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      Un bel aprés-midi de fin d'automne, j'ai dirigé mes pas vers ce hâvre de tranquillité..

     

     

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    La tiédeur de l’air réjouit l’hiver   

    Que la  lumière d’azur éblouit,   

    Les flots calmes, ont apaisé leur colère.   

    Me voici Barque immobile légère,   

    Maintenue sur l’avancée de la vie   

    Par une corde vieillie qui m’enserre.    

     

     

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    Je goûte un instant ce lien si fragile  

    Dans la sérénité d’un port d’attache 

    Abri temporaire, prison très subtile !  

    Compagnes d’un jour, captives inutiles 

    Enivrées d’un reflet que rien ne gâche  

    Vous voilà insouciantes, heureuses, dociles !   

     

     

    Qu’adviendra-t-il demain sur l’océan ?

    Qu’importe semblent elles me dire en riant !

     

     

     

     

                                                                       Lasidonie


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    Une histoire...

    Amour, bises, chaînes et distances, de l'enthousiasme de l'energie mais le gris de l'horizon, l'ignorance des joies et un kaleidoscope de langueur, de mutisme, la naissance d'une oasis puis la pénombre, dans l'air des soupirs, une tentative d'unisson, des voix sans Wagner ni Xénophon, un yo-yo avant d'atteindre, peut-être, le ZEN...

    ABECEDAIRE  

     A comme cet amour que je n'ai pu donner  

    B comme ces bises timides retenues  

    C comme la chaîne que je n'ai pu briser  

    D, les distances bien longues non parcourues  

     

     

    E c'est ton enthousiasme, l'énergie déployée  

    F c'est ta faconde, ou les flammes de tes rêves  

    G,  le gris  des souvenirs, l'atteinte passée  

    H c'est ton horizon qui jamais ne s'achève 

     

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     I, mon ignorance des douleurs de la vie  

    J, mes joies incomplètes, brouillées et éphémères  

    K, mon kaléidoscope de l'infini  

    L, cette langueur qui me terrasse, trop amère  

     

     

    M comme le mutisme qui s'est installé  

    N, une naissance d'amitié avortée  

    O comme l'oasis dont tu m'as éloignée 

    P,  la pénombre de mon esprit embrumé.  

     

     

    Q, la question lancinante, restée sans réponse  

    R comme  un air de ressemblance, sans importance  

    S comme les soupirs devant l'indifférence  

    T, la tentative pour croire au «  je renonce »  

     

     

    U ce serait l'unisson parfait de nos chants  

    V comme nos voix qui se seraient accordées  

    Le W de Wagner ferait triompher l'instant 

    L'X,  de Xénophon, pour agiter nos soirées .   

     

    Mais  

     

    Y comme le Yo-yo de mes jours d'espérance   

    Z  le Zéro du néant,  du vide, de l'absence   

     

    Ou bien  

     

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    Y c'est l'Y des contes : « Il y avait, on dit,   

    Le Z, Zen de la sagesse », chemin de l'oubli ?

     

     

    LASIDONIE

     

     

     

     

     

     

      


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  •  Joan Baez

     

     

     «  Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître »...

    Petit bout de chanson qui trotte et par une bizarrerie de l’esprit  surgit l’image d’un livre vieilli,  que j'avais étudié autrefois, de Mme de Lafayette, « la princesse de Clèves »

    Qui connaît aujourd’hui ce roman désuet du 17eme ! En écrivant ce qui suit il y a quelques mois je ne pensais pas qu'il serait d'actualité !

     Pour la petite histoire, Mr Sarkozy  a trouvé stupide , dans des termes qui lui ressemblent, que ce roman figure dans une épreuve d'examen ( voir lien dans l' article qui suit plus bas) !

     

    Son thème en est éternel : Amour impossible, dissimulation, fausses apparences, lois inexorables d’une société, auxquelles on doit se conformer. L’héroïne brave les règles pour laisser s’exprimer des sentiments vrais : elle doit en payer le prix .

     

     Les temps ont changé mais se débarrasser des faux semblants, être en accord avec soi-même, quels que soient l’époque ou le modèle social, c’est prendre des risques. Il est tentant de rentrer dans le moule, se conformer à ce que les traditions imposent ou imposaient résumé par ce que l’on appelait «  se ranger ». De nos jours, " faire comme tout le monde",  jeans, guirlandes, flon flon, exemples mineurs mais combien d'autres plus sérieux !  Pensons aux jeune filles surveillées par leurs frères, contraintes de cacher, de fuir parfois pour un amour non conforme..

     

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    Ainsi   l’illusion du vrai est maintenue par des faux semblants. Un jour le rideau du théâtre se déchire, l’envers du décor apparaît, et ses chimères.

     

     

     

     

    Chimère, l’amour partagé : l'un aime toujours plus que l'autre et en souffre.  

    Chimère, l’espoir d’une vie sereine, dans la complicité, 2 couples sur 3 se séparent.

    Apparence  le refuge souhaité  dans l'affection des enfants ou petits-enfants qui s'éloignent  pour faire leur vie, évolution indispensable.

    Chimère, une amitié, dans laquelle on  se projette et de laquelle on attend trop .

