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    A. Rimbaud

    "Un soir j'ai assis la beauté sur mes genoux et je l'ai trouvée amère".

     

     

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     "Le rossignol qui du haut d'une branche, se regarde dedans croit être tombé dans la rivière. Il est au sommet d'un chêne et toutefois il a peur de se noyer".

    " Cyrano de bergerac". E. Rostand

     

     

     

     

    J'aime cet endroit voisin, en cette saison : un  petit ilot  relié  aux terres par un petit pont sur un étroit chenal ; la mer aux abords y est lagune. A la tombée du jour les quelques rares promeneurs viennent y goûter le calme, à peine troublé par les vols furtifs des oiseaux nombreux à venir s'y poser. Le soleil se couche derrière l'écran de verdure dont les reflets dans l'eau prennent des tons trés doux, mauves, rosés.

     Beauté, isolement, solitude...Rimbaud m'accompagne...

     Un pincement d'angoisse, le rossignol de Rostand s'est posé sur moi...

     

     

    Lasidonie

     

     

     

     

     

     

     


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    Une année s'est enfuie, une autre a pris la place, en reste çà et là pour quelques heures, quelques jours, des signaux tenaces...

     

     

     

     

    Arbre bleu 

     Magie de la fête  

     Cristaux lumineux  

     Scintillement de paillettes  

     Enchantement pour un soir  

     A l’approche de minuit  

     Infinis miroirs.  

     Féerie   

     

     

     

    Arbre bleu  

     Ultime vestige  

     Trop majestueux  

     D’autres nuits sans prestige  

     Témoin muet à l'aurore

     Lassé d’éclairer encore  

     Même sous la pluie.  

     Sans répit. 

      

     Arbre bleu  

     Oh, mirage, 

     Voici mon image  

     Qui apparaît peu à peu.

     

     

     

     

     

     

                                                          

     

     

                                                                    Lasidonie 

     

     

     

     

     


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  • L'ennemi

    Il est de ces matins angoissants

    où le grand ennemi redoutable et redouté vous assaille ;

    Il s’empare de vous subrepticement,

    vous enserre dans ses tenailles

    Image Hosted by ImageShack.uset vous étreint le cœur jusqu’à le rendre tumultueux  

    On aimerait tant le chasser, ou le fuir loin, ce monstre ravageur.

    On cherche une présence rassurante, un abri chaleureux

    pour respirer calmement , libérer sa peur.

    Le salut ne tient qu’à un fil,

    une voix, un mot. On guette, on espère, fébrile,

    angoissé.

    Mais ce fil fragile, Ariane n’est pas toujours présente

    pour vous le tendre et vous guider.

    Elle s’éclipse souvent, absente

    tellement sollicitée par d’autres âmes à sauver !

    Chacun son tour. On reste là ,

    avec devant soi

    qui se multiplient, des corridors noirs .

    On ne sait plus lequel prendre , que faire

    pour rejoindre la lumière,

    cette lumière qui n’est plus que souvenirs de desespoir

    Le monstre vous talonne, s’agrippe à vous,

    tisse un cocon de terreur de plus en plus serré.

    On est semblable à ces écheveaux embrouillés :

    impossible de retrouver l'invisible bout

    indispensable au dés-enchevêtrement

    libération du coeur haletant !

     Ariane m’aideras-tu à sortir des ténèbres ?

    Ariane ne répond pas alors je me tourne vers la mer,

    la mer immuable toujours présente,

    accueillante,

    prête à recevoir aujourd'hui mon encre d' écume

    Larmes noyées dans l'océan des brumes. 

     

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    Et je m'en retourne pacifiée

    l'esprit lavé

    par les perles des vagues, goutelettes

    que les rouleaux me projettent

    comme une dernière trace blanchie

    du monstre qu'ils ont englouti.

                

    LASIDONIE


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     APPARITION

    La lune s'attristait. Des séraphins en pleurs  

    Rêvant, l'archet aux doigts, dans le calme des fleurs  

    Vaporeuses, tiraient de mourantes violes  

    De blancs sanglots glissant sur l'azur des corolles.



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    C'était le jour béni de ton premier baiser.

    Ma songerie aimant à me martyriser  

    S'enivrait savamment du parfum de tristesse  

    Que même sans regret et sans déboire laisse  

     

     

    La cueillaison d'un Rêve au coeur qui l'a cueilli.  

    J'errais donc, l'oeil rivé sur le pavé vieilli  

    Quand avec du soleil aux cheveux, dans la rue  

    Et dans le soir, tu m'es en riant apparue  

     

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    Et j'ai cru voir la fée au chapeau de clarté  

    Qui jadis sur mes beaux sommeils d'enfant gâté  

    Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées  

    Neiger de blancs bouquets d'étoiles parfumées.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    S. MALLARME

                            LASIDONIE

     


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      Il y a parfois dans la vie de tous petits instants, quelques minutes où l'esprit soudain se fige sur des  gestes anodins du quotidien, réels ou imaginés...

     

     

    J’imagine des vagues et leur reflet  

    Dans l’ondulation de ta chevelure   

    Et la mer dans l’étouffé d’un murmure   

    S’en viendrait à mes pieds les déposer.   

    Offrande discrète, bonheur d’un regard   

    Aventure de mes doigts au hasard…   

    Ne ris pas, écoute comme mon cœur   

    D’une caresse en frémit de douceur !   

     

    Viens, rêvons, goûtons l’heure...

     

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                                                                     Lasidonie

     

     

     

     


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    Un peu d'humour dans l'association- image texte... pour surprendre , camoufler la tendresse ou la faire parler ?


     

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    Les caresses des yeux
     
    Les caresses des yeux sont les plus adorables ;
    Elles apportent l'âme  aux limites de l'être,
    Et livrent des secrets autrement ineffables,
    Dans  lesquels seul le fond du cœur peut apparaître.
     
    Les baisers les plus purs sont grossiers auprès d'elles ;
    Leur langage  est plus fort que toutes les paroles ;
    Rien n'exprime que lui les choses  immortelles
    Qui passent par instants dans nos êtres frivoles.
     
    Lorsque l'âge a vieilli la bouche et le sourire
    Dont le pli lentement  s'est comblé de tristesses,
    Elles gardent encor leur limpide tendresse ;
     
    Faites pour consoler, enivrer et séduire,
    Elles ont les douceurs, les  ardeurs et les charmes !
    Et quelle autre caresse a traversé des larmes ? 

     

      

     


    Auguste Angellier (1848-1911)


     

        

                                            LASIDONIE



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  • Commençons l'année avec la mer


      Un jour nouveau s'est installé sur les lampions éteints de la fête, Il nous faut regarder droit devant

    tenir le gouvernail, pour trouver une route sereine...

     

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    Je vous emmène dans une petite échappée maritime

    pour dénouer les noeuds du dernier jour de l'année


     

    Et j'ai choisi la mer, car elle  est apaisement , mère originelle, notre source


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      elle sait revêtir ses plus belles parures quand elle épouse le soleil



     Puis  ce premier jour s'éteindra lui aussi, dans la splendeur d'un couchant,

     prémice des bonheurs souhaités...


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       Aujourd'hui mon 10.000ème visiteur depuis la mi-juillet,  s'est baladé en mer vers 10h.

    Un grand merci à  à vous tous.


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