•   La vision  de ces cités  d'un autre temps, de ces pans écroulés,  de la nature noircie  sous les colères de la terre, ces tableaux de désolation suscitent les pensées...Une lecture au premier...ou au second degré !


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    Mur d’incompréhension, édifié au milieu de ruines que l’on ne partage même plus, pierre à pierre fissurées ! Le vent de la colère s’y infiltre, la poussière ensevelit les vestiges d’un passé jadis coloré aux teintes fluctuantes mais agréables. La pluie de désolation versée sur les souvenirs heureux les noie, ils ne sont plus que frêles îlots dans ce délabrement progressif. Tout a vacillé, les repères ont disparu ! La fringante maison lumineuse, pleine de bruits joyeux et de rires n’est plus. Les seules paroles qui l’animent sont les échos des voix qui n’échangent plus rien, monologue terrifiant, soliloque des rancoeurs accumulées, ou retentissement de tonitruants éclairs orageux. Les quelques pierres encore debout tremblent sous ces tornades impétueuses
    .

       Spectacle affligeant d'abandon, que l'on voudrait, au plus profond des ravages causés, voir se transformer. On cherche avec espoir les débris avec lesquels rebâtir un abri moins idéal mais sécurisant. Hélas n'est pas architecte, archéologue ou maçon qui veut, on s'y essaie, si maladroitement que la solidité n'est pas au rendez-vous !


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     Recommencer, inlassablement remonter la pente comme Sisyphe? Energie qui abandonne, découragement. Un sursaut de volonté. Encore le doute : Y a-t-il réellement une once de réalité dans l'espoir d'une renaissance ? Epuisant questionnement ...


    …Après l’incendie parfois la nature se réveille.

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    D’autre fois elle n’émerge plus des cendres….Notre image !

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    LASIDONIE

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  •  Terminons cette semaine avec une illusion d'optique amusante


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     Illusion ?
    Laquelle des deux aurait raison,
    La Rue qui enserre ou étrangle,
    La mécanique qui sans pitié ferme l'angle ?
    De l'optique ?
    La réalité se fabrique
    Avec un coup d'oeil divergeant
       Selon que l'on est petit, ou devenu grand ...


    Toute resemblance avec... etc, etc...Nous ne sommes qu'à Syracuse.


    Mais une petite anecdote formelle : 3//8/8/12---3/8/8/12, : Sur qui porte le plus long vers ? !!!

    ****

    Si vous avez une légende à apposer sur ce cliché, à vos claviers...


    LASIDONIE

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  •   Un peu de brume, quelques mots..." à la japonaise"



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    Clochers effacés
    Murs tremblant dans l'eau du fleuve
    Au fil du courant


    Couleurs engrisées
    Sur des clochetons pâlis
    Brume du matin


    Miroir apaisant
    Un petit frisson humide
    Sur un arbre vert




    LASIDONIE

    Rappel : Haiku français : 5/7/5 syllabes , non rimées.

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  • Un coup de coeur pour ce texte magnifique de Leo Férré qui me va droit à l'âme, m'émeut à chaque écoute. Les thèmes, bien communs pourtant, ont ici une résonnance déchirante de par les mots les expressions et les images que la voix de Léo accentue.




    Avec le temps...
    avec le temps, va, tout s'en va
    l'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
    l'autre qu'on devinait au détour d'un regard
    entre les mots, entre les lignes et sous le fard
    d'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit

    avec le temps tout s'évanouit

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    Avec le temps...
    avec le temps, va, tout s'en va
    mêm'
    les plus chouett's souv'nirs ça t'as un' de ces gueules
    à la gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort
    le samedi soir quand la tendresse s'en va tout' seule


    Avec le temps...
    avec le temps, va, tout s'en va
    l'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
    l'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux

    pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
    devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
    avec le temps, va, tout va bien

    Avec le temps...
    avec le temps, va, tout s'en va
    on oublie les passions et l'on oublie les voix
    qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
    ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid


    Avec le temps...
    avec le temps, va, tout s'en va
    et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
    et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
    et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
    et l'on se sent floué par les années perdues- alors vraiment
    avec le temps on n'aime plus

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    Paroles et musique de Léo Ferré (1971)



                                                                   LASIDONIE


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