• Trois interrogations , trois cheminements, puis un arrêt sur image en forme de réponse...



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    Un pont sur la berge
    Vert étalé dans le bleu
    Chemin d'un espoir ?

    000

    De l'autre côté
    De l'élément origine
    Un reflet. Qui suis-je ?

    000

    Espace solitude
    Envie de  toucher le ciel
    Il tremble, pourquoi ?

    000

    Un moment de paix
    Silence des eaux miroirs
    Tout en moi respire.

    29-11-07
     
    LASIDONIE

     


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  •  

    Pour l'"Atelier ludique"
    Consigne de KILDAR : écrire sur le thème de la page blanche.

    °°°°°°


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    Devant moi la page

    Vide absolu,

    Immaculée du néant,

    Eblouissante de lumière

    Renvoyée par l’écran,

    Ecran de mes nuits blanches

    Où les mots se bousculent,

    Se mêlent, s’emmêlent

    Me fuient, me harcèlent,

    Devant moi la page

    Vierge, de pudeur écrasée

    De douleur retenue

    Emprisonnée

    Derrière l’écran du blanc

    Qui scintille, attend

    Un signe, une trace

    Qui la ferait vivre, s’animer

    De la pensée qui passe !

    Devant moi la page

     comme une image
     
    D'écume !

     

    28-11-07


    LASIDONIE 

     

     


    19 commentaires

  •  
    La nuit m'inspire ! Cette fois, sans souci métrique, selon un simple vagabondage des mots...



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    L’arbre se déhanche

    Danse, penche

    Le soleil explose

    Or rose,

    Nuages  en cadence

    S’élancent,

    La mer tient ses flots,

    Tempo !

     

    Allons,

    Valsons !

     

    La nuit flirte, patiente,

    Diamante

    Ses lampions de fête,

    Bisette

    Du soleil au soir

    Or noir

    Les paillettes sombrent

    Dans l’ombre.

     

    Allons,

    Dormons.

     

    25-11-07

    LASIDONIE

     


     


    16 commentaires

  • En relisant de la poésie ancienne, j'ai été tentée  par un  "plaisir démodé " : l'écriture d'un  Rondel. Se plier à des contraintes de versification est un exercice séduisant. En voici les règles :

    -2 quatrains,  rimes embrassées puis croisées
    - 1 quintain rimes embrassées
    - Tout en  octosyllabes sur 2 rimes
    -Un refrain issu des 2 premiers vers pour la 2eme strophe, et du premier vers pour le final.

    Ce formalisme donne à l'ensemble un petit air chantant...du XV ème siècle...


    *********



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    Photo d'un coucher de soleil ...pour les besoins du poème devenue photo de
    nuit...

     


    Entend comme la nuit est belle 

    De ses murmures susurrés, 

    Dans le lointain abandonné 

    Aux étreintes de l’immortelle. 

      La lune aux ténèbres rebelle

    Lui fait sourire d'amitié

    Entend comme la nuit est belle

    De ses murmures susurrés 

    La complainte d’un violoncelle 

    Aux longs accents atténués 

    Dans la paix de l'instant chancelle 

    S'endort en accords clairsemés

    Entend comme la nuit est belle

     

    LASIDONIE
    10-11-07


    22 commentaires


  • Détente du Week-End...


    "Un peu d'amour, c'est comme un peu de bon vin... Trop de l'un ou trop de l'autre rendent un homme malade."

    John Steinbeck, Tortilla Flat.


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    Mosaique d'une riche villa romaine en sicile

    Avoir le sens de l'équilibre, là réside la principale difficulté ...Lorsqu'on est jeune la fougue fait rarement garder la mesure, plus tard, avec le poids des années, on la perd aussi ...

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                                                         Lasidonie


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  • « Aime et publie-le ; Hais et cache-le ». Proverbe Egyptien


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    La spirale de haine, à défaut de mots, l'image


    Mais la haine n'est-elle pas le revers de l'amour ?...L'amour chanté est agréable au lecteur, il fait rêver ; La haine libérée agresse le lecteur, peut-être parce qu'elle est un reflet étouffé en lui... Selon la morale, ou la sagesse contenue dans ce proverbe il y a les beaux sentiments, nobles, à étaler, et puis ceux qui sont laids, à cacher...

    Peut-on faire du convenable avec du laid ?





    Même image. Après ...? La haine se désagrège, dévoile le coeur...

    pensive_betty_b.gif ...