    Apparence enfin, le bonheur dans la solitude. Rien n'est plus angoissant que la vraie solitude !

     

      Ce constat, nécessaire, permet de voir plus clair, au-delà du paravent et consciemment on en vient à « cacher » sans cesse, cacher pour ne pas faire de peine, cacher parce que les circonstances, la morale l’exigent, dissimuler des sentiments, souffrir de devoir se taire ou d’oser dire, parce que le cœur déborde ou pour briser le carcan, angoisse,  regrets d'avoir dit, La princesse de Clèves n'est pas si loin que cela... 


    « Vivre c’est voir ce qui est devant soi, et pas regarder ce qui manque » !

     

     Dernière réplique d’un film récent , appel au " balayage" de ce qui ne peut plus être et à L'ACCEPTATION de  ce qu’il y a devant. Pour l'esprit positif., la minute qui suit c'est déjà un "Devant" ! Et le scientifique (E. Renan) dira  que" rien de grand ne se fait sans chimères !"

     

     

     

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    AlorsAcceptation, Résignation, Vivre COMME SI...est-cela la  Sagesse ?

     

     LASIDONIE

    lire article qui suit, édifiant...

     

     

     


    21 commentaires
  • "L'autre jour, je m'amusais, on s'amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d'attaché d'administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d'interroger les concurrents sur la Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu'elle pensait de la Princesse de Clèves... Imaginez un peu le spectacle "
    N. SARKOZY

     adresse  :
    http://www.liberation.fr/rebonds/218279.FR.php?mode=PRINTERFRIENDLY

    Lire l' Article de christine Lapostolle, enseignante,  :  " la princesse de Clèves au kärcher ",  en réaction aux propos ci dessus.

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    La flamme de Noël, et flamme de la culture !!


    Image Hosted by ImageShack.usCette lumière de Noël est transmise depuis le blog de Nadine de Trans, à charge pour vous d'en faire autant en la copiant.

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  • Un peu de fatigue ; L'éphémère, je le vois partout, les chimères, aussi ! ce sera dans un autre article...

    Cette roue sur laquelle nous tournons
    est pareille à une lanterne magique.

    Le soleil est la lampe;

    Le monde l'écran ;

    nous sommes les images qui passent.

    OMAR KAHYAM

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    LASIDONIE


    14 commentaires
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       Dimanche fait pour l'évasion, rien d'autre, mes pensées seront pour demain... 

     

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      Le  sombre bouillonnement de l'écume

        Brasse,  tord, déploie la vague des pensées

    Que les douloureux souvenirs embrument

    Jusqu'à l'extrème délire insensé ! 


     Comme l'onde qui déferle en un sourd fracas

    Pour se perdre apaisée sur la plage déserte

    Mon esprit tourmenté sonne le glas

    Des regrets qui déchirent  en pure perte  

     

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    La mer efface sur le sable les blessures

    Recouvre les plaies des anciennes meurtrissures.

    L'écume me parle, je l'entends, mes yeux s'eclairent :

    " Vois je suis l'éphémère, tout est chimère !"

     

     

    LASIDONIE

     Je dirai, demain, mes chimères


    25 commentaires
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     Partir c'est "mourir un peu", voir partir c'est laisser vivre.

     

     

     

     

     

    L'inconnu

     

    Où veux-tu m'emmener ?   

    Le froid  miroitement de l'onde   

    Me cache ces terres inconnues   

    Que le soleil inonde.  

    Elles oscillent, chatoiement ocré,   

    Halte tant attendue !   

    Où veux-tu m'emmener ?   

    Si long est le voyage   

    Me voilà épuisée   

    Et lassée de ce jeu,   

    De ces rêves d'or et de feu   

     Dans lesquels je naufrage.   

    Ce ne sont que mirages !   

    Va, mon ami, les flots te portent,   

    Sois sans crainte je serai forte.   

    Je te regarderai   

    T'éloigner, peu à peu,   

    Heureux !

     

     

     

     

    LASIDONIE

     


    15 commentaires
  • Nous avons choisi en utilisant le journal numérique de "parler", De laisser glisser entre les mots nos désirs, nos regrets, nos bonheurs, nos tristesses...Chacun DIT, par l'image, le mot , un peu de lui-même.

    Vous êtes vous posé la question du pourquoi  parler?

     

     ou Pourquoi se taire  et, ce faisant, parler aussi?

     

     

     

     

    Geo NORGE le voit ainsi avec humour


    BÂILLON

    Image Hosted by ImageShack.usJe parle à tort et à travers.
    Je parle à travers et à tort

    Et je chanterai vif ou mort
    En rouge, en noir, en prose, en vers.


     

    C'est pour chasser le vol des mouches

    Ou bien, c'est pour mieux vous mentir
    et mettre un baillon sur la bouche
    d'un silence qui va tout dire

     

     

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    GEO NORGE- "Poesies" (1923)

     

    Poète belge francophone, mort en 1990, plusieurs fois lauréat de prix littéraires et de poésies, il vécut entre autre à St PAUL DE VENCE.

    Lasidonie

     

    Photos du cloitre de l'archevêché de NARBONNE, silence et paroles muettes...


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