensionnat,  école stricte, à la discipline sévère. Il me fallut expliquer, debout devant les élèves, les raisons de mon retard, mais par fierté je dissimulai ma frayeur et mes blessures. J’eus droit à un sermon, mais la punition me fut épargnée.

    J’en fis le récit le soir à mes parents, tremblant d’émotion contenue, avec en pensée les sursauts du tramway, son arrêt brutal, ma chute ! Je  me couchai ensuite et je tombai dans un de mes sommeils épouvantables peuplé d’horloges, de visages austères et répressifs, de bruits métalliques,  dont je fus tiré au bout de deux heures environ par une secousse plus affreuse encore que celle du matin : Je venais de voir atterrée, l’engin, mû par un sursaut électrique, passer sous mes yeux, crissant, avalant la pente sur ses rails, s’enfoncer dans cet entonnoir de rue, emportant à folle allure les passagers. Glacée,  j’entendais, le monstre gronder,  narquois : «fallait pas descendre, idiote,  tu seras en retard, tu seras en retard ».

     

    Le tic, tac, de l’horloge est en moi...pour le dernier rendez-vous…

     

    LASIDONIE 10-04-07

     Un deuxième volet , demain, celui de la petite fille devenue adulte dans le dernier quart...d'heure de sa vie.

     


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     ( C'était un soir bien insolite, dans le midi...non loin de chez moi , au pied de la Sainte-Victoire )




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     Noël 2007, ma pensée, mon sentiment n'ont guère changé depuis 2006, je ne peux donc que remettre ici un lien vers le texte du 24 dec. dernier pour ceux qui à cette époque ne m'avaient pas encore rencontrée.

    http://lunatiquebleue.over-blog.com/archive-12-2006.html


     Mais je souhaîte à tout ceux pour lesquels ces moments ont un sens, permettent aux liens de se resserrer, de les avoir le plus joyeux possible,
     Et leur offre mon "étoile" numérique.
    J' ajoute un petit texte écrit en commentaire sur le site d'Alain Barré (dans mes liens)





    Trop, c'est trop
    Nous avons le tout

    Eux le trop peu :

    Trop peu de pouvoir

    Jamais assez d’avoir !

    Trop peu d’argent

    Jamais assez de super intendants !

    Trop peu de religion

    Jamais assez de sermons !

    Trop peu de Croyants,

    Jamais assez de pratiquants.

    Le trop convient aux uns

    Le peu convainc les autres

    D’aller quérir le tout…

    Trop, c’est trop


    SIDO

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  • Mes divagations numériques d'hier m'ont suggérée ceci :



    Je  voyage dans les abysses

    Mondes des mystères inexplorés

    Le  silence se fait complice

    Dans ma recherche de curieux secret

     

    Les incohérences de l’âme

    La perdent dans les remous argentés.

    De la refroidissante lame

    Comment résister au subtil bleuté ?

     

    J’erre dans les grottes glacées

    Que la mer ouvre à l’esprit vagabond

    Sans peur, bien trop émerveillée

    Par cette aventure restée sans nom.

     

    Je voyage dans les abysses

    Mondes des mystères toujours cachés

    A la recherche d’artifice

    Pour du Moi bien sombre faire gaîté.  

     

    21-12-07


    Lasidonie

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