    Lasidonie


    11 commentaires


  • Participation à l'atelier " d'écriture ludique " du 10 au 24 -11
    Exercice proposé par "Michel-Faux Réveur"


     

    Mots à insérer , sujet libre :

    page - annuler - travers - crépuscule - tirer - facile - ambiance - hypothèse - mésange -finesse - parallèle - absurdité - sonate - langage - puriste - fatalité - dissoudre - pyramide -caresse - victime - bâtisse - perpétuel - exécrable - hacher – cran.

      

     

    Il faisait froid, très froid, un vent glacé secouait les feuilles sans vie des palmiers, les plaquaient contre les troncs écornés aux pelures tristes, hachées. Fatalité d’un été, d’un automne très sec, les palmes couleur terre avaient été sectionnées.

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    Au travers des vitres de ma voiture garée en bord de mer, je voyais les gros rouleaux en un perpétuel va et vient se soulever, grossir, et telle une chevauchée éperdue, galoper vers la rive, s’écraser, se dissoudre parmi les gravillons et les galets. D’anonymes victimes emportées par leur violence se trouvaient projetées sur le sable, flacons, mégots, papiers, résidus des promeneurs exécrables, peu respectueux de la beauté des sites naturels. Connaissaient-ils, ces malotrus, le langage du vent, de la mer, du soleil et des orages, Appréciaient-ils la caresse  de la brise du crépuscule sur les visages enfiévrés de l’été ? Sauraient-ils seulement s’attarder sur la mésange posée sur la haie ? Quelle absurdité d’imaginer la main lâchant sans honte la canette vide sur le sable, ayant en parallèle la finesse de l’écoute, du regard qui aime ! 


    Ma pensée cheminait dans le sifflement du vent que je percevais depuis l’intérieur de l’habitacle. Mes yeux ne lâchaient pas les pyramides salées qui en un instant s’érigeaient pour  s’écrouler en rides crantées. Bâtisses éphémères, plus fragiles que celles solides, triomphantes du désert ! La main des hommes avait été plus ferme que celle de la mer déchaînée.
    Dans cette ambiance fascinante, faite de tourmente, de celle qu’on peut admirer de loin, quand on est bien à l’abri, curieusement s’éleva la voix contrastée d’un instrument : la radio transmettait la sonate pour piano de Beethoven " Clair de lune". Enchantement de la musique qui me tira de ma contemplation marine. Un autre de mes sens était sollicité et je me laissais aller toute entière aux vibrations intérieures qu’il suscitait. C’était facile d’annuler toutes les idées qui fourmillent quand l’esprit baguenaude, il suffisait de fermer les yeux et d’ouvrir son cœur pour rentrer en communion avec les interprètes, imaginer les émotions du compositeur. Je ne suis qu’une béotienne, peu apte à juger en puriste de la qualité de telle ou telle grande formation musicale, mais là, en cet instant, ce fût fabuleux. Peut-être était-ce dû au contraste entre le furieux des éléments à l’extérieur, et dans mon cocon de métal, les sonorités mélancoliques du piano qui les accompagnait. Hypothèse d’un esprit rêveur ! La vitre un instant baissée me renvoya des odeurs indéfinies d’eau salée, d’algues humides, d’iode. La page du livre apporté était restée inerte sur le siège passager, inutile. Dans mes narines, à mes oreilles, sous mes yeux, là était le rêve…
                                                                                                                        

     

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    15-11-07

    LASIDONIE

    15 commentaires

  •      
               Un arrêt sur image , un arrêt  du regard, frappé  par  ces correspondances  que la nature offre parfois, transcription d'un  état d'âme, d'une perception !  Baudelaire  les a , bien avant moi, comprises...

    " La nature est un temple où de vivants piliers
     Laissent parfois sortir de confuses paroles
        L'homme y passe à travers des forêts de symboles
     Qui l'observent avec des regards familiers"

    Il est présomptueux après lui, d'exprimer la pensée qui s'inscrit dans cette photo ! Celle-ci me correspond , non par goût de la tristesse, mais par adéquation à ce moment présent.



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    Feuille bien déssêchée, vieillie, de roux parée
    Si proche de la mort !
    Tremble, au vent froid du sort,
    Insoutenable désir de vie attardée !
      


    Destinée je défie !

    Le frêle rameau ploie, mais soutient, accompagne
    Vers le ciel son élan
    Et le fruit, qui attend.
    Grappillon oublié, que le souffle t’épargne !
       


    Destinée je supplie.

    Les grains petits, racornis, les mains les exilent,
    D’autres ont été cueillis
    Et leur cœur en sourit.
    Fruit et feuille bientôt ne seront plus, inutiles !

    Destinée ne m'oublie !

     

    LASIDONIE


